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Trois arbres à Istanbul 3/10

7 min
À retrouver dans l'émission

Réalisation Jean-Mathieu Zahnd

Conseillère littéraire Laurence Courtois

Trois arbres à Istanbul - le parc de Gezi, une île d’utopie et les héros d’une résistance

29 mai – 16 juin 2013

À la mémoire de Mehmet, Abdullah et Ethem

Episode 3 Avec

Evelyne Guimmara

Fanny Touron

Sedef Ecer (Narration)

Chant Gulaï Hacer Toruk

Bruitage Bertrand Amiel

Equipe de réalisation Sébastien Labarre, Cécile Braque

Assistante à la réalisation Lise-Marie Barré

Lale est un personnage qui m’a été inspiré par quelqu’un que je connais, dont je suis les activités sur Facebook et que j’admire. Bien évidemment, c’est un mélange de fiction et réalité car j’ai complètement inventé les dialogues. Dans la « vraie vie », elle ne s’appelle pas Lale et elle n’a pas d’émission de télé mais c’est une cuisinière, chroniqueuse et activiste qui passe souvent devant les caméras pour parler de ses prises de position concernant l’agriculture, la pêche ou les potagers citoyens. C’est une femme lumineuse qui a une fille adolescente, tout comme mon personnage de cet épisode. Je lui ai bien évidemment demandé l’autorisation d’écrire un personnage en m’inspirant d’elle et elle a tout de suite dit oui.

Quant aux début de vie dans le parc et aux premières violences policières, la situation qui est racontée est absolument réelle mais elle m’a été racontée par d’autres personnes. J’ai aussi suivi un tas de témoignages sur Facebook.

Sedef Ecer

episode 3
episode 3

Les invités du jour : Defne Koryurek, cuisinière, chroniqueuse de gastronomie, activiste et Étienne Copeaux, historien, chercheur, spécialiste de la Turquie
SUR LA VIE AU PARC ET LES PREMIERES VIOLENCES

« Sur le site Internet des élèves d'un lycée d'Istanbul, un jeune a expliqué que l'important c'est de résister, non de vaincre. « Ils nous chassent avec des gaz ? Peu importe. Reculons. Mettons-nous à l'abri, préservons-nous, pour pouvoir revenir... et résister ». C'est en effet très simple : résister, mais sans chercher à résister à la violence. La violence qui frappe dans le vide est ridicule.

La personne qui me rapporte ceci est d'une autre génération que la mienne, et « à votre époque », me dit-il, « contrairement à la nôtre, les mouvements cherchaient plus à vaincre » – traduire : renverser le gouvernement ou carrément le capitalisme, dans un combat suicidaire dont le seul résultat est d'avoir laissé des « martyrs » qu'on commémore.

Patience. Ces jeunes nous apprennent beaucoup »

Étienne Copeaux

episode 3
episode 3

SUR LE COMBAT ECOLOGIQUE

Quand j’ai demandé à Defne Koryurek, d’écrire un texte pour la page web de cet épisode, elle venait d’organiser « Slow Fish » à Istanbul. Slow Fish est une campagne internationale qui met en valeur les acteurs de la pêche artisanale et les espèces négligées, et qui pousse à une réflexion sur l’état et la gestion des ressources.

« J’étais déjà une grande amoureuse d’Istanbul. Amoureuse de sa lumière, de ses eaux douces, de son Bosphore, de son vent du nord « poyraz ». Mais le jour où j’ai caressé les écailles du fameux lüfer d’Istanbul, (poisson bleu du Bosphore) mon amour est devenu encore plus profond. Dans les écailles de ce poisson qui symbolise la mer istanbuliote, j’ai vu mon avenir, celui de ma fille, celui de ma ville comme tous ceux qui ont jeté l’ancre dans cette ville huit fois millénaire. Nous nous sommes rencontrées avec ma fille dans le miroir des écailles du lüfer puis... au parc de Gezi, en goûtant ensemble aux différents gaz lacrymos. »

Defne Koryurek

episode 3
episode 3

Un grand merci à NarPhotos de nous avoir permis l'utilisation de leurs photos.

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