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L’apocalypse est notre chance
Épisode 15 :

Compte à rebours

25 min
À retrouver dans l'émission

Le sol de la planque était froid. Mais ce dont je me souviens le mieux, c’est le goût salé de la peau de Bruno Koiransky.

Coupable ?
Coupable ? Crédits : Ullstein Bild - Getty

Réalisation : Benjamin Abitan
Conseillères littéraires Céline Geoffroy et Emmanuelle Chevrière

Synopsis

Laura Vanetti découvre Luc Pailleron, sociologue des religions, mort dans son bureau. Une balle dans la tête. Ce professeur de renom dirigeait la thèse que Laura doit soutenir bientôt. Elle le connaît, elle est certaine qu’il ne s’est pas suicidé, contrairement aux conclusions de la police. Contre l’avis de ses amis et les tentatives de ses ennemis pour l’en dissuader, Laura va mener sa propre enquête au sein de l’université. Mais ce qu’elle découvre la bouleverse. Le penseur et le mentor qu’elle admirait lui apparaît sous un autre visage, plus sombre. Il était apparemment impliqué dans un projet clandestin qui menace de puissants intérêts.
Alors qu’elle doit soutenir sa thèse et assurer ses cours, Laura se retrouve au centre d’un jeu dangereux pour elle et ses proches. Elle doit se méfier de tout le monde : ceux déterminés à faire échouer le projet de Luc, comme ceux qui veulent le mener à terme.

Note d’intention du réalisateur Benjamin Abitan

Et si la fiction radiophonique pouvait aussi être un sport de combat ?
Le texte de Sylvie Coquart-Morel et Sophie Maurer ne se contente pas d’être un polar universitaire. C’est un texte de fiction exigeant et à la hauteur de ses ambitions : dresser un état des lieux aussi complet que possible de l’université et des multiples strates sociales qui s’y côtoient journellement. A la manière de la série télévisée The Wire – qui, sous prétexte de raconter une enquête dans un certain académisme formel, documente minutieusement les rouages du système policier et judiciaire à Baltimore –, L’Apocalypse est notre chance a la force d’une enquête de terrain, et le fait que cette enquête se déroule dans le champ de la fiction n’est qu’un avantage de plus.

Pour relever la gageure, il fallait que notre micro se fasse discret, qu’il soit presque celui du reportage. Il fallait que les lieux, les acoustiques et les ambiances soient celles de l’université : amphis bondés, grands escaliers en béton, salles de TD et leur mobilier vétuste, bureaux aux cloisons minces, couloirs parcourus de flux contraires… Il fallait que les acteurs soient entourés du paysage physique et psychique de l’université, de ses sonorités caractéristiques, de ses mille rythmes mal synchronisés. Pour que, les mots « ça tourne » une fois prononcés, ce soit la vie même de l’université, chaotique et vaste, que le micro capte et documente, et non sa reconstitution rêvée dans l’aquarium du studio.
Tourné aux trois quarts en décors naturels avec des acteurs de complément recrutés « sur place », L’Apocalypse est notre chance tente de répondre à cette ambition documentaire. Si l’intrigue économique et politique qui s’y déroule, dont la trame est de facture bien serrée malgré sa dimension planétaire, reste crédible jusqu’au bout, c’est parce qu’elle ne repose pas sur une fiction mais sur cet entrelacs de réalités sociales qui cohabitent et s’entrechoquent en permanence. C’est pourquoi le rythme, plutôt qu’enlevé, est cahoteux, fait de chocs et d’accélérations brusques, comme un braquage à l’heure des embouteillages. La musique est rudimentaire, peuplée de voix féminines haletantes qui se cognent aux parois d’un labyrinthe électronique inhospitalier. Et si le jeu des comédiens est froid, métallique et désintoné, c’est parce que les personnages eux-mêmes ne jouent plus.

Avec :

Tiphaine Rabaud-Fournier , Guillaume Marquet , Slimane Yefsah, Hélène Alexandridis, Benoît Guibert, Garance Clavel, Jean-Claude Dauphin, Pascal Collin, Philippe Peythieu, François Hatt, Jean-Claude Dauphin, Jean-Louis Coulloc’h, Jean-Claude Durand, Jean-Luc Guillotin, Rozenn Biardeau, Abdou Hamadi, Laurent Claret, Thomas Séchier, Justin Blanckaert, Léo Reynaud , Thierry Pietra

Bruitage : Bertrand Amiel
Prise de son, montage, mixage : Olivier Dupré, Nicolas Depas Graf
Assistant à la réalisation : Félix Levacher

Les auteures :

Sylvie Coquart-Morel est scénariste et créatrice de plusieurs séries pour la télévision parmi lesquelles Ondes de Choc et Des soucis et des Hommes, diffusées sur France TV. Elle dirige actuellement la fiction de la RTBF et développe les nouvelles séries belges. Elle écrit aussi pour le web, la radio, le cinéma et le théâtre.

Sophie Maurer est écrivain et enseigne les sciences sociales et l'écriture créative. Elle a publié deux romans, Asthmes et Les Indécidables, aux éditions du Seuil dans la collection Fiction & Cie. Elle écrit également pour le théâtre et la radio, et a été lauréate en 2017 du Fonds d’Aide à l’Innovation audiovisuelle du CNC pour un projet de série.

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