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Épisode 3 :

Le mythe du Grand Soir

58 min
À retrouver dans l'émission

Alors que le taux de syndicalisation est à un niveau particulièrement faible et que les manifestations demeurent le mode privilégié de revendication, que reste-t-il du mythe du Grand soir ? "Gilets jaunes", réforme des retraites… Sont-ils nourris par les mêmes références ?

au tournant du 20e siècle, le développement de l’idée de “Grand Soir” rencontre l’idée de grève générale. Le terme appartient au lexique des luttes et de l’anarchisme de la Belle Époque.
au tournant du 20e siècle, le développement de l’idée de “Grand Soir” rencontre l’idée de grève générale. Le terme appartient au lexique des luttes et de l’anarchisme de la Belle Époque. Crédits : Getty

Nous achevons notre série consacrée à la grève au lendemain de la grande mobilisation qui a paralysé une partie du pays hier. Entre 800 000 et 1,5 millions de personnes sont descendues dans les rues. Une fronde sociale qui fait ressurgir chez certains l’espoir d’un renversement de l’ordre établi. Des rêves de Grand Soir qui peuplent les imaginaires depuis l’invention de la grève générale… Comme l’écrit l’historienne Michelle Perrot, « il a fallu mai 68 pour nous rappeler un bref moment que la grève peut être autre chose qu’un scénario économique bien conduit mais explosion de désirs latents, de rêves refoulés, libération du geste et de la parole, fête du peuple assemblé ».

On peut dater l'idée de grève générale des années 1880, c'est le moment où apparaît d 'ailleurs l'expression de Grand Soir dans les courants notamment libertaires. Il s'agit d'abord d'une grève dans les secteurs ouvriers, miniers. C'est à la fois un mélange de révolte sociale et économique et de soulèvement politique avec l'idée qu'il s'agit de bloquer l'économie, comme une arme décisive pour le monde du travail dont le rapport de force est si souvent défavorable à l'ouvrier. - Ludivine Bantigny 

Références sonores : 

En mai 1968, il y a eu une grande terreur des classes dominantes, plus largement de ceux qui avaient intérêt à la préservation du système et puis c'était une remise en cause du Général de Gaulle. La survenue de ce mouvement qui n'était anticipé par absolument personne, rendait illisible la situation. On avait l'impression que les classes populaires s'étaient équipées en frigo et en voiture et qu'à partir de là sa Majesté la République pouvait avoir de beaux jours devant elle. Et tout d'un coup arrivent des aspirations, l'exposé de ces frustrations, de ces attentes.  - Jean-Marie Pernot

Musiques  : 

Intervenants
  • Maître de conférences en histoire contemporaine à l'Université de Rouen, chercheuse au Centre d'histoire de Sciences Po, membre de la rédaction de Vingtième Siècle
  • politologue, chercheur à l'Institut de Recherches Economiques et Sociales (Ires)
L'équipe
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Chronique
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