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Costume de la pièce "La mort de tintagiles" jouée en 1905 en erussie
Épisode 1 :

La Mort de Tintagiles

1h15
À retrouver dans l'émission

Denis Podalydès est un grand lecteur de l’œuvre de Maurice Maeterlinck. En y consacrant deux émissions, Théâtre et Cie propose de mettre à l’honneur cette rencontre entre une écriture, son mystère et sa puissance, et l’univers théâtral et musical d’un homme de scène passionné.

Costume de la pièce "La mort de tintagiles" jouée en 1905 en erussie
Costume de la pièce "La mort de tintagiles" jouée en 1905 en erussie Crédits : Ria Novosti - AFP

La Mort de Tintagiles de Maurice Maeterlinck

Précédé de Pour un tombeau d’Anatole de Stéphane Mallarmé

D’après la mise en scène de Denis Podalydès, de la Comédie Française
Conception musicale : Christophe Coin et Garth Knox Réalisation : Blandine Masson et Baptiste Guiton Conseillère littéraire Pauline Thimonnier

  • Enregistré à l’Auditorium du Petit Palais le 5 décembre 2016

La Mort de Tintagiles : « comment habiter ce parage sans couleur ni contour » ?

Ecrit en 1894, La Mort de Tintagiles est un conte cruel dans lequel la mort – annoncée dès le titre – est omniprésente mais de manière ésotérique et métaphysique, au point qu’elle ne se dit pas, mais se joue dans une alternance de poésies et de silences. 

« La Reine veut Tintagiles et finira par l’arracher à Ygraine, dont la résistance, le courage et la force ne suffiront pas pour sauver l’enfant. Sitôt qu’on cesse d’imaginer ce qu’on lit, qu’on cherche à voir au lieu d’entrevoir, qu’on tâche de l’édifier - ne serait-ce que mentalement - sur une scène, d’en dresser la représentation concrète, on sait bien que cela même auquel on veut donner corps, se dérobe et disparaît. C’est le mystère Maeterlinck. Et pourtant tout est simple, tout est court, n’avance pas plus loin qu’au bord d’un abîme tout proche, que l’on se refuse à qualifier, la mort, le néant, ou la vie. Comment habiter ce parage sans couleur ni contour, mettre sur le théâtre ce qui le fuit tout en l’appelant ? », s’interroge Denis Podalydès. La lecture de la pièce qu’il propose y répond à sa manière et la composition musicale de Christophe Coin et Garth Knox, tout en instruments à cordes, vient renforcer cet équilibre mystérieux qui fait la force de l’écriture de Maeterlinck.

Avec

Denis Podalydès   Adrien Gamba Gontard   ( Tintagiles) (Comédie française)
Leslie Menu   (Ygraine)
Clara Noël  ( Bellangère)
Et les voix de : Cécile Bouillot, Garth Knox, et Cécile Brune et Claude Mathieu, de la Comédie française
Violoncelle et baryton à cordes : Christophe Coin Alto et viole d’amour : Garth Knox Prise de son, montage et mixage : Pierre Henry, Pierre Minne et Claude Niort Assistantes à la réalisation : Louise Loubrieu, Julie Briand

Remerciements aux équipes du Théâtre des Bouffes du Nord et du Petit Palais
 

Chroniques

22H15
42 min

Fictions / Théâtre et Cie

Le trésor des humbles de Maurice Maeterlinck

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