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Ouvriers travaillant dans l'aciérie de Wuhan en Chine, le 7 septembre 1963.
Épisode 2 :

Jia Zhang Ke ou les mirages de l’enrichissement

59 min
À retrouver dans l'émission

Grâce à l'œuvre de Jia Zhang Ke, cinéaste chinois qui a obtenu le Lion d'or à la Mostra de Venise en 2006, nous découvrons les transformations économiques qui ont eu lieu en Chine au lendemain de la mort de Mao, avec l'ouverture économique et des basculements politico-culturels.

La privatisation des industries, qui s'opère à partir de 1978 en Chine, est une des préoccupations majeures de l'œuvre de Jia Zhang Ke.
La privatisation des industries, qui s'opère à partir de 1978 en Chine, est une des préoccupations majeures de l'œuvre de Jia Zhang Ke. Crédits : Keystone-France - Getty

La mort de Mao Zedong en 1976 annonce un changement de cap pour la Chine. Le nouvel homme fort, Deng Xiaoping, lance en 1978 un programme de modernisation économique et d’ouverture aux investissements étrangers, sans changer la nature autoritaire du système politique. Le libéralisme "occidental", victorieux de sa confrontation avec le monde communiste, effectue son retour. 

En 1978, Deng Xiaoping ouvre le pays et donne à tout le monde la capacité de se lancer dans les affaires. À partir de ce moment-là, énormément de gens vont récupérer des entreprises qui existaient, à travers desquelles ils vont eux-mêmes créer des entreprises privées et se développer. Au début c’est un petit peu anarchique ; les années 1990 c’est un peu le Far West du business. - Alain Wang

Au début des années 2000, l’essentiel de l’idéologie maoïste en matière économique et sociale a été balayé, provoquant des bouleversements profonds dans la société. C’est ce que nous allons voir à travers le prisme du cinéma de Jia Zhang Ke. Un mineur en révolte contre la corruption, un entrepreneur devenu un milliardaire sans pitié, un travailleur migrant qui se transforme en tireur fou… Voilà quelques-uns des personnages qui peuplent les films du cinéaste. C’est une Chine en pleine mutation que sa caméra s’attache à dépeindre, avec une attention particulière accordée aux nouveaux riches.

En effet, à travers l’ensemble de ses films, le cinéaste propose un état des lieux de la Chine contemporaine, du début des années 1980 à nos jours. Il s’attache à dresser le portrait d’un pays en pleine transformation politique, économique et culturelle, qui sert de toile de fond aux récits. Jia Zhang Ke s’efforce de saisir un monde en train de disparaître, un pays engagé dans une course au profit qui laisse beaucoup de monde sur le bord de la route. D’où son pessimisme et l’absence d’horizon pour la plupart des personnages.

Jia Zhang Ke a été connu en France avant de l’être en Chine. Et pour cause : il a été le représentant du cinéma indépendant, c’est-à-dire celui qui se développe au-delà des structures officielles. - Luisa Prudentino

Pour mieux comprendre cette période charnière dans l'histoire de la Chine et pour nous faire découvrir l'œuvre cinématographique de Jia Zhang Ke, nous avons fait appelle à Luisa Prudentino, professeur à l'Inalco et à l’université d’Artois et à Sciences Po Paris, spécialiste du cinéma chinois et Alain Wang, sinologue, enseignant à l'École centrale Paris et à l'Institut français de la mode.

Chroniques
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Bibliographie

Intervenants
  • professeur à l'Inalco, spécialiste du cinéma chinois.
  • sinologue, enseignant à l'École centrale Paris
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