LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Le père Goriot (1842) - wikipedia
Épisode 7 :

Trompe-la-mort

24 min
À retrouver dans l'émission

Les ministères ont leur obéissance passive, comme l'armée a la sienne : système qui étouffe la conscience, annihile un homme et finit, avec le temps, par l'adapter comme une vis ou un écrou à la machine gouvernementale.

Le manuscrit de "Le père Goriot"
Le manuscrit de "Le père Goriot" Crédits : Wikipedia

Dans un prodigieux travail acharné, Balzac s’est proposé de « faire concurrence à l’Etat-Civil » et de peindre « les deux ou trois mille figures saillantes d’une époque », comme dans une histoire naturelle de l’espèce humaine, qu’il va classer en trois études - de mœurs, philosophiques et analytiques - et différentes scènes - de la vie privée, de province, parisienne, politique, militaire et de campagne - pour les regrouper dans un ambitieux édifice de 26 tomes et plus de 90 œuvres : La Comédie Humaine. Projet littéraire de toute une vie qui connut un tournant décisif dans sa conception au moment où le romancier écrivit Le père Goriot.
Dans ses premières notes de travail, Balzac avait imaginé : « un brave homme - pension bourgeoise - 600 fr. de rente - s’étant dépouillé pour ses filles qui toutes deux ont 50 000 fr. de rente - mourant comme un chien. » et ce devint Le père Goriot, cette « belle œuvre monstrueusement triste » et réaliste, roman incontournable de La Comédie Humaine dont il est en quelque sorte un carrefour.
Car c’est avec Le père Goriot que Balzac inaugure le procédé du retour des personnages, notamment avec Vautrin reparaissant plus tard mais sous une autre identité dans Illusions perdues et Splendeurs et misères des courtisanes. « En voyant reparaître dans Le père Goriot quelques-uns des personnages déjà créés, le public a compris une des plus hardies intentions de l’auteur, celle de donner la vie et le mouvement à tout un monde fictif dont les personnages subsisteront peut-être encore, alors que la plus grande partie des modèles seront morts ou oubliés » précise-t-il.
Achevé en 1835 sous la Monarchie de Juillet, Le père Goriot décrit l’entrée dans le monde du « lion » Eugène de Rastignac, jeune provincial venu à Paris pour y étudier le droit et s’y faire un nom. On le découvre pensionnaire de la Maison Vauquer, voisin du pauvre père Goriot, faisant ses premiers pas dans la société mondaine de la Restauration, en novembre 1819. Évoluant habilement entre ces deux mondes, Rastignac apprend vite et comprend dès lors que l’argent « fait tout ». Quelques mois plus tard, en février 1820, on le quitte désabusé sur les hauteurs du Père-Lachaise, enterrant à ses propres frais le père Goriot et lançant sur cette société son célèbre et conquérant défi. 

Adaptation et Réalisation  Cédric Aussir
Conseillère littéraire Emmanuelle Chevrière
Avec : Michel Vuillermoz (de la Comédie Française), Stéphane Bernard, Jean-Luc Porraz, Laurence Roy, Clément Bresson, Jean-Claude Frissung, Lionel Lingelser, Marie Kremer, Arnaud Churin, Christine Murillo, Henri Alexandre, Françoise Gazio, Anouch Paré, Marina Cappe

Musique originale : Manuel Peskine
Et les musiciens :
Violon1 : André Rebacz, Dan Danilescu, Stéphane Roullère, Aurelia Penalvert
Violon 2 : Noémie Poumet, Claire Gabillet, Sophie Dutoit     
Altos : Othar Melikishvili, Romain Renard, Claudine Moreau
Violoncelle : Robin Defives, Jérémie Billet
Contrebasse : Géraldine Ramsayer   
Bruitage : Elodie Fiat
Prise de son, montage et mixage : Claire Levasseur, Victoria Aspert
Assistante à la réalisation : Sophie Pierre

Bibliographie

L'équipe
Coordination
Conseiller(e) littéraire
Avec la collaboration de
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......