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Portrait de Joris-Karl Huysmans en 1895.
Épisode 3 :

Partie 3

57 min
À retrouver dans l'émission

Hyacinthe Chantelouve connaît les prêtres sacrilèges, elle a l’expérience de la messe noire et incline au diable. Elle pourra faire accéder Durtal aux territoires proscrits dont il rêve depuis longtemps

Portrait de l'auteur Joris-Karl Huysmans en 1896
Portrait de l'auteur Joris-Karl Huysmans en 1896 Crédits : Art Images/Heritage Images - Getty

A l’occasion de la parution des Romans et nouvelles de Huysmans dans La Pléiade, édition publiée sous la direction d’André Guyaux et de Pierre Jourde. 

« Soit un plumitif célibataire, nommé Durtal, forcené d’érudition, qui tente de vivre dans un monde qu’il exècre. Tout occupé à écrire une biographie de Gilles de Rais, il se love dans les siècles anciens, peu enclin à se commettre avec la vie contemporaine. Mais voilà que Durtal est dérangé par une femme, Hyacinthe Chantelouve, […]
Loin d’être une quelconque maîtresse de passage, elle est une médiatrice irremplaçable. Elle connaît les prêtres sacrilèges, elle a l’expérience de la messe noire et incline au diable, dont le protagoniste tient justement à évaluer la présence à l’ère moderne. Elle pourra le faire accéder aux territoires proscrits dont, curieux et perplexe, il rêve depuis longtemps. »
« Publié en 1891, Là-bas offre un contraste saisissant avec les œuvres précédentes de Huysmans, qui ne se contentent plus d’imaginer, quand bien même l’imagination joue un rôle remarquable dans le récit, mais d’explorer une réalité  -la sorcellerie, les sciences occultes, la magie noire- suivant deux plans : celui du passé, à travers le récit biographique mené par Durtal sur Gilles de Rais, et celui du présent, dans la cité moderne qui continue d’abriter des adeptes du Malin. Investigation historique, philosophique et anthropologique, l’enquête de Durtal suit ces deux voies, qui finissent par s’entrelacer dans une noire cérémonie finale, pétrie de traditions profanatrices anciennes, et cependant parfaitement contemporaine du lecteur parisien de la fin du XIXème siècle. »

(Guy Ducrey et Francesca Guglielmi, extraits de la notice de La Pléiade)

Adaptation : Simon Guibert
Réalisation : Jean Couturier Remise en ondes de Clotilde Pivin

Avec : Olivier Claverie  (Durtal), Alice-Yann Schmitz   (Hyacinthe Chantelouve), Philippe Laudenbach    (Des Hermies), Jean Bollery   (Gévingey), Bernard Musson (Carhaix), Josette Stein (Madame Carhaix), François Gamard  (le chanoine docre)

Et les voix de Judith Morand et Anne Steffens

Bruitage : Bertrand Amiel
Prise de son, montage et mixage : Bruno Mourlan et Jean-François Néollier
Assistante de réalisation : Julie Beressi

Joris-Karl Huysmans est né à Paris le 5 février 1848, il suit pendant quelque temps des cours de droit, puis devient, en 1868, petit fonctionnaire au ministère de l'Intérieur. Incorporé en 1870 dans les mobiles de la Seine, réformé, réintégré dans son ministère, il fait quelque temps après la guerre un voyage en Hollande, à la suite duquel il prend les prénoms de Joris-Karl En 1874, il publie à compte d’auteur Le Drageoir à épice, recueil de poèmes en prose, et en 1876 un premier roman, Marthe, histoire d'une fille. Ces débuts le font remarquer d'Émile Zola et, en compagnie de Henry Céard, Guy de Maupassant, Paul Alexis et Léon Hennique, Huysmans, avec sa nouvelle Sac au dos, collabore aux Soirées de Médan, recueil-manifeste de la jeune école naturaliste. En 1879, c'est à Zola qu'il dédie Les Soeurs Vatard. En ménage (1881)  décrit l’itinéraire d’André Jayant, romancier raté, célibataire en proie à des « crises juponnières ». A vau-l’eau (1882) met en scène un célibataire encore, Folantin. Il est Huysmans, l’homme moderne, M. Tout-le-monde, personne. En 1884, A Rebours marque un tournant. Barbey d’Aurevilly réutilisa la formule par laquelle il avait salué Les Fleurs du Mal : après un tel livre, l’auteur n’a plus qu’à choisir « entre la bouche d’un pistolet et les pieds de la croix ». Là-bas (1891) est le roman du satanisme, et En route (1895) une sorte de Là-haut, le roman de sa conversion qui va se poursuivre avec La Cathédrale (1898) et L'Oblat (1903). Il meurt à Paris 12 mai 1907, après de terribles souffrances supportées avec une foi ardente. 

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