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Légende : Charles Dickens (1812-1870)
Épisode 5 :

Le mystérieux bienfaiteur

25 min
À retrouver dans l'émission

Où le jeune Pip part faire son éducation à Londres gràce à la générosité d’un bienfaiteur anonyme.

L'avocat de Londres Monsieur Jaggers
L'avocat de Londres Monsieur Jaggers Crédits : ©Harry Furniss (wikipedia)

France Culture poursuit sa politique d’adaptation et de diffusion des grandes œuvres de la littérature classique et populaire. Après Les Misérables de Victor Hugo,  Le Rouge et le Noir de Stendhal,  Madame Bovary de Flaubert, Jane Eyre de Charlotte Brontë, Guerre et Paix de Leon Tolstoï, Don Quichotte de Cervantès, c’est vers l’Angleterre et vers l’un de ses meilleurs écrivains que nous nous tournons aujourd’hui : Charles Dickens (1812-1870). Le choix de l’œuvre à adapter fut difficile, entre des livres plus célèbres, adaptés au cinéma comme Oliver Twist ou David Copperfield et puis  Les Grandes Espérances, roman  souvent adapté en Angleterre, notamment par la BBC, mais moins lu et moins connu en France. Finalement c’est ce dernier titre que nous avons choisi avec Sylvie Granotier, écrivaine, scénariste et grande lectrice de Dickens. Avec ce grand feuilleton nous faisons le pari avec elle, de faire découvrir une grande œuvre de Dickens, sa langue (dans la traduction de Sylvie Granotier), le foisonnement de ses personnages (une petite centaine de rôles dans le feuilleton), ses descriptions de l’univers londonien du 19ème siècle,  sa vision de l’homme et de la société.           
Blandine Masson

Les Grandes Espérances de Charles Dickens
Les Grandes Espérances est un roman d’apprentissage. Le jeune Pip, orphelin élevé à la dure,  rêve de devenir un gentleman, un lettré, un dandy, lui dont les manières sont celles d’un rustaud et le destin de devenir forgeron. Il reçoit la protection de la riche et vieille, capricieuse et fantomatique, perverse  mademoiselle Havisham,  abandonnée autrefois le jour de ses noces, qui a figé sa vie, sa personne et sa maison dans la poussière et les toiles d’araignée de sa propre rancœur et adopté la ravissante Estella pour en faire l’instrument de sa vendetta contre les hommes.  Pip en tombe éperdument amoureux de la jeune fille, alors que l’ombre d’un forçat évadé plane sur son surprenant destin. Le miracle se produit, un bienfaiteur secret finance l’installation de Pip à Londres, et assure son  ascension sociale, Pip court vers le mirage qui reflète ses rêves au risque de les voir s’évanouir quand la vérité éclate. 

Note d'intention de l'adaptatrice, Sylvie Granotier

La décision de France Culture d’adapter Les Grandes Espérances en feuilleton radiophonique est l’occasion rêvée de découvrir l’univers de Dickens dont les romans étaient publiés en feuilletons et qui les a lui-même adaptés pour des tournées théâtrales très prisées du public victorien qui riait et sanglotait sans retenue devant l’interprétation de l’auteur. Pour rester au plus proche de l’original, je suis partie du texte anglais, traduisant en même temps que j’adaptais. Au contraire de la tradition française, Dickens mélange les genres, passant du tragique à la franche comédie, du pathétique au grotesque, du poétique au concret. J’ai voulu que mon adaptation donne à entendre cette variété de ton.  Le héros, Pip, étant aussi le narrateur, je me suis appuyée sur la part la plus subjective de ses descriptions, entre mémoire affective et précision du regard, pour donner à voir les décors de son étrange destin. Concernant les personnages, il s’agissait de leur garder cette légèreté d’esquisse propre à Dickens sans renoncer à leur complexité humaine. Par ailleurs, je suis restée au plus près des dialogues d’origine, vifs et inventifs, qui se prêtent parfaitement au jeu de l’acteur.          
Sylvie Granotier 

Note d'intention de la réalisatrice, Juliette Heymann

Réaliser ces Grandes Espérances, c’était avant tout pour moi faire entendre cette profonde humanité qui se dégage du texte de Dickens, sans jamais tomber dans le pathos ou la caricature. Pour cela, je me suis appuyée sur mon choix de distribution. Des voix, des énergies et tempéraments, des âmes surtout. Des comédiens capables de se mouler avec justesse et simplicité dans cet univers foisonnant où les différents genres se côtoient, où l’émotion nous prend souvent à la gorge et où les personnages, croqués avec précision, humour et dérision par Dickens, sont parfois excessifs et déroutants, mais toujours attachants et profondément humains. J’ai tenté au mieux d’accompagner ces comédiens et de les guider dans cette formidable traversée. Le choix de Jacques Gamblin (avec qui j’avais déjà beaucoup travaillé) comme « Narrateur-Pip adulte », s’est très vite imposé. Je savais qu’il ferait entendre à merveille l’humour et la gravité de ce texte ainsi que sa portée universelle. Et puis il y a la musique : dès la lecture de l’adaptation (et traduction) de Sylvie Granotier, j’ai imaginé du piano, non pas en accompagnement du texte, mais en véritable contrepoint. Une musique ouvrant l’imaginaire et nous entraînant dans une dimension beaucoup plus vaste que le texte lui-même.          
Juliette Heymann

Dickens et l’écriture des Grandes espérances Traversant une période de pertes et de séparations, Dickens "médite un nouveau livre".  Il parle de "gravir d'un pas ferme la montagne pour retrouver l'oiseau qui parle, l'arbre qui chante" et conçoit ce qu'il appelle "une idée superbe, très originale et grotesque", celle sans doute de la relation entre le jeune Pip et Magwitch, le forçat évadé. Promeneur infatigable, alors que Londres est en pleine rénovation, il recrée en imagination la ville de son enfance et tous les souvenirs s'y rattachant. Il louera un vapeur, conviant ses amis à une croisière sur la Tamise pour être exact dans la description de la fuite de Magwitch et publiera le roman, son avant-dernier,  par épisodes dans son journal All the Year Round, de décembre 1860 à août 1861, puis en trois volumes, suite à l'accueil enthousiaste de la presse et du public qui se réjouissaient du retour de Dickens à l'humour et au pathétique de ses premiers romans.

Traduction et adaptation : Sylvie Granotier
Conseillère littéraire : Emmanuelle Chevrière
Réalisation : Juliette Heymann Musique originale et piano : Denis Chouillet

Avec : Jacques Gamblin  (le narrateur), Samuel Charle   (Pip), Yann Boudaud   (Joe Gargery), Aurélie Nuzillard  (Biddy), Bruno Abraham-Kremer (Pumblechook), Dominique Reymond  (Mademoiselle Havisham), Philippe Magnan  (Jaggers)

Création sonore: Patrick Martinache
Prise de son, montage et mixage : Claude Niort, Manon Houssin
Assistant à la réalisation : Félix Levacher

Remerciement aux équipes de la Maison des Écrivains à Paris, dans laquelle a été enregistrée une partie de ce feuilleton.

Bibliographie

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