LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

Cycle Théâtre Hongrois proposé par Kristina Rady (2/2)

2h
À retrouver dans l'émission

Entretien de Kristina Rady avec György Schwajda Hymne de György Schwajda - Extraits Traduit par Jean-Loup Rivière et Anna Lakos Un père de famille, ouvrier, rentre tous les soirs ivre de fatigue et d'alcool. A la maison, son petit monde essaie de survivre. La misère est si grande qu'ils sont désormais obligés de revendre leurs épluchures. Ils sont sales, mal élevés, criblés de dettes et surtout...au coeur de la nuit, quand il est à bout, l'homme chante à tue-tête l'hymne national et réveille tout l'immeuble. C'en est trop pour la société qui se décide à les « aider ». Comités, syndicats, services sociaux, télévision, tous vont contribuer à régler leur cas. L'homme les remercie à sa façon... Notre père de György Schwajda Traduit par : Kristina Rády avec la collaboration d'Alexis Moati et Stratis Vouyoucas Le meunier, rentrant du marché pour rejoindre sa femme et ses enfants dans son moulin, découvre que lui, le meunier est déjà rentré. Une péripétie sans fin commence alors, où le meunier et le meunier se débattent pour savoir qui est le vrai meunier. Tous les membres de la famille apportent une « vérité-solution » à cette absurdité énigmatique. La meunière est perdu entre vie rêvé et réalité vécue. Le petit meunier plaide pour l'existence de son mauvais père violent que sa mère veut remplacer par un bon père biologique rêvé ou déporté et condamné à mort pour des raisons politiques. Le jeune meunier porte une parole philosophique au débat absurde de ce dédoublement et affirme que ces meuniers-à-vent n'existent que dans un monde imaginaire. La jeune meunière prétend avoir tué son vrai père, qui n'est ni le meunier, ni le meunier', mais un marchand de céréales. Mais là encore, la scène devient plus qu'absurde, car l'assassinat est revendiqué par chaque membre de la famille. Où tracer les limites entre réalité et fiction ? Ne songeons-nous pas tous à transformer notre quotidien monotone par la force de notre imaginaire ? Ne compensons-nous pas tous nos frustrations par nos fantasmes ? Qui est honnête est qui est menteur ? Désormais trois condamnés à mort, on ne sait plus, si politique, idéologique ou pénale se murent dans la confusion de leur double personnalité. Puis, le commerçant de céréales sort de la maison, intacte, remercie l'hospitalité chaleureuse et s'en va vers l'éternité.

Intervenants
L'équipe
Coordination
Avec la collaboration de
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......