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 Le 11 octobre 2008, à Teltow, dans la banlieue de Berlin, en Allemagne
Épisode 1 :

Le retour de Victor Blainville

58 min
À retrouver dans l'émission

Novembre 1989. Après 3 ans de captivité, Victor Blainville retrouve Paris, son appartement et ses bonnes vieilles habitudes. En apparence. Car depuis son kidnapping, le monde a bien changé et ce n’est qu’un début…

Chute du mur de Berlin en 1989
Chute du mur de Berlin en 1989 Crédits : ullstein bild - Getty

8 novembre 1989. Victor Blainville, photographe reporter nonchalant et érudit, est de retour à Paris après trois années de captivité à l’étranger. Dès le lendemain de son arrivée, le monde accélère furieusement sa course : la chute du mur de Berlin entraîne avec elle l’effondrement du Bloc de l’Est.
A peine rentré chez lui, Victor est sollicité de tous côtés. Son ami Marc, directeur du journal de gauche Le Soir, cherche à le joindre depuis Berlin, et envoie Solveig, une journaliste d’origine tchèque, recueillir son premier témoignage. Laurent, le flic-toubib enthousiaste et envahissant, veille à son retour à la vie normale. Et Lourcet, réalisateur de télévision en fin de carrière, tente de le convaincre d’être le sujet d’un reportage sur sa captivité. Quelques jours plus tard, son camarade de détention, Alex Katz, meurt sous ses yeux dans un étrange accident. Puis, au détour d’une rue, une femme mystérieuse lui remet un carnet, le journal intime de l’année 1938 du père d’Alexandre : Alfred Katz. Victor, accompagné de Solveig, plonge dans la lecture du carnet et découvre la vie de ce jeune militant trotskyste, fasciné par André Breton et les surréalistes, et amoureux de Mila, modèle nu favori de Man Ray. Les surréalistes sont là. Les trotskystes aussi, « fantômes aux fronts troués », assassinés par la police de Staline. Peu à peu, au fil d’une sorte d’enquête qui prend parfois la forme d’une déambulation et nous conduit souvent vers des fausses pistes, les deux intrigues se télescopent, le passé et le présent se croisent, et le hasard objectif s’en mêle.

Adaptation radiophonique : Maya Boquet
Conseillère littéraire Caroline Ouazana
Réalisation : Sophie-Aude Picon
 

Avec
Antoine Mathieu , François Loriquet , Bruno Paviot , Lenka Luptakova , Christophe Brault , François Chattot , Martine Schambacher , Chloé Baker , Grégoire Lagrange , Céline Milliat , David Gouhier , Robert Hatisi , Vincent Nemeth , Pascaline Baumard, Didier Mérigou, Sébastien Faglain, Stéphane Szestak

Et les voix dePierre-Jean Malye, Christine Armanger, Caroline Binder, Cécile Arnaud, Maya Boquet.

Bruitage : Céline Bernard et Patrick Martinache
Musique originale : Dominique Massa
Saxophone ténor et clarinette basse : Virgile Lefèbvre
Alto : Matthieu Bauchat
Violon : Thibault Maudry

Prise de son, montage et mixage : Julien Doumenc et Bastien Varigault
Assistant à la réalisation : Félix Levacher

Né le 14 mars 1947, Jean-François Vilar est mort le 16 novembre 2014, quatre jours avant la réédition en poche de son roman majeur Nous cheminons entourés de fantômes aux fronts troués, d’abord publié en 1993 au Seuil dans la collection Fiction & Cie. .
A 20 ans, alors étudiant en philosophie, il participe à mai 68, devient militant trotskyste avant d’entrer à la Ligue Communiste Révolutionnaire et de participer en 1976 au lancement du quotidien Rouge. En 1981, il démissionne, se détache de la Ligue, et, répondant à l’annonce d’un concours dans Télérama, il écrit C’est toujours les autres qui meurent marquant les débuts de Victor Blainville, son personnage récurrent, héros dilettante et flâneur émérite.
Il obtient alors le Grand Prix du roman noir Télérama avant d’être publié par Fayard Noir. Viendront ensuite Passage des singes, Etat d’urgence, Bastille Tango, Djemila, Les exagérés, Nous cheminons entourés de fantômes aux fronts troués, romans très sombres, qui disent la désillusion, les compromis, ou les trahisons de ces générations qui ont tellement aimé la révolution.
En 1998, il reçoit le grand prix Hammett du roman noir pour l'ensemble de son œuvre.

Explorant aussi bien la fiction que le documentaire, Maya Boquet a écrit des dramatiques radiophoniques (France Culture, France Inter, Radio Campus Bruxelles), mené une enquête sonore sur le dernier bistrot d’un village picard (Bourse Brouillon d’un Rêve Sonore), mis en scène des spectacles fait de fragments de réel (Lenka Nehanebna, Anatomie d’une enquête), ou encore collaboré avec différents metteurs en scène en tant que dramaturge (Mathieu Bertholet, Julien Fisera, Emilie Rousset, Gérard Watkins). En 2013, elle a co-fondé avec Lenka Luptakova, le groupe franco-belge Radio Femmes Fatales qui produit et joue des pièces radiophoniques en live sur scène et retransmises en simultané sur des radios locales.

Nous cheminons entourés de fantômes aux fronts troués de Jean-François Vilar est publié aux éditions du Seuil.

  • A écouter ici en son immersif, au casque vous entendrez , la différence !
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