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Légende : Charles Dickens (1812-1870)
Épisode 15 :

Dénouement

24 min
À retrouver dans l'émission

Où l'on vous laisse constater que le destin de Pip ne sera jamais avare de surprises.

Charley Dickens (en 1874), peut-être le modèle de Herbert Pocket.
Charley Dickens (en 1874), peut-être le modèle de Herbert Pocket. Crédits : wikipedia

Les Grandes Espérances est un roman d’apprentissage. Le jeune Pip, orphelin élevé à la dure,  rêve de devenir un gentleman, un lettré, un dandy, lui dont les manières sont celles d’un rustaud et le destin de devenir forgeron. Il reçoit la protection de la riche et vieille, capricieuse et fantomatique, perverse  mademoiselle Havisham,  abandonnée autrefois le jour de ses noces, qui a figé sa vie, sa personne et sa maison dans la poussière et les toiles d’araignée de sa propre rancœur et adopté la ravissante Estella pour en faire l’instrument de sa vendetta contre les hommes.  Pip en tombe éperdument amoureux de la jeune fille, alors que l’ombre d’un forçat évadé plane sur son surprenant destin. Le miracle se produit, un bienfaiteur secret finance l’installation de Pip à Londres, et assure son  ascension sociale, Pip court vers le mirage qui reflète ses rêves au risque de les voir s’évanouir quand la vérité éclate.
Dickens et l’écriture des Grandes espérances Traversant une période de pertes et de séparations, Dickens "médite un nouveau livre".  Il parle de "gravir d'un pas ferme la montagne pour retrouver l'oiseau qui parle, l'arbre qui chante" et conçoit ce qu'il appelle "une idée superbe, très originale et grotesque", celle sans doute de la relation entre le jeune Pip et Magwitch, le forçat évadé. Promeneur infatigable, alors que Londres est en pleine rénovation, il recrée en imagination la ville de son enfance et tous les souvenirs s'y rattachant. Il louera un vapeur, conviant ses amis à une croisière sur la Tamise pour être exact dans la description de la fuite de Magwitch et publiera le roman, son avant-dernier,  par épisodes dans son journal All the Year Round, de décembre 1860 à août 1861, puis en trois volumes, suite à l'accueil enthousiaste de la presse et du public qui se réjouissaient du retour de Dickens à l'humour et au pathétique de ses premiers romans.

Traduction et adaptation : Sylvie Granotier
Conseillère littéraire : Emmanuelle Chevrière
Réalisation : Juliette Heymann Musique originale et piano : Denis Chouillet
Avec : Jacques Gamblin  (le narrateur), Samuel Charle  (Pip), Yann Boudaud  (Joe Gargery), Aurélie Nuzillard  (Biddy), Mélissa Barbaud  (Estella), Philippe Beautier  (Wemmick), Marc Barbé  (Magwitch), Jean-Yves Lissonnet  (le juge)
Et les voix de : Alice Varenne, Bernadette Onfroy, Blandine Baudrillard, Anne-Lise Kédvès, Philippe Araud, Bertrand Lacy, Louis-Nelson Delapalme, Olivier Cherki, Jordan Brandao Rodrigues, Eurydice El Etr, Dominique Heymann, Charly Fournier, Manika Auxire, Claire Bouanich, Valérie Moinet, Amandine Gay, Christine Guénon, James Borniche, Vincent Aguesse.

Création sonore: Patrick Martinache
Prise de son, montage et mixage : Claude Niort, Manon Houssin
Assistant à la réalisation : Félix Levacher

Remerciement aux équipes de la Maison des Écrivains à Paris, dans laquelle a été enregistrée une partie de ce feuilleton.

Bibliographie

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