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Depuis le début de la crise de la dette de 1982 et de l’imposition des programmes d’ajustement structurel par le FMI et la Banque mondiale, de nombreux pays en voie de développement ont radicalement libéralisé leur com
Épisode 2 :

Le tabou protectionniste

58 min
À retrouver dans l'émission

Se protéger des autres pour pouvoir se développer : à la fois stratégie et solution de dernier recours, le protectionnisme est-il seulement envisageable dans une économie mondialisée ?

Depuis le début de la crise de la dette de 1982 et de l’imposition des programmes d’ajustement structurel par le FMI et la Banque mondiale, de nombreux pays en voie de développement ont radicalement libéralisé leur com
Depuis le début de la crise de la dette de 1982 et de l’imposition des programmes d’ajustement structurel par le FMI et la Banque mondiale, de nombreux pays en voie de développement ont radicalement libéralisé leur com Crédits : Florian Gaertner - Getty

Nous poursuivons notre série sur les promesses du développement, dont les modèles continuent de faire débat parmi les économistes. Les premières réflexions sur le développement ont émergé dans les années 50 dans le sillage de la décolonisation.70 ans plus tard, nombre de pays ont trouvé le chemin de la prospérité mais les progrès ont été bien plus lents en Afrique subsaharienne, où se concentre désormais la moitié de l’extrême pauvreté selon la Banque mondiale. Les pays africains qui semblent hésiter entre libre échange et protection de leurs entreprises nationales. Le protectionnisme serait-il une étape nécessaire du développement économique et social ? 

Le libre-échange, condition du développement ?

Il n'y a pas de dogme, y compris au FMI, y compris à la banque mondiale. Le pragmatisme ici est de rigueur. Pourquoi ? Sur le plan théorique déjà, les conditions pour que les effets du libre-échange mutuel selon la théorie des avantages comparatifs à la Ricardo soient réunies sont assez strictes. Il faut que les pays soient symétriques, il faut que les pays aient des avantages comparatifs tous les deux dans des secteurs à rendements constants ou croissants. Il n'y a donc pas de dogme, ce que nous apprend l'histoire économique récente s'agissant de l'Afrique, c'est qu'on a a la fois un échec du marché, et un échec de l'Etat." - El Mouhoub Mouhoud 

_Quand les nations qui échangent ont des structures productives totalement hétérogènes et aussi différenciées, faire une zone de libre-échange, c'est la liberté du loup dans la bergerie. Ce qui compte ce n'est pas la protection pour la protection mais le dispositif d'incitation que l'on met en place pour ouvrir graduellement à la concurrence internationale des secteurs qui peuvent supporter cette concurrence, sinon ces industries dites dans l'enfance vont disparaître.  _- Kako Nubukpo

Musiques : 

  • "N’Guatu" / Oumou Sangare 
  • "Sunset lover" / Petit Biscuit
  • Générique : "Time is the enemy" / Quantic

Chroniques

14H54
4 min

Le Journal de l'éco

Boeing - Airbus : la guerre juridique aura-t-elle lieu ?
Intervenants
  • Professeur d'économie à l'université Paris-Dauphine, spécialiste de la mondialisation, des délocalisations et des migrations internationales.
  • Economiste, ancien ministre togolais de la Prospective et de l’Evaluation des politiques publiques, doyen de la faculté d’économie de l’Université de Lomé
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