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Virginia de Jens Christian Grondahl

1h
À retrouver dans l'émission

Traduit du danois par Alain Gnaedig

Adaptation : Hervé Prudon

Réalisation : Etienne Vallès

Rediffusion du 16 Mai 2009

De « Virginia », du Danois Jens Christian Grondahl, on peut dire que c’est un roman qui se déroule en quatre tableaux sur trois époques et dont le sujet serait l’illusion de la vie.

Les couleurs en seraient le soleil indécis des étés pâles de la Baltique, le ciel violet de Paris sous l’orage, la neige, et le gazon d’un vert fluo des jardins de banlieue.

Les lieux sont vides, on y parle bas : prés inondés avant la mer, rues d’Auteuil un dimanche, un cimetière en hiver. Et à la fin, bruyant, brutal, vulgaire, un fils qui a besoin d’une vérité, comme si c’était important...

S’il fallait apparenter Grondahl au milieu littéraire français, il serait le cousin de Patrick Modiano et de Marguerite Duras.

Son écriture scandée laisse place au silence, au vide, comme des plages d’existence où il ne se passe rien.

Ce sont souvent des silences gênés, des vertiges de la mémoire, des cachettes de l’âme, des trous, et quelques mots pour résumer, à partir de l’enfance, une vie en pointillé. Ou bien intervenir sur cette vie, en réécrire l’histoire selon une logique apaisante.

Parce que sa légèreté est grave, et sa douleur pudique, même s’il est tour à tour l’enfant presque invisible, le passant aérien, l’oisif impersonnel, J.-C. Grondahl reste un compatriote de Kierkegard, l’auteur du « Concept du Désespoir » et l’on reste effaré, étourdi par cet « Abrégé de la Vie » après la seule et la dernière bouffée de Virginie. » Hervé Prudon.

Virginia de Jens Christian Grondahl, traduit du danois par Alain Gnaedig, est publié aux éditions Gallimard.

Jens Christian Grondahl est né en 1959 à Copenhague.

Auteur d’une quinzaine de romans, il a également écrit divers essais, pièces de théâtre, et pièces pour la radio. Grande figure de la prose danoise, il a remporté de nombreux prix et ses livres sont traduits dans une vingtaine de langues. Ses ouvrages traduits en français sont : Eté indien (1996) au Le Serpent à plumes et chez Gallimard : Silence en octobre (1999), Bruits du cœur (2002), Sous un autre jour (2005), Piazza Bucarest (2007).

Hervé Prudon

En 1978, Gallimard publie son premier roman Mardi gris . Un an plus tard, il enchaîne avec Tarzan malade et Banquise en 1981. Ses trois premiers romans font d’Hervé Prudon le chef de file du nouveau polar français. Il touche également aux domaines du théâtre, de la poésie, du roman et des nouvelles. En 1996, son vingtième tome de Poulpe est une rupture radicale avec le début de la série. En 2002, il publie Les Inutiles , en 2006, Ze big slip , et en 2008 La langue chienne . Hervé Prudon est l'un des auteurs français les plus respectés dans l'univers du polar. Parallèlement, il a écrit de très nombreuses fictions et adaptations radiophonique pour France Culture.

Avec :

Caroline Breton, Clément Hervieu-Léger, Philippe Laudenbach, Annick Alane, Guy Chapellier, Hervé Furic

Et les voix de : Sophie Barjac, Rémi Goutalier, Wolfgang Kleinertz, Philippe Weissert

Bruitages : Sophie Bissantz

Prise de son et mixage : Philippe Carminati

Assistance technique et montage : Sébastien Royer

Assistante : Anne-Laure Chanel


Suivi d’une micro Fiction

"Hymnes à la haine" de Dorothy Parker

traduit de l'américain par Patrick Remaux

et Dominique Letellier

Réalisation : Etienne Vallès

Rediffusion du 14 Décembre 2010

Dorothy Parker publie son premier poème en 1915, à 22 ans, et ne cesse d'en écrire ensuite, au fil de ses collaborations dans divers journaux new-yorkais ou californiens. Ceux qui se trouvent réunis sous le titre "Hymnes à la haine", ont été publiés en 1916 dans "Vanity Fair" : "Les femmes", "Les hommes", "La famille", "Les actrices", "Les raseurs", "Les films", etc., tous objets de la rage de l'écrivain et chroniqueuse à la plume acide, assassine, chants de haine comme autant de "discours non politiquement corrects" d'une singulière modernité.

Dorothy Parker (1893-1967) fut une critique littéraire et théâtrale, écrivain et intellectuelle célèbre des Etats-Unis durant l'entre-deux-guerres, l'amie des Fitzgerald, d'Hemingway, de Gertrud Stein et de Louise Brooks...

« Les fêtes, les livres »

Poèmes lus par Hélène Lausseur

Montage : Jean Baptiste Etchepareborde

Prise de son et mixage : Serge Ristitch

Assistante de réalisation : Louise Loubrieu

Réalisation : Etienne Vallès

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