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Armes, argent et drogues, trois éléments récurrents dans l'économie criminelle
Épisode 1 :

Les mafias dans la mondialisation

58 min
À retrouver dans l'émission

Insérées dans le commerce à l'échelle planétaire, elles sont la face cachée d’un système économique mondialisé. Et si les organisations mafieuses étaient des multinationales comme les autres ?

Lucky Luciano, chef de la mafia new-yorkaise, sortant d'un tribunal entouré de ses complices en 1936
Lucky Luciano, chef de la mafia new-yorkaise, sortant d'un tribunal entouré de ses complices en 1936 Crédits : Bettmann - Getty

Le terme "mafia" est apparu en Sicile à la fin du XIXème siècle. Présent pour la première fois dans un rapport du préfet de Palerme en 1865, le mot désigne dès cette époque une organisation criminelle. Aujourd'hui, la présence de la criminalité mafieuse est attestée dans de multiples trafics à l’échelle planétaire, de la fabrication au commerce de stupéfiants, en passant par la contrefaçon, la contrebande, la traite des êtres humains sous diverses formes, mais aussi le trafic d’armes et la criminalité environnementale. Insérées dans le commerce à l'échelle planétaire, elles sont la face cachée d’un système économique mondialisé.

On estime qu’environ 3% des marchandises qui entrent dans les ports européens sont contrôlés. – Clotilde Champeyrache

La massification des flux, notamment des flux de marchandises, et leur internationalisation facilitée par l’ouverture des frontières économiques offrent des opportunités nouvelles en termes de volume de production, de possibilités de débouchés et de perspectives de gains. Ces opportunités s’adressent naturellement à la sphère des activités légales, mais rien n’empêche les criminels et les activités illégales de les exploiter également. La mondialisation des échanges permet de mettre en relation une offre et une demande non plus sur un seul marché national restreint, mais à une échelle beaucoup plus large. Ce qui permet de produire en plus grande quantité pour des consommateurs potentiellement plus nombreux. 

L’argent criminel est dangereux par son volume, mais surtout par sa capacité à pénétrer l’économie légale. - Bertrand Monnet

En tête des marchés mondiaux de biens et de services illégaux, on retrouve le trafic de stupéfiants, toutes sortes confondues : opiacés, dérivés de la cocaïne, cannabis et drogue de synthèse. On considère que pour le narcotrafic, le marché est contrôlé par un oligopole d’une douzaine d’acteurs transnationaux parmi lesquels les cartels d'Amérique latine, les mafias italiennes, la criminalité organisée étasunienne, ou encore les yakuzas japonais. Si les mafias n’ont pas le monopole sur les trafics illégaux mondiaux, on voit néanmoins qu'elles sont des actrices majeures d'un marché qui s'étend aux quatre coins de la planète. Et si les organisations mafieuses étaient des multinationales comme les autres ? 

Pour voir plus clair dans son monde d'opacité, nous avons fait appel à Clotilde Champeyrache, maîtresse de conférences en économie à l’Université Paris 8 et enseignante au Centre national d'Arts et Métiers et Bertrand Monnet, professeur à l’EDHEC et titulaire de la chaire management des risques criminels.

Chroniques
14H54
4 min
Le Journal de l'éco
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Intervenants
  • Economiste, spécialiste de la mafia. Maîtresse de conférences habilitée à diriger des recherches (HDR) au Cnam criminologie
  • professeur à l’EDHEC et titulaire de la chaire management des risques criminels
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