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Un ouvrier dans un atelier fabriquant un robot. Couverture tirée de l'hebdomadaire "Le petit journal illustré" du  dimanche 19 Mai 1935
Épisode 3 :

Rage against the machine

58 min
À retrouver dans l'émission

L'humain et la machine doivent-ils être opposés ? Quel impact le progrès technique a-t-il sur nos manières de travailler et comment le travail s'est-il modifié au fil des révolutions industrielles, autant de questions sur lesquelles nous reviendrons.

Un ouvrier dans un atelier fabriquant un robot. Couverture tirée de l'hebdomadaire "Le petit journal illustré" du  dimanche 19 Mai 1935
Un ouvrier dans un atelier fabriquant un robot. Couverture tirée de l'hebdomadaire "Le petit journal illustré" du dimanche 19 Mai 1935 Crédits : Leemage - AFP

Nous avons rejoint Jouy-en-Josas et le campus d’HEC où se déroule l’Université du MEDEF. Un rendez-vous en direct et en public consacré - comme toute cette semaine - aux penseurs du travail.

Aujourd’hui, ce sont les liens entre travail et progrès technique qui attirent notre attention, tout comme ils ont attiré celle d’auteurs majeurs dont l’incontournable Schumpeter et de bien d’autres à sa suite.

Et c’est confortablement installés sous une tente - en compagnie de Bernard Stiegler et de Laurent Alexandre - que nous démarrons cette 3e émission sur le travail.

La question principale est de réinventer le travail. Bernard Stiegler

Vidéo de Francetv éducation dans la série Decod'éco posant la question, ou plutôt reposant et explicitant la question de savoir si la peur des robots et de la machine dans le travail est justifiée.

Nos éthiques, nos morales, notre conception du monde sont cycliques, la technologie ne l'est pas. Laurent Alexandre

Schumpeter et le progrès technique

Dans ses ouvrages Théorie de l’évolution économique (1911) et Les cycles des affaires (1939), Joseph Alois Schumpeter formalise le rôle que joue le progrès technique dans l’économie.

Selon lui, les fluctuations économiques émergent grâce à l’action de l’entrepreneur, figure centrale chez Schumpeter, qui en innovant enclenche le fameux processus de “destruction créatrice”. Ce mouvement existe à tous les niveaux de l’économie :

- Au sein d’un secteur d’activité : Un entrepreneur va introduire une innovation permettant à son entreprise de prendre une position monopolistique temporaire. Cela aura pour conséquence la disparition de certaines entreprises, trop peu innovantes, et l'émergence de nouvelles, capables d’imiter l’innovation initiale.

- Au sein de l’économie plus largement : Ces innovations apparaissent par grappes (une innovation majeure, suivie d’innovations mineures) dans certains secteurs entraînant leur expansion rapide et le déclin d’autres secteurs, rendus obsolètes par les innovations. A ce niveau le processus de destruction créatrice est à l’origine des cycles économiques.

On constate alors des cycles industriels où, après une innovation majeure, l'économie entre dans une phase de croissance (créatrice d'emplois), suivie d'une phase de dépression, où les innovations chassent les entreprises “dépassées” (destruction d'emplois).

Générique : "Time is the enemy" de Quantic

Chroniques

14H55
3 min

Les Nouvelles de l'éco

Le contrôle de la machine

Bibliographie

L'avenir du travail

L'avenir du travailFayard - Institut Manpower, 2007

L'emploi est mort, vive le travail !

L'emploi est mort, vive le travail !Mille et une nuits, 2015

Intervenants
  • philosophe, directeur de l'Institut de recherche et d'innovation (1952-2020)
  • Chirurgien, expert en nouvelles technologies et intelligence artificielle.

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