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Bal du moulin de la Galette, 1876, huile sur toile, musée d'Orsay
Épisode 1 :

Arsène Lupin : effraction chez les bourgeois

58 min
À retrouver dans l'émission

Entre les guerres de 1870 et de 1914, alors que la bourgeoisie française est prospère et oisive comme jamais, une silhouette passe discrètement sur toits des beaux quartiers de Paris. C'est Arsène Lupin, le gentleman cambrioleur, avec qui nous passons une heure pour découvrir ce monde luxueux.

Affiche pour une pièce de théâtre sur Arsène Lupin, co-écrite par Francis de Croisset et Maurice Leblanc
Affiche pour une pièce de théâtre sur Arsène Lupin, co-écrite par Francis de Croisset et Maurice Leblanc Crédits : Archives de l'Association des Amis d'Arsène Lupin

C’était il y a un siècle, une éternité, une époque prospère qui voit déambuler les belles dames sur les grands boulevards. Les riches n’ont jamais été aussi riches beaux et oisifs, ni les pauvres aussi pauvres d’ailleurs, mais tout le monde a foi dans le progrès et la modernité : c’est la Belle époque. 

Belle Époque, vraiment ? Cette expression s'est imposée en 1940 pour qualifier avec un soupçon de nostalgie les dernières années du XIXe siècle et les quatorze premières du XXe, avant qu'éclate la Première Guerre mondiale. L'époque mérite-t-elle son nom ? Sans doute si l'on considère l'effervescence artistique, intellectuelle et scientifique qui agite le pays et, dans des proportions diverses, le reste de l'Europe. 

Car la prospérité économique règne bien qu’une faible natalité commence à poser des problèmes dans les campagnes et les usines où l’on manque de mains. L’empire colonial français, lui, atteint son apogée. Le sentiment patriotique domine, nourri par le désir de venger la défaite de 1870 et les confrontations récurrentes avec les autres grandes puissances à propos des affaires coloniales. Sur le plan scientifique et technique, la France est à la pointe des découvertes modernes dans l’automobile, l’aviation, la photographie et le cinéma. C’est aussi le moment où Paris apparaît comme la capitale du monde. La culture y est effervescente, symbolisée par l’Exposition universelle de 1900 et le Sacre du Printemps de 1913.

Dans les années de la Belle Époque, il y a tout un monde qui vit dans la mondanité, dans l’opulence. C’est ce que dépeint Arsène Lupin. - Manuel Charpy

Cette opulence en tout profite principalement aux bourgeois, qu’ils soient aristocrates, “de la haute” ou nouveaux bourgeois. Tous se vautrent dans le confort du progrès, accourent voir les créations artistiques et voyagent beaucoup. Cette classe de loisir, forte d'un million de personnes environ sur 40 millions d'habitants, qui jouit de ses consommations, reste malgré tout sur ses gardes, minée par la crainte d’être la prochaine victime d’une escroquerie et d’être tournée en ridicule. C’est là qu’entre en scène le cambrioleur-gentleman le plus célèbre de la Belle époque : Arsène Lupin.

Arsène Lupin est la représentation de l’esprit français tel qu’on pouvait l’imaginer à la Belle Époque : pétillant et plein de vie. - Pierre-Antoine Dumarquez

Avec lui, nous allons entrer par effraction dans les fastueux appartements bourgeois, afin de découvrir la riche bourgeoisie évoluant dans cette période historique qui lui réussit si bien. Nous serons accompagnés de deux spécialistes de cette époque, Pierre-Antoine Dumarquez, président d’honneur de l’Association  des Amis d’Arsène Lupin et Manuel Charpy, chargé de recherches au CNRS, spécialiste de l’histoire de la culture matérielle et de la consommation.

Références sonores

  • Documentaire de Nicole Vedrès «  Paris 1900 » et Dominique Kalifa dans « Concordance des temps » le 17 mars 2018
  • Lecture « La moralité d’Arsène Lupin » de Maurice Leblanc par Anne Criss dans « Lieux de mémoire » sur France Culture en 1999
  • Extrait du film « Arsène Lupin » de Jean-Paul Salomé
  • Extrait des « Aventures d’Arsène Lupin », fiction diffusée le 12 février 1960 sur France Culture
  • Extrait d'une adaptation de L'Aiguille creuse (épisode 5), d'après l'œuvre de Maurice Leblanc, par Jean Marcillac en 1961 sur France Culture
  • Lecture «  De superman au surhomme » de Umberto Eco, lu par Tiphaine de Rocquigny sur tapis musical « Rhapsodie pour clarinette et orchestre » de Trojahn

Références musicales

  • Tel est Arsène Lupin, extrait d'une opérette chantée par René Koval
  • God's chariots, Oklou
Chroniques
14H54
5 min
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Intervenants
  • chargé de recherches au CNRS, spécialiste de l’histoire de la culture matérielle et de la consommation
  • Président de l'Association des Amis d'Arsène Lupin
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