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llustration of novel Les miserables by Victor Hugo, engraving by Martin Landeval, 1886 (Photo by Apic/Getty Images)
Épisode 1 :

Episode 1

24 min
À retrouver dans l'émission

En 1804, Monsieur Charles François Bienvenue Myriel était curé de Brignoles et il vivait dans une retraite profonde…à l’époque du couronnement, une petite affaire de sa cure l’amena à Paris, où il alla rencontrer pour ses paroissiens Monsieur le cardinal Fèche !

 Illustration de Lix. Gravure en frontispice de l'edition Ollendorff 1906. Le forcat et la prostituée : Jean Valjean et Fantine, mere de Cosette et fille de joie
Illustration de Lix. Gravure en frontispice de l'edition Ollendorff 1906. Le forcat et la prostituée : Jean Valjean et Fantine, mere de Cosette et fille de joie Crédits : Gusman - AFP

Réalisation François Christophe Adaptation Hélène Bleskine Conseillère littéraire Caroline Ouazana

Victor Hugo a soixante ans lorsqu’il achève la rédaction des Misérables. Dès sa parution, le 3 avril 1862, les lecteurs s’arrachent le livre.  En octobre, dans une lettre adressée à son éditeur italien, Victor Hugo écrit : « Vous avez raison, Monsieur, quand vous me dites que le livre Les Misérables est écrit pour tous les peuples. Je ne sais s’il sera lu par tous, mais je l’ai écrit pour tous. Il s’adresse à l’Angleterre autant qu’à l’Espagne, à l’Italie autant qu’à la France, à l’Allemagne, autant qu’à l’Irlande, aux républiques qui ont des esclaves aussi bien qu’aux empires qui ont des serfs. Les problèmes sociaux dépassent les frontières. Les plaies du genre humain, ces larges plaies qui couvrent le globe, ne s’arrêtent point aux lignes bleues ou rouges tracées sur la mappemonde. Partout où l’homme ignore et désespère, partout où la femme se vend pour du pain, partout où l’enfant souffre faute d’un livre qui l’enseigne et d’un foyer qui le réchauffe, le livre Les Misérables frappe à la porte et dit : « Ouvrez-moi, je viens pour vous ». À l’heure, si sombre encore, de la civilisation où nous sommes, le misérable s’appelle l’homme ; il agonise sous tous les climats, et il gémit dans toutes les langues ». 

Mais si l’histoire des Misérables a ému tant de lecteurs - roman-fleuve où rien ne manque, le suspens, les digressions, les interrogations, les personnages incroyablement présents, leurs destins entremêlés - c’est aussi grâce à une langue. Celle d’un grand poète de la littérature. Cette adaptation radiophonique a voulu rendre compte de cette langue puissante et incroyablement vivante en la faisant entendre littéralement car l’histoire a presque fini par oblitérer la singularité de la voix qui la porte. On reconnaît la trame, les personnages mythiques, le Paris des révolutions, mais on a perdu ce qui est écrit. C’est assez difficile à exprimer, mais c’est ce que l’on découvre lorsqu’on se laisse envahir par le livre. C’est comme si l’on touchait du doigt les fibres de notre patrimoine dans ce qu’il a de meilleur, dans ce qu’il peut nous rendre meilleur. Victor Hugo aime l’Histoire et il nous la fait aimer. 

Dès lors, le choix de l’adaptation pour la radio fut de faire entendre sa voix. Et elle apparaît en éclats de voix, ou voix en éclats. Presque cousues pour aller à l’épure. En espérant transmettre cette émotion provoquée par ce qui est écrit. 

Avec

Philippe Magnan  (Le narrateur)
Jean-Marie Winling  (Jean Valjean)
Michaël Lonsdale  (Monseigneur Myriel)
Thierry Bosc  (Le conventionnel)
Laurence Mercier  (Mlle Baptistine)
Christine Pignet  (Mme Magloire)
Etienne Grébot  (L’aubergiste)
Jacques Poix-Terrier  (Le brigadier)

Et la voix de Myriam Ajar

Musique originale composée par Krishna Lévy

Interprétée par Françoise Guéri, Christophe Guiot, Laurent Lefèvre, Philippe Nadal  et Françoise de Maubus 

Bruitage Patrick Martinache Prise de son, montage, mixage Catherine Déréthé  et Sébastien Labarre Assistante à la réalisation Laure-Hélène Planchet

Rediffusion de 2012.

Bibliographie

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