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Gustave Flaubert
Épisode 7 :

La malle et le manteau

24 min
À retrouver dans l'émission

Jamais madame Bovary ne fut aussi belle qu’à cette époque ; elle avait cette indéfinissable beauté qui résulte de la joie, de l’enthousiasme et du succès.

Madame Bovary illustration de  1856 . Paris, Bibliothèque Des Arts Décoratifs
Madame Bovary illustration de 1856 . Paris, Bibliothèque Des Arts Décoratifs Crédits : DEA / G. DAGLI ORTI - Getty

Madame Bovary a beaucoup été adapté pour l’écran et la scène. Moins pour les ondes. La dernière adaptation pour la radio française remonte à 1948. Pourtant, ce roman offre des potentialités radiophoniques immenses. Qualifié de « roman bruyant » à sa parution en 1857, Madame Bovary a en effet une dimension sonore essentielle : non seulement le son y joue un rôle dramatique souvent capital (du chahut des collégiens qui taquinent Charles au chant de l’Aveugle accompagnant la mort d’Emma, en passant par les scènes du bal, des Comices agricoles et de l’Opéra, pleines de foules, de musique et de fracas), mais le rythme de la phrase de Flaubert, que lui-même testait dans son « gueuloir », appelle l’oralité, la scansion, l’épreuve du corps. Cette adaptation, à la fois très fidèle au texte et résolument contemporaine, propose de faire redécouvrir ce style et ce destin atemporels
Adaptation Pauline Thimonnier
Réalisation Laure Egoroff
Conseillère littéraire Katell Guillou

Avec Pascal Rénéric (le narrateur), Aurélie Nuzillard (emma), Philippe Beautier (charles), Julien Honoré (rodolphe), Bernard Bouillon (lheureux), Hervé Pierre (homais), Ivan Cori (justin), Pauline Ziadé (félicité), Myriam Azencot (mme bovary mère), Peggy Martineau

Bruitage Benoit Faivre et Patrick Martinache
Musique Originale et piano Mathieu Lamboley
Avec le Quatuor Hanson et Thomas Stantinat à la contrebasse
Prise de son montage mixage Claude Niort, Manuel Couturier, Eric Villenfin
Assistante à la réalisation Yaël Mandelbaum

Suivie de :

Lettres à Louise Colet de Gustave Flaubert Cette correspondance enflammée relate, à travers les lettres du génial épistolier qu'est Flaubert, ce que fut l'amour passionné, infernal parfois, de Louise Colet pour l'écrivain. Un amour qui durera le temps que ce dernier mettra à s'en défaire, interrompu qu'il fut pendant deux ans par le voyage en Orient de l'ermite normand. Très tôt s'installe entre les deux amoureux un peu plus qu'une distance géographique. Louise Colet ne cessera jamais de le lui reprocher. Elle frappe, elle crie, elle menace, rien n'y fait. Il prévient, il anticipe : "Merci de ta bonne lettre. Mais ne m'aime pas tant, ne m'aime pas tant. Tu me fais mal ! Laisse-moi t'aimer, moi."
Lues par Pierre-François Garel
Choix des textes Emmanuelle Chevrière
Equipe de réalisation : Marie Lepeintre et Charles Legargasson

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3 min
Lettres à Louise Colet de Gustave Flaubert
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