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Climat(s) - France Culture Papiers n°14

4 min

Climat(s)

Jean Louis Etienne, que l'on vient d'écouter dans « Sur la route », on le retrouve aussi dans France Culture Papiers, avec Nicolas Hulot et d'autres voix sur le climat… Aujourd'hui Journée Mondiale de l'Environnement, journée spéciale 24h Climat sur notre antenne, à six mois de la Conférence internationale de Paris avec plus de 190 pays, rendez-vous dans les 190 pages de notre revue ! Avant la COP21, vingt et une pages de dossier sur le climat, pages 20 à 41, dans notre nouveau numéro…

Jean-Louis Etienne, FCPn°14
Jean-Louis Etienne, FCPn°14

"Le monde est en marche vers les économies d'énergie.

D'avoir ce spectre de ces Cent quatre-vingt-quinze chefs d'État qui sortent de cette réunion en disant qu'ils n'ont pas trouvé de solution, ce serait dramatique. Parce que c'est pas eux qui sont en première ligne pour lutter contre le changement climatique. C'est chacun d'entre nous c'est les citoyens.

Une première ligne importante ça serait que l'ensemble des chefs d'états signent un papier comme quoi ils reconnaissent que l'homme est devenu un acteur du climat et que l'on va s'engager dans des mesures.

Reconnaître devant la planète entière que nous sommes tous citoyens responsables de ce qui se passe sur le climat aujourd'hui.

Ça serait l'acte 1 à obtenir de l'ensemble des chefs d'états."

Diagnostique de la planète par l'explorateur et médecin Jean Louis Etienne : à lire en avant première dans FC Papiers, avant son départ pour sa prochaine expédition vers l'océan Austral et avant de l'écouter cet été, du 24 au 28 août, dans une « Grande Traversée » de Matthieu Garrigou-Lagrange, « L'invention du climat » :

Pérou, Magazine de la rédaction, FCPn°14
Pérou, Magazine de la rédaction, FCPn°14

"C'est une maladie chronique de la terre, c'est pas un acte aigüe. Aujourd'hui, c'est un fébricule en médecine on parle de fébricule et nous entrons dans la phase des complications. Il faut reconnaître que l'homme est devenu un acteur du climat au plus haut niveau."

Et c'est à 2 degrés que l'accord mondial visé en décembre prochain tenterait de

limiter la hausse de la température globale… Cap vers le Pérou aussi dans ce numéro, pays où a eu lieu la dernière Conférence sur le climat, en décembre dernier. Etats des lieux dans la Cordillère des Andes où les glaciers tropicaux fondent:

"Avant, dans cette partie de la Cordillère blanche et noire, les gens venaient s'intéresser à notre façon de vivre.

Malheureusement le glacier est abîmé à plusieurs endroits et maintenant, les touristes viennent pour voir les effets du réchauffement climatique.

C'est une situation triste de penser que nos enfants ne pourront pas bénéficier de cette belle nature que nous avions"

Au Pérou, nous explique Véronique Rebeyrotte dans ce Magazine de la rédaction, les enjeux du réchauffement climatique, ont été intégrés dans le programme scolaire, avec des exercices d'évacuation dans les écoles. L'adaptation, cette notion dont on parle sans arrêt dans les conférences sur le climat, n'est pas ici quelque chose d'abstrait.

"Un bon accord à Paris c'est l'ensemble des cent quatre-vingt-quinze pays de la planète qui a cette feuille de route (supprimer « dont vous parliez… ») doit adopter des stratégies sur le moyen et le long terme, pour aller tous ensemble vers une nouvelle voie de développement.

On est en train d'écrire en ce moment, dans la difficulté, le mode de développement pour les siècles à venir."

Voix d'expert du climat et de l'énergie, Pierre Radanne, président de l'association 4D pour le développement durable. Il était au micro de Tara Schlegel, à lire page 40 dans ce reportage de la Rédaction sur le Pérou, pays qui préside la Convention des Nations unies sur le climat jusqu'au 30 novembre prochain, avant de laisser sa place à la France.

Tout au sud de cette Amérique du Sud, c'est la Terre de Feu et Ushuaia, et c'est Nicolas Hulot que nous lisons aussi, dans nos Paroles d'invités… On l'écoute, c'était dans les Matins de Marc Voinchet :

"Pensez à vos enfants...

On va les balancer, probablement si on ne fait rien, mais je ne cède pas au fatalisme, dans un monde qui va être difficile.

Pour finir, l'abondance n'est pas la norme elle est l'exception, la norme c'est la rareté.

Et beaucoup d'interlocuteurs de très haut niveau n'ont pas admis qu'on est entré dans la rareté, et que cela conditionne tous les rapports géopolitiques de demain.

Quand je discute avec quelqu'un j'essaie toujours de lui dire : « Pensez à vos enfants ».»

De sa célèbre émission télé Ushuaia à sa Fondation pour la Nature et l'Homme,

l'« Envoyé spécial de la Présidence de la République pour la protection de la planète» a parcouru le monde et participe aussi à la préparation de la COP21…

Un tour du monde sur le climat, c'est ce que nous pouvons voir aussi dans nos pages, avec les photos du collectif de Argos qui allé à la rencontre des premiers « réfugiés climatiques », aux Maldives, au Tchad, au Bangladesh… poussés à l'exil à cause du réchauffement de la planète…

A vendredi prochain pour continuer à lire le monde… Bonne écoute de France Culture et Belle lecture de France Culture Papiers !

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