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Ingeborg Bachmann  (1960)et Paul Celan (1962)
Épisode 6 :

Champ de coquelicots

24 min
À retrouver dans l'émission

Les deux êtres qui se rencontrent dans la Vienne de 1948 encore occupée par les troupes alliées, sont issus de cultures et d’horizons différents, voire opposés...!

Champ de coquelicots
Champ de coquelicots Crédits : Patrick Escudero - Getty

Le poète surréaliste Paul Celan, dont j'ai pu faire la connaissance avant-hier soir et qui est très fascinant, est merveilleusement tombé amoureux de moi, et cela met un peu d'épices dans ma vie sinistrement laborieuse. Il va falloir, hélas, qu'il s'en aille à Paris dans un mois. Ma chambre est en ce moment un vrai champ de coquelicots, car il se plaît à me submerger de fleurs de pavot.        
Lettre d'Ingeborg Bachmann à ses parents, Vienne, 25 mai 1948.

Pages choisies et présentées par Julie Aminthe
Traduction de Bertrand Badiou
Réalisation : Etienne Vallès
Conseillère littéraire : Emmanuelle Chevrière

Ingeborg Bachmann est la fille d’un instituteur, protestant, ayant adhéré au parti nazi autrichien avant même l’accession de Hitler à la chancellerie du Reich (1932) ; Paul Celan, né dans une famille juive de langue allemande de Czernowitz, au nord de la Roumanie, a perdu ses deux parents dans un camp allemand et a connu l’internement en camp de travail roumain pendant deux ans.
Cette différence tout comme la tension pour la dépasser, le désir et la volonté de renouer sans cesse le dialogue par-delà les malentendus et les conflits déterminent leur relation et la correspondance qu’ils échangent du premier jour, en mai 1948, où Paul Celan fait cadeau d’un poème à Ingeborg Bachmann jusqu’à la dernière lettre adressée en 1967.
L’écriture est au centre de la vie de chacun des correspondants, dont les noms apparaissent dans les comptes rendus critiques, dès le début des années 1950, souvent au sein d’une même phrase, comme étant ceux des représentants les plus importants de la poésie lyrique allemande de l’après-guerre. Mais écrire n’est pas chose simple, ni pour l’un ni pour l’autre ? Et écrire des lettres n’est pas moins difficile. L’imperfection du dire, la lutte avec les mots, la révolte contre le mutisme, occupent une place centrale dans cet échange épistolaire. »
Note de l’éditeur

Avec : Bruno Paviot (Paul Celan), Elodie Huber (Ingeborg Bachmann), Hélène Lausseur (Narration)

Prise de son et mixage : Eric Boisset
Assistance technique et montage : Pierre Henri
Assistante à la réalisation : Lise-marie Barré

Musique : Pascal Dusapin : Arditti quartet, quatuor à cordes et trios « Quatuors II »
Pascal Dusapin : Concerto avec Sonia Wieder Atherton, Juliette Hurel, Alain Trudel « Cello »

A suivre

Ingeborg Bachmann, poèmes
Réalisation Laurence Courtois
Conseillère littéraire Emmanuelle Chevrière
Les poèmes d’Ingeborg Bachmann, dans la traduction de François-René Daillie et de Françoise Rétif, étaient lus par Dominique Reymond.
Equipe de réalisation Pablo Valero, Pierre Henry.

Écouter
3 min
Ingeborg Bachmann, poèmes

La correspondance entre Ingeborg Bachmann et Paul Celan est parue dans la collection « La Librairie du XXIe siècle » dirigée par Maurice Olender aux éditions du Seuil dans une traduction de Bertrand Badiou

L'équipe
Conseiller(e) littéraire
Avec la collaboration de
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