LE DIRECT

Nuit blanche 2012, en public et en direct du Palais de Tokyo : portrait au revolver

58 min
À retrouver dans l'émission

En public et en direct du Palais de Tokyo à Paris

Un documentaire sur scène de Stéphane Bonnefoi (production) et Céline Ters (réalisation)

Avec des lectures du comédien Grégoire Leprince-Ringuet et du chanteur Daniel Darc.

  • « Tant que je n’aurai pas surmonté le goût du plaisir, je serai sensible au vertige du suicide, je le sais bien » - * J.R.
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_ Crédits : Sona Yéghiayan - Radio France
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_ Crédits : Sona Yéghiayan - Radio France

Le feu de la première guerre. L’emprise violente de Dada. Le corps à corps fugitif, désespéré, avec l’écriture. Le souffre du plaisir. Le vertige du suicide…

Jacques Rigaut n’a vécu que 30 ans, mais il a laissé sur ses contemporains, et bien au-delà, un souvenir aussi entêtant que son obsession méticuleuse pour le suicide.

Maître des aphorismes, des récits sacrifiés, des manuscrits raturés sur le vif, Rigaut a écrit comme il a vécu : sans espoir du lendemain.

Portrait au revolver , objet documentaire diffusé le 24 avril dernier pour l’Atelier de la création de France Culture, sera joué en live le 6 octobre 2012 à 21 h au Palais de Tokyo, dans le cadre de la Nuit blanche parisienne.

Archives sonores, entretien, musiques, bande son du film de Louis Malle Le feu follet­ et lectures : cette performance scénique est une autre manière de « voir » le documentaire radiophonique, et surtout d’entendre les écrits détonants de celui qui voyageait avec son suicide à la boutonnière…

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rigaut Crédits : Radio France

Jacques Rigaut est né le 30 décembre 1898 à Paris. Il publie son premier texte dans la revue Action en 1920, aux côtés d’Artaud, Tzara ou Max Jacob. L’année suivante, il signe le manifeste « DADA soulève tout ». Dandy, gigolo, alcoolique et héroïnomane, il se marie avec une richissime américaine, Gladys Barber en 1923. L’idylle durera quelques semaines. Rigaut ne publiera plus aucun texte. Il mène une vie misérable à New-York et le 20 juillet 1924, il se jette dans un miroir. Ses amis le rapatrient en France. Le matin du 6 novembre 1929, le directeur et gérant de l’Agence générale du suicide se tire une balle en plein cœur. Il a 31 ans.

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