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Cycle Dimitris Dimitriadis-Insenso suivi de Stroheim

2h
À retrouver dans l'émission

Insenso - Opéra Traduit du grec par Constantin Bobas et Robert Davreu.

Réalisation : Alexandre Plank Dimitirs Dimitriadis, poète, romancier, traducteur, n'aime pas le cloisonnement entre les genres littéraires, et son théâtre est souvent une contestation du texte ainsi que de l'auteur. Il prône un théâtre sans limites où nous observons la destruction et la reconstruction des mondes, un théâtre souvent cosmogonique. Le langage poétique, la parole singulière à la fois destructrice et créatrice de la langue, en constitue le vecteur principal. Insenso est un texte court, dense, un monologue dramatique où la parole est portée par le souffle du personnage traversant le temps et l'espace presque d'un seul trait, une flèche du début à la fin. Il reprend l'intrigue du film de Luchino Visconti, Senso , lui-même inspiré par la nouvelle homonyme de Camillo Boito. Emportée par le souffle d'une voix multiple, la comtesse Livia Serpieri n'est qu'amour pour le sous-officier Franz Mahler qui vient d'être exécuté sur sa propre dénonciation. C'est à ce moment précis, dans ce temps suspendu, que la pièce commence, à l'intersection d'une double trahison, celle de l'amour, celle de la patrie, dont Livia Serpieri devient l'intercepteur; mais où la trahison doit aussi s'entendre dans le sens de la révélation. - extrait de la préface de Constantin Bobas et Robert Davreu Avec Adeline Guillot et Pierric Plathier. Musique : François Marillier. Prise de son, montage, mixage : Claire Levasseur, Régis Nicolas. Assistante : Marie Plaçais

Suivi de Stroheim - un film muet.

Réalisation : François Christophe Les textes de théâtre contemporains s'inspirent parfois du théâtre grec antique en en reprenant les thèmes et les dispositifs. Dans Stroheim, Dimitris Dimitriadis explore une autre scène primitive : celle des débuts du cinéma, et l'une de ses figures emblématiques : le cinéaste et acteur Erich von Stroheim. Le cinéma muet est une scène originelle avec son traumatisme : le passage du muet au parlant. Franchissement qui aura des conséquences non seulement sur les acteurs (ici Gloria Swanson dont la carrière, comme beaucoup d'autres, fut interrompue par le parlant), mais aussi sur la représentation théâtrale telle qu'elle perdure au début du XXe siècle : désormais le théâtre ne pourra plus se contenter de raconter des histoires et de mettre en place des scenarios au déroulé linéaire, fonction remplie avec efficacité par le cinéma parlant. Retiré avec sa compagne Denise, Erich von Stroheim voit survenir Norma Desmond, l'héroïne du film « Sunset boulevard » de Billy Wilder dans lequel il jouait. Comme une vision impossible, inaccessible au temps, le personnage parle, évoque le passé et l'avenir, mais aussi la comédienne qui l'interprétait. Et du personnage à l'actrice, de la vie du réalisateur-acteur à la scène du théâtre, du monde des vivants à celui des morts, se dessine l'abyme envoûtant de notre présence au monde. - extrait de la préface de Christophe Pellet. Centrés sur des figures emblématiques du cinéma, ces deux textes interrogent le rapport au réel. Dimitris Dimitriadis travaille le rythme de l'écriture - ce dont témoigne la graphie - de façon à rendre perceptible les mouvements souterrains des êtres : monologue à multiples registres pour Insenso , sorte de dialogue syncopé à trois personnages pour Stroheim . Ces deux textes sont publiés chez Espaces 34. Avec Avec : Michel Baumann, Dominique Valadié, et Jany Gastaldi. Prise de son et mixage : Claire Levasseur Assistante de Réalisation : Marie Placais

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