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Lettres de Diderot à Sophie Volland 3/5

24 min
À retrouver dans l'émission

Lecture des lettres de Diderot à Sophie Volland
Lecture des lettres de Diderot à Sophie Volland Crédits : SL - Radio France

Choix des textes Hélène Bleskine

Conseillère littéraire Emmanuelle Chevrière

Réalisation Cédric Aussir

3ième épisode
En Direct du studio 111 à la Maison Radio France

Lecture Gabriel Dufay

Denis Diderot est né le 5 octobre 1713 à Langres. En cette année de tricentenaire, quoi de mieux que de faire entendre ses lettres à Sophie Volland ! La chaleur et l’enthousiasme de l’homme des Lumières nous traversent de part en part.

Cette histoire d’amour dura trente ans. Lorsqu’il rencontre Sophie Volland, en 1755, Diderot a quarante-deux ans, et elle trente-neuf. Il est marié, elle ne l’est pas. Elle vit avec sa mère. Ils se voient peu, très peu, mais ils s’écrivent. Nous ne connaissons que les lettres de Diderot, aucune lettre ni aucun portrait de Sophie Volland ne sont parvenus jusqu’à nous. Il ne reste d’elle qu’un bref testament daté de 1784 : « Je donne et lègue à Monsieur Diderot sept petits volumes des Essais de Montaigne, reliés en maroquin rouge, plus une bague que j’appelle ma pauline ».

Angélique, la fille de Diderot, dira plus tard : « Il se prit pour elle d’une passion qui a duré jusqu’à la mort de l’un et de l’autre ». Ils moururent la même année, en 1784. Sophie Volland le 22 février, Denis Diderot le 31 juillet.

Élisabeth de Fontenay dans son livre «Diderot ou le matérialisme enchanté* » parle d’un monument d’écriture : « À travers le bouleversement permanent que fut la vie du philosophe, Sophie constitue un ancrage et représente une sorte de transcendance, celle de l’absence. Car il y eut une épée de Tristan entre ces deux amants qui se souciaient si peu de la chasteté, et les lettres que Diderot écrivit avec une régularité surprenante tentaient de dénier la séparation. Une Madame Volland gênait les rencontres seul à seule, imposait de longs séjours à la campagne et faisait en sorte que Diderot visitât chaque fois toute la famille, écrivit aussi pour toute la famille. Ce fut elle – bénie soit la prude, bénie soit la duègne par qui leurs transports ont laissé des traces ! – qui obligea cet homme et cette femme, qui avaient l’un et l’autre plus de quarante ans, à vivre leur proximité dans l’éloignement. »

Hélène Bleskine

Diderot ou le matérialisme enchanté de Élisabeth de Fontenay, publié aux éditions Grasset et Fasquelle.

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