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Quel premier bilan pour le dédoublement des classes?

Réduire la taille des classes règle-t-il tous les problèmes de l’école ?

59 min
À retrouver dans l'émission

Etre et savoir se penche sur le premier bilan des CP à 12, l'une des mesures phares du gouvernement.

Quel premier bilan pour le dédoublement des classes?
Quel premier bilan pour le dédoublement des classes? Crédits : Compassionate Eye Foundation/Martin Barraud - Getty

Et si tout était là ? Et si la réussite des élèves dépendait essentiellement de la taille de leur classe : 22 plutôt que 25 voire 30 élèves en maternelle, en élémentaire, au collège… ?

La réduction des effectifs est une revendication très ancienne des enseignants et des parents, elle demeure depuis 1981 la principale particularité de l’éducation prioritaire, qu’on appelle aujourd’hui REP.  

Et surtout, le sujet est d’actualité : le premier bilan des CP et CE1 à 12 élèves en REP a été communiqué il y a quelques jours. Il s’agit de la mesure éducative phare du quinquennat Macron, lancée par le Président lui-même qui a déjà évoqué son élargissement à tous les CP de France.

Ce bilan d’étape permettait au ministre de communiquer sur son action à la veille du passage de sa grande loi pour l’école de la confiance devant la Commission éducation et culture de l’Assemble. Le texte adopté sera examiné en séance publique à partir du 11 février, il contient des éléments sur lesquels nous reviendrons, puisqu'ils sont liés à notre sujet : formation des professeurs et nouveau type d’établissements scolaires réunissant école et collèges, les "établissements publics des savoirs fondamentaux". 

Alors ce bilan du CP à 12 est-il aussi positif qu’annoncé ou ne manque-t-on pas de recul comme le formulent certaines critiques ? Peut-on comparer notre CP à 12 aux programmes de réduction des classes à l’étranger et que nous apprennent ces expériences ? La connaissance de ces dernières, on le verra, permet de comprendre les apports mais également les limites de cette politique (limites financières notamment).

Enfin, existe-t-il un idéal de taille des classes pour une bonne transmission des savoirs, et à quoi correspondrait-il ? Réponses avec nos invités.

Avec :

  • Julien Grenet, chargé de recherche au CNRS et professeur associé à l’École d’économie de Paris.

La question du coût est une question très importante car c'est là que se pose le débat : est-ce un bon rapport coût/bénéfice par rapport à d'autres dispositifs? On sait que le dédoublement des CP et CE1 reviendrait à peu près à 5 milliards d'euros, Julien Grenet.

  • Laurent Lima, Maître de conférence au laboratoire de recherche sur les apprentissages en contexte (LaRAC), directeur du département de sciences de l'éducation de l'université Grenoble-Alpes (UGA).

On se rend compte que dans les classes à effectifs moindres, il y a plus d'interactions individuelles de la part des élèves envers les enseignants et de la part des enseignants envers les élèves, Laurent Lima.

  • Marc Bablet, Inspecteur d’académie, inspecteur pédagogique régional retraité, ancien chef du bureau de l’éducation prioritaire à la Dgesco, et auteur d'un blog consacré à l'éducation sur Médiapart. 

Certainement changer les effectifs contribue à rééquilibrer les les inégalités sociales, mais la question est : est-ce que cela suffit ? Il y a tellement de facteurs qu'il faut prendre en compte dans la réussite scolaire, Marc Bablet. 

  • Francette Popineau, co-secrétaire générale et porte-parole du SNUipp-FSU

On a des effectifs de classes en France qui sont bien supérieurs à ceux des autres pays, notamment ceux qui réussissent au test PISA,

Penser qu'on ne peut pas travailler dans une classa chargée est une question de bon sens, cela a un effet sur les apprentissages et les inégalités scolaires. C'est une réponse mais à condition que les dotations soient en nombre suffisant, Francette Popineau.

Lien vers l'évaluation menée par la DEPP sur le site du Ministère de l'Education Nationale et de la Jeunesse.

La leçon de choses de Sophie Bober :

"J'avais envie de réparer les gens en mille morceaux", avec la comédienne et réalisatrice Emmanuelle Bercot, qui est à l'affiche de Face à Face, d'Ingmar Bergman, mise en scène de léonard Matton, jusqu'au 24 février au Théâtre de l'Atelier.

Pour aller plus loin :

Chroniques

17H50
5 min

La leçon de choses

Emmanuelle Bercot : « J’avais envie de réparer les gens en mille morceaux »
Intervenants
  • économiste, Directeur de recherche au CNRS, professeur associé à l'École d'économie de Paris. Co-auteur d'un rapport de l’institut des politiques publiques sur la démocratisation des grandes écoles.
  • co-secrétaire générale et porte-parole du SNUipp-FSU.
  • Inspecteur d’académie, inspecteur pédagogique régional retraité, ancien chef du bureau de l’éducation prioritaire à la Dgesco.
  • Maître de conférence au laboratoire de recherche sur les apprentissages en contexte (LaRAC), directeur du département de sciences de l'éducation de l'université Grenoble-Alpes (UGA).
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