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Des italiens étudient attentivement des cartes en 1941
Épisode 3 :

Les ravages de la crise espagnole

58 min
À retrouver dans l'émission

Malgré des mesures sanitaires très strictes, l'épidémie reprend en Espagne. A cette crise s'en ajoute une autre, économique, caractérisée par un très fort niveau d'endettement et un chômage important.

Un manifestant demande l'extension du chômage partiel lors d'une manifestation le9 septembre
Un manifestant demande l'extension du chômage partiel lors d'une manifestation le9 septembre Crédits : GABRIEL BOUYS - AFP

C'est le dernier épisode de notre tournée des économies européennes. Après avoir examiné les plans de sortie de crise du Royaume-Uni et de la Pologne, nous prenons à présent le chemin de l’Espagne, l’un des pays les plus endeuillés par la pandémie. Le royaume connaît aujourd’hui le plus fort taux de contamination en Europe, une hausse spectaculaire qui risque d’entraver la reprise. Selon le quotidien El Pais, l’Espagne a subi “le plus gros choc économique depuis la guerre civile" de 1936. 

Comment le pays, frappé de plein fouet par la crise financière de 2008, va-t-il traverser cette nouvelle tempête ? C'est la question à laquelle nous allons tenter de répondre avec notre invité d'aujourd'hui, Jésus Castillo, économiste spécialiste de l'Europe du Sud et de la zone euro chez Natixis.

Si l’on compare le système de santé espagnole et celui que nous connaissons en France, on constate que c’est un système plus fragile, moins bien doté en structures et en personnel. À cela il faut ajouter la gestion administrative de la santé en Espagne qui est extrêmement décentralisée : cette compétence est du ressort des régions, ce qui explique partie pourquoi il n’y a pas eu une gestion uniforme de la crise. - Jésus Castillo

Quand on compare les quatre grands pays de la zone euro - France, Allemagne, Italie, Espagne - l’Espagne est effectivement le pays qui voit son PIB reculer le plus fortement au deuxième trimestre. Il y a eu une chute de 18% par rapport au trimestre précédent - c’est un cinquième du PIB de l’année. C’est un choc inédit, une récession d’une profondeur et d’une violence qu’on n’a pas vue depuis la guerre civile de 1936. - Jésus Castillo

Chroniques
14H54
6 min
Le Journal de l'éco
La jeunesse : "Money to burn" ?
Intervenants
  • économiste spécialiste de l'Europe du Sud et de la zone euro chez Natixis
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