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Légende : Charles Dickens (1812-1870)
Épisode 7 :

Nouvelle vie

24 min
À retrouver dans l'émission

Où Pip se laisse griser par la vie londonienne au point d'en oublier ses proches, ses origines et son village natal.

Pip et Herbert Pocket chez eux
Pip et Herbert Pocket chez eux Crédits : ©John McLenan (wikipedia)

Les Grandes Espérances est un roman d’apprentissage. Le jeune Pip, orphelin élevé à la dure,  rêve de devenir un gentleman, un lettré, un dandy, lui dont les manières sont celles d’un rustaud et le destin de devenir forgeron. Il reçoit la protection de la riche et vieille, capricieuse et fantomatique, perverse  mademoiselle Havisham,  abandonnée autrefois le jour de ses noces, qui a figé sa vie, sa personne et sa maison dans la poussière et les toiles d’araignée de sa propre rancœur et adopté la ravissante Estella pour en faire l’instrument de sa vendetta contre les hommes.  Pip en tombe éperdument amoureux de la jeune fille, alors que l’ombre d’un forçat évadé plane sur son surprenant destin. Le miracle se produit, un bienfaiteur secret finance l’installation de Pip à Londres, et assure son  ascension sociale, Pip court vers le mirage qui reflète ses rêves au risque de les voir s’évanouir quand la vérité éclate.  
Dickens et l’écriture des Grandes espérances
Traversant une période de pertes et de séparations, Dickens "médite un nouveau livre".  Il parle de "gravir d'un pas ferme la montagne pour retrouver l'oiseau qui parle, l'arbre qui chante" et conçoit ce qu'il appelle "une idée superbe, très originale et grotesque", celle sans doute de la relation entre le jeune Pip et Magwitch, le forçat évadé. Promeneur infatigable, alors que Londres est en pleine rénovation, il recrée en imagination la ville de son enfance et tous les souvenirs s'y rattachant. Il louera un vapeur, conviant ses amis à une croisière sur la Tamise pour être exact dans la description de la fuite de Magwitch et publiera le roman, son avant-dernier,  par épisodes dans son journal All the Year Round, de décembre 1860 à août 1861, puis en trois volumes, suite à l'accueil enthousiaste de la presse et du public qui se réjouissaient du retour de Dickens à l'humour et au pathétique de ses premiers romans.

aduction et adaptation : Sylvie Granotier
Conseillère littéraire : Emmanuelle Chevrière
Réalisation : Juliette Heymann Musique originale et piano : Denis Chouillet

Avec : Jacques Gamblin   (Le narrateur), Samuel Charle   (Pip), Philippe Magnan   (Jaggers), Brice Hillairet  (Herbert), Philippe Beautier (Wemmick), Théo Chédeville (Mathew Pocket), Maxime Dambrin (Drummle), Jérémy Lewin (Startop), Claude Bernard Pérot (le père de Wemmick), Magali Montoya  (Flopson), Blandine Baudrillard  (une nounou), Mathilde Charbonneaux (Madame Pocket), Valérie Moinet  (Molly)
Et les voix de : Brigitte Lecordier, Susan Sindberg, Gabriel Loubrieu, Jacques Bassin, Martin Van Eeckhoudt, René Hernandez, Zachary Lebourg, Olivier Cherki, Pascal Lifschutz, Lucie Digout, Rose Martine, Morgane Haineaux, Clémence Laboureau, Malo de la Tullaye, Nathanaël Serreau, Alexis Ménard, Michel Baladi, Ange Amiel, Alice Varenne, Bernadette Onfroy, Pauline Choplin, Jehanne Carillon, Eurydice El Etr, Carole Maddalena. Création sonore: Patrick Martinache
Prise de son, montage et mixage : Claude Niort, Manon Houssin
Assistant à la réalisation : Félix Levacher

Remerciement aux équipes de la Maison des Écrivains à Paris, dans laquelle a été enregistrée une partie de ce feuilleton.

Bibliographie

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