LE DIRECT
"Prendre le large"

Prendre le large !

59 min
À retrouver dans l'émission

Au terme d’une année traversée par deux confinements , quoi d’étonnant que nous nous tournions vers le grand large pour ces lectures en direct du Théâtre de la ville, à la recherche du "fantôme insaisissable de la vie" ?

"Prendre le large"
"Prendre le large" Crédits : Nick Brundle Photography - Getty

Quand s’installe dans mon âme un humide novembre et que je me surprends à suivre le premier cortège funèbre qui passe, alors je m’embarque sans délai. Caton à Rome  autrefois se donna la mort, moi je lève l’ancre  tranquillement. Tous les hommes ont un jour où l’autre vis-à-vis de l’océan éprouvé des sentiments semblables aux miens.

C’est sur ces mots d’Ismaël que s’ouvre Moby Dick et sur ces mots que la philosophe Cynthia Fleury s’appuie pour ouvrir dans son dernier livre sa réflexion sur le ressentiment qui nous guette aujourd’hui car, dit-elle : "tant que la rêverie océanique prédomine chez l’homme, elle constituera une sorte de rempart contre une ténèbre plus intérieure et dangereuse, à savoir l’amertume et sa cristallisation définitive qui débouche sur le ressentiment".

Au terme d’une année traversée par deux confinements , quoi d’étonnant que nous nous tournions vers le grand large pour ces lectures en direct du Théâtre de la ville, à la recherche du "fantôme insaisissable de la vie",  en suivant le fil de la philosophe et sa bataille contre l’amertume, en assemblant des extraits de textes choisis dans la littérature et la poésie comme autant de vagues et d’éclats maritimes.

Réalisation : Christophe Hocké
Choix des textes : Pauline Thimonnier

Avec : Éric Elmosnino et Anne-Lise Heimburger 

Musique originale de Thomas De Pierrefeu
Prise de son, montage, mixage : Andreas Jaffre et Manon Houssin
Bande sonore créée par Sophie Bissantz et Elodie Fiat
Assistante à la réalisation : Manon Dubus

Extraits lus pendant la soirée :

Cynthia Fleury, Ci-gît l’amer, Guérir du ressentiment, NRF, Gallimard, 2020. 

Herman Melville, Moby-Dick ou le Cachalot (1851), trad. de Philippe Jaworski, Quarto Gallimard, 2018 (2006). 

Jules Michelet, La Mer (1861). 

Charles Baudelaire, L’homme et la mer, in Les Fleurs du mal (1857). 

Ernest Hemingway, Le vieil homme et la mer (1951), trad. Philippe Jaworski, Gallimard, 2017.

Daniel Defoe, Robinson Crusoé (1719), Gallimard, 1959. 

Fernando Pessoa, Ode maritime (1915), trad. Armand Guibert, éd. Fata Morgana, 1980.

Marguerite Duras, La vie tranquille, Gallimard, 1944.

En direct de l'espace Cardin du Théâtre de la Ville

L'équipe
Production
Conseiller(e) littéraire
Avec la collaboration de
À venir dans ... secondes ...par......