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John William Polidori

"Le Vampire" de John William Polidori

57 min
À retrouver dans l'émission

Eté 1816. Participant à un concours d’histoires macabres, Polidori, le jeune médecin de Byron, invente la figure du vampire, jusqu’alors cantonné à la tradition folklorique, en en faisant un personnage séduisant, aristocratique et ténébreux… éminemment byronien.

John William Polidori
John William Polidori Crédits : Hulton Archive - Getty

Soirée spéciale avec Mauvais genres à l’occasion de l’exposition Vampires, de Dracula à Buffy jusqu'au 20 octobre 2020 à la Cinémathèque
Le Vampire de John William Polidori, traduit par Alain Morvan est paru dans La Pléiade Dracula et autres écrits vampiriques en avril 2019.
« Été 1816 : Lord Byron loue une villa au bord du lac Léman, la villa Diodati, en compagnie de Mary Shelley, Percy Shelley et John William Polidori. La pluie incessante oblige tous ces jeunes gens à se réfugier dans la lecture, notamment celle de Fantasmagoriana, un recueil d’histoires de fantômes. Sur une proposition de Byron, chacun est invité à écrire une histoire fantastique : Mary Shelley invente la créature de Frankenstein, et John Polidori entame la rédaction d’une nouvelle dans laquelle apparaît pour la première fois la figure bientôt célèbre du vampire.
Il ne possède pas encore les traits du Dracula de Bram Stoker, mais il a déjà tout pour ravir les amateurs – d’ailleurs, il paraît plutôt séduisant, à première vue. Il faut dire que pour caractériser ce premier vampire dédaigneux et manipulateur, Polidori se serait inspiré de Byron lui-même, dont il était le médecin et le souffre-douleur. »                                                                                                                   

Pierre Senges 

Traduction : Alain Morvan
Adaptation : Pierre Senges
Réalisation : Jean-Matthieu Zahnd

La Villa Diodati un hôtel particulier situé dans le village de Cologny près du lac Léman en Suisse en 1816
La Villa Diodati un hôtel particulier situé dans le village de Cologny près du lac Léman en Suisse en 1816 Crédits : DEA / G. DAGLI ORTI - Getty

Avec :  Arnaud Bedouet, Brice Hillairet, Christophe Montenez de la Comédie-Française, Evelyne Guimmara et Rebecca Stella
Equipe de réalisation : Valentin Azan-Zielinski, Manu Couturier, Etienne Colin, Vivien Demeyère

John William Polidori (Londres, 1795 – Londres, 1821), est connu pour la nouvelle Le Vampire (The Vampyre : A Tale), parue en 1819, un texte fondateur qui apporte l’impulsion décisive permettant au genre gothique de donner naissance à l’une de ses modalités les plus spectaculaires : la littérature vampirique.
« Les dons intellectuels de Polidori sont considérables et, à certains égards, dignes du prodigieux. Ancien élève du collège catholique d’Ampleforth, il devient docteur en médecine de l’Université d’Edimbourg à l’âge exceptionnellement précoce de 19 ans. Sa thèse, rédigée en latin, témoigne d’une certaine prédisposition à l’extraordinaire, sinon au fantastique, puisqu’elle porte sur le syndrome du somnambulisme assorti de cauchemars. Fort cultivé, excellent linguiste, impressionnable et imaginatif, Polidori se pique d’écrire et, dans son ambition souvent pathologique, il aspire à la gloire littéraire.  Lorsque Lord Byron décide en 1816, de partir pour le continent européen, il engage le jeune homme, qui n’a pas encore 21 ans, comme médecin personnel. […] L’illustre poète ne prend pas son compagnon au sérieux, […] il se gausse de sa puérilité et l’affuble du surnom peu flatteur de « Pollydolly ».
Outre Le Vampire, un journal et une correspondance, Polidori a publié des poèmes - Ximenes, Le Couronne et autres poèmes ainsi que La Chute des anges, poème sacré, divers essais dont l’un traite de la peine de mort, et un roman puissamment irrigué par la sève gothique : Ernestus Berchtold ou l’Œdipe moderne.
« La mort de Polidori est à l’image du reste de sa vie : prématurée et peu soucieuse de conformité aux normes en vigueur. Elle survient à Londres, le 24 août 1821, alors qu’il n’est âgé que de 25 ans. Même si certains commentateurs  ont penché pour la thèse de l’empoisonnement accidentel –  et il est vrai que le jeune médecin aimait à manipuler les substances chimiques -, l’opinion majoritaire privilégie celle du suicide, qui est encore taboue dans l’Angleterre du début du XXème siècle. »

(Extraits de la notice d’Alain Morvan, La Pléiade)

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