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Angle mort

58 min
À retrouver dans l'émission

Réalisation Michel Sidoroff

Cycle polar, proposé par Sylvie Granotier

La fiction de France Culture a proposé à Sylvie Granotier la conception d’un cycle de polars français pour la tranche Drôles de drames le samedi soir à 21 h 00.

Réécoutez donc :

Tolérance zéro deDominique Manotti et Sandro Tomà (7 avril à 21h)

La rue furieuse de Marc Villard (14 avril à 21 h)

L’innocence par Arturo Bandini , Caryl Férey, en direct dans les studios de Radio France (21 avril à 21 h)

« Dans la mythologie de la Série Noire, figure l’emplacement ancien de ses bureaux chez Gallimard : en sous-sol, mal éclairé, près des poubelles.

Etrangement, les spécialistes du genre situent le polar français à peu près au même endroit, élevant au pinacle les Américains, les historiques, Chandler, Hammett, Chase… comme les contemporains, Elroy, Connelly, Lehane, Westlake…ou décidant soudain que le bon polar s’écrit en Scandinavie. L’herbe reste décidément plus verte ailleurs, et le polar français dans le cagibi mal éclairé de la critique et des historiens.

Or, sorti de la voie à sens unique tracée par Manchette, le roman noir français s’est envolé depuis des lustres dans des directions multiples et il vole souvent haut.

Je réfléchissais donc à la façon de défendre le polar français contemporain en général quand le service de la fiction de France Culture m’a demandé d’imaginer une collection polar pour la radio.

J’ai proposé à trois auteurs, amis et admirés, de se joindre à moi pour imaginer, chacun, une pièce radiophonique. Sujet libre. La seule contrainte étant de se placer en vis à vis d’un auteur de référence.

Dominique Manotti et Sandro Tomà, avec Tolérance Zéro, en forme d’hommage à Mc Bain, ont raconté une histoire de commissariat de banlieue parisienne. Caryl Ferey a détourné le personnage de Bandini pour parler de la schizophrénie en fiction. Avec La Rue furieuse, Marc Villard a joué le blues de la misère comme Mac Coy dans On achève bien les chevaux. Dans Angle Mort, je me suis essayée au Whodunit (roman à énigme) comme fit Hammett avec L’Introuvable. J’espère que cette collection permettra de ré-entendre ou de découvrir ces voix contemporaines qui font vibrer le noir. »

Sylvie Granotier

Angle mort de Sylvie Granotier

Réalisation : Michel Sidoroff

Suivi éditorial : Caroline Ouazana, conseillère littéraire

« Souvent tentée de m’essayer au roman à énigme, j’en ai saisi l’occasion en écrivant la pièce radiophonique : Angle Mort. Fausses pistes, chausse-trapes et retournement final, à ma façon, sans tricher mais en jouant sur le mensonge qui fonde la vie privée et sociale.

Eléonore, la victime, est une femme riche d’une soixantaine d’années. Elle a élevé trois enfants, Alice, sa fille légitime, Luc, devenu récemment le fiancé d’Alice et François qu’elle a sorti de la misère. C’est ce dernier qui trouve le cadavre de sa bienfaitrice gisant dans son salon, au pied de l’escalier. Coupable idéal, il est immédiatement incarcéré mais proteste avec véhémence de son innocence. La vieille femme de ménage, madame Parmentier, en dit trop ou pas assez. L’excentrique avocate de François, Prudence, tire les ficelles pour mieux les emmêler et Luc et Alice règlent leurs comptes. Trois héritiers, trois suspects. La clé de l’énigme est dans l’angle mort. »

Sylvie Granotier

Sylvie Granotier est née en Algérie.

Petite enfance parisienne, enfance au Maroc puis études de Lettres et cours de théâtre à Paris. Quelques années de voyages, des Etats Unis au Brésil, en passant par Hong Kong et l’Afghanistan. Petits boulots, mannequinat et autres improvisations. Commence à travailler comme actrice et traduit des nouvelles américaines (Enorme Changement de Dernière Minute de Grace Paley). Le pas vers l’écriture est franchi. Premier roman, Courrier Posthume , publié en 1989. Treize autres suivront, tous du même genre littéraire : le polar. Une exception, un livre d’entretiens avec des sans-papiers emprisonnés, avec Michèle Lesbre publié au Seuil. Mais d’où venez-vous ? Depuis, ses deux carrières d’écrivain et d’actrice sont parfois reliées par l’écriture de scénarios. La Rigole du Diable sorti chez Albin Michel en janvier 2011 a obtenu le Prix Sang d’Encre. Le téléfilm, Un soupçon d’innocence dont elle est scénariste, a obtenu le prix d’interprétation féminine à La Rochelle en 2010.

Avec :

Prudence : Nathalie Blanc

Mme Parmentier : Brigitte Faure

Alice : Sonia Manson

François : Thibault Vinçon

Luc : Philippe Weissert

Et les voix de : Catherine Artigala, Marc Léonian , Corinne Rousseau

Bruitages : Bertrand Amiel

Prise son, montage mixage : Jehan-Richard Dufour, Sébastien Labarre

Assistante à la réalisation : Cécile Laffon

Intervenants
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