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Guitou
Épisode 1 :

Guitou

49 min
À retrouver dans l'émission

Armance a sept ans, l’âge où l’on se pose naturellement des questions. À défaut d’avoir trouvé un véritable ami, elle se tourne vers les cartes postales qui traînent dans les tiroirs de son père et y fait la connaissance de Guitou…!

Guitou
Guitou Crédits : @Jeanne Roualet

Réalisation : Christophe Hocké Conseillère littéraire Caroline Ouazana

Enregistré le 4 février 2017 au Quartz à Brest dans le cadre du Festival Longueur d’ondes

J’écris pour le théâtre depuis bientôt vingt ans. J’ai commencé à écrire pour le théâtre en écrivant pour la radio. La première pièce de théâtre que j’ai écrite a été une fiction radiophonique avant d’être une pièce de théâtre. Je pourrais dire que la radio a toujours été l’un de mes théâtres.                      
J’ai écrit Guitou dans un hameau du Morvan.                      
Aucun de mes amis d’enfance ne se prénommait Guitou. J’ai choisi ce nom en hommage à un régisseur plateau bordelais. C’était un très chic type et je voulais qu’il sache que je trouvais que c’était un très chic type.                      
J’ai écrit Guitou à la naissance de ma fille. J’ai oublié si c’était juste avant ou juste après, mais c’était dans ces eaux-là de sa naissance. Pour lui souhaiter la bienvenue. Elle s’appelle Armance. Dans Guitou, si la petite fille s’appelle Armance, si le monsieur qui écrit s’appelle Fabrice, c’est parce que j’aime bien quand les JE sont troubles. J’aime la beauté du pacte autobiographique, quand le fantastique, l’onirique, le magique, sournoisement, viennent l’altérer. Prêcher le faux dans le vrai, le vrai dans le faux.                      
Je n’écris pas pour les enfants. Les enfants n’existent pas. J’essaie d’écrire depuis l’enfance. Le point de départ, c’est toujours l’abandon à une rêverie sur l’enfance. Une rêverie d’adulte en terrain désolé. On n’a jamais la garantie de rencontrer l’Enfantin (quelque chose qui serait plus vrai, plus présent que le souvenir). Mais on cherche, on espère, on rate, on recommence.                      
Ecrire, ce serait s’effacer soi-même, avec une vieille gomme dégueulasse, qui laisse des traces.                      
La nostalgie, ce serait l’inachevé. J’aimerais redonner du muscle à ce mot. Regarder les liens brisés sans se chialer dessus, ou alors en chialant de tous ses muscles, avec une énergie du diable.                      
N-O-S-T-A-L-G-I-E : Ce que je n’ai pas su finir. Autrement dit : presque tout. 

Fabrice Melquiot

Avant la Fiction vous pouvez écouter Marie Amélie Robilliard la spécialiste de Fabrice Melquiot, au micro de Blandine Masson

Écouter
10 min
Entretien Marie Amélie Robilliard au micro de Blandine Masson

Avec
Grégoire Monsaingeon  ( Fabrice)
Laure Mathis  ( Petite Amie)
Emmanuelle Destremau  ( Armance)
Jean-Noël Lefèvre   (Guitou)

Musique originale composée par Mocke et interprétée par Dominique Depret et Rémy Poncelet
Prise de son, montage et mixage : Manon Houssin, Ivan Charbit
Assistant à la réalisation : Pablo Valero

Guitou de Fabrice Melquiot est publié et représenté par L’Arche Editeur – Agence Théâtrale     

Chroniques

21H59
55 min

Fictions / Théâtre et Cie

Cycle Fabrice Melquiot (1/3) : Les tournesols

Bibliographie

Guitou

GuitouFabrice MelquiotArche éditeur, 2011

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