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Illustration inspirée de "Un roi sans divertissement"
Illustration inspirée de "Un roi sans divertissement" Crédits : Juliette Drigny
Illustration inspirée de "Un roi sans divertissement"
Illustration inspirée de "Un roi sans divertissement"
Illustration inspirée de "Un roi sans divertissement" Crédits : Juliette Drigny

"Un roi sans divertissement" de Jean Giono

10 ÉPISODES (10 DISPONIBLES)
Cela fera 50 ans cette année que Jean Giono est mort. En hommage à l’écrivain et à son œuvre, la fiction a voulu faire entendre son roman Un roi sans divertissement adapté en feuilleton radiophonique sur 10 épisodes. Par ailleurs, des lectures de quelques-unes de ses nouvelles ont été diffusées dans « Samedi noir » dont Prélude...
À retrouver dans l'émission
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25 min
LE 24/02/2020

Une heure, deux heures, trois heures, la neige continue à tomber. Quatre heures, la nuit, on allume les âtres, il neige.Cinq heures.Six, sept; on allume...

24 min
LE 25/02/2020

Bergues avait disparu.On ne s'en aperçut pas tout de suite. Il était célibataire et personne ne put dire à quel moment exactement il avait manqué au monde....

25 min
LE 26/02/2020

On avait passé novembre et décembre sans drame. Paisiblement, janvier s'aligna jour après jour, très lentement. Pendant certaines obscurités de tempête...

24 min
LE 27/02/2020

L'arrivée de Langlois...ne passa pas inaperçue !

25 min
LE 28/02/2020

Les loups étaient d’abord venus trotter sans bruit autour des maisons. Ils enlevèrent une oie, démolirent un clapier, estropièrent une chèvre, reniflèrent...

24 min
LE 02/03/2020

Savez-vous ce qu’elle faisait Saucisse? A l’époque du Café de la route elle avait un visage d’homme; maintenant elle avait un visage de notaire.

24 min
LE 03/03/2020

C’est à table que, pour la seule fois de ma vie, j’ai vu un visage souffreteux à Langlois. Et savez-vous pour quoi faire? Pour nous dire cette chose idiote...

25 min
LE 04/03/2020

"Vous n’avez jamais eu besoin de quelqu’un qui puisse enfin vous assurer dans vos propres bottes ; et souffert d’attendre, souffert d’avoir, souffert de...

25 min
LE 05/03/2020

C’est deux mois après la fête à Saint Baudille, à l’automne, que Langlois commença à faire construire le Bongalove. Quand il était au chantier j’allais...

25 min
LE 06/03/2020

Qu’on laisse un roi tout seul sans aucune satisfaction des sens, sans aucun soin dans l’esprit, sans compagnies, penser à lui tout à loisir, et l’on verra...

À propos de la série

Cela fera 50 ans cette année que Jean Giono est mort. En hommage à l’écrivain et à son œuvre, la fiction a voulu faire entendre son roman Un roi sans divertissement adapté en feuilleton radiophonique sur 10 épisodes. Par ailleurs, des lectures de quelques-unes de ses nouvelles ont été diffusées dans « Samedi noir » dont Prélude de Pan et Colline le 11 janvier à 21h.

On croit se connaître, on ne se connaît pas (…) On croit se connaître, puis pas du tout, je veux dire, se connaître soi-même. De quoi totalement on est capable. Voilà ce que je veux dire.

Jacquou dans une variante de Que ma joie demeure. 

Hiver 1843. Dans un petit village du Trièves que la neige a coupé du monde, une jeune femme disparaît. On a beau fouiller les environs dès le dégel arrivé, son corps reste introuvable. L’année suivante, alors qu’un épais manteau blanc recouvre à nouveau le village, un deuxième habitant est « rayé de la surface du globe », bientôt suivi par deux autres. Qui fait disparaître ces villageois et pourquoi ? C’est ce que se demande le capitaine de gendarmerie Langlois, appelé en renfort. Des gouttes de sang sur la neige dessinent une unique piste se perdant dans le brouillard. Tandis que dans le lointain automne danse un hêtre aux feuilles rouges, que les encens consolateurs des messes de minuit montent dans la nuit désolée, Langlois s’approche du mystère, comme d’un gouffre. Une fois l’affaire criminelle résolue, ce sont ses propres ténèbres qu’il doit affronter. L’enquête policière laisse alors la place à un jeu de pistes dont Langlois est l’objet. Des indices de ses tourments intimes sont disséminés dans les témoignages allusifs, incomplets et enchâssés de ceux qui l’ont côtoyé. Jean Giono a qualifié de « plus grande malédiction de l’univers » l’ennui, dans son acception pascalienne de face-à-face impitoyable avec soi-même. En a-t-il fait l’expérience lors de son séjour en prison de 1944, deux ans avant la rédaction d’Un roi sans divertissement ? Quoi qu’il en soit, c’est à la faveur d’un moment de désœuvrement qu’en 1946 il se retranche dans sa petite ferme de la Margotte pour y rédiger en un mois et dix jours ce roman labyrinthique. Une grande lumière tempère cependant la noirceur de ce texte : ce sont les liens d’amitié, d’empathie qui unissent les personnages. On peut les voir à l’œuvre notamment dans les inlassables rondes organisées par le trio Saucisse / le procureur / Mme Tim afin de détourner Langlois de ses sombres tentations. Si leurs échanges peuvent sembler énigmatiques, c’est qu’ils communiquent par sous-entendus. Humanité consolatrice que celle de ces connaisseurs et autre amateurs d’âmes qui ne sont pas nés de la dernière pluie, savent aimer, compatir et - peut-être comme le lecteur rêvé de Giono - lire entre les lignes. 

Laure Egoroff

Un roi sans divertissement et autres romans seront publiés dans la collection la pléiade chez Gallimard le 27 février

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