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Cycle Zinnie Harris : Plus loin que loin

2h
À retrouver dans l'émission

Texte français de Dominique Hollier et Blandine Pélissier Proposé par Sandrine Lanno Une petite île battue des vents, perdue au milieu de l'océan atlantique. Lorsque les îliens se trouvent, malgré eux, confrontés au « monde du D'hors », ce sont tous leurs repères qui volent en éclats. L'éruption volcanique qui les oblige à quitter l'île provoquera une catharsis propice à un nouveau départ. Zinnie Harris s'est inspirée de l'histoire des habitants de l'île de Tristan da Cunha. Une éruption volcanique en 1961 a entraîné l'évacuation de la communauté toute entière vers Southampton. Elle s'est servie de ces éléments pour alimenter son imaginaire, donner le jour à des personnages qui n'ont jamais existé et aborder à travers leur histoire des thèmes aussi variés que l'isolement, la différence, l'amour, le progrès, le secret... Pour cette pièce, elle a mené un travail remarquable sur la langue des îliens, langue enrichie de bien des naufrages... Avec : Evelyne Didi (Mill), Laurent Charpentier (Francis), Jean-Claude Leguay (Bill), Pierre-Louis Calixte (Mr Hansen), Mélanie Menu (Rebecca) Bruitages : Sophie Bissantz Réalisation : Jean Couturier Note de l'auteur Pour écrire Further than the Furthest Thing, je me suis librement inspirée de Tristan da Cunha, une île perdue au milieu de l'Atlantique, à mi-chemin entre Le Cap et la pointe de l'Amérique du Sud. Son seul contact avec le monde extérieur est un bateau qui accoste tous les six mois environ. Bien que l'action se passe en 1961, l'extrême isolement des insulaires en a fait, pour ce qui est de l'habillement, du langage et du comportement, un hybride insolite de cultures et d'époques, un tiers napoléonien, un tiers victorien et un tiers contemporain. (...) La communauté de l'île compte environ 170 personnes issues des sept familles descendant des sept marins naufragés qui ont fondé la colonie voilà des siècles. Il n'y a sur l'île ni électricité ni arbres et, dans les maisons faites de pierres et de planches récupérées sur des épaves, on s'éclaire à la lanterne. Mes liens personnels avec Tristan da Cunha remontent à mon grand-père, le pasteur anglican Dennis Wilkinson, qui fut nommé là-bas peu après la seconde guerre mondiale. Il emmena avec lui ma grand-mère, alors jeune femme, et leurs deux enfants, ma mère et ma tante. Bien que leur séjour là-bas n'ait duré que quelques années, il est entré dans la légende familiale et nous avons tous poussé sur un terreau riche des contes de cet endroit magique. Note des traductrices La Langue du d'dans Première lecture toute seule, chacune dans son coin. Découverte d'un univers mais aussi d'une langue de poésie rude, comme de vers libres à la libre ponctuation. Eblouissement, puis hésitation devant l'ampleur de la tâche. On laisse de côté mais la pièce revient, s'impose, alors on tente le voyage à deux. A deux, on se sent mieux pour aller explorer la langue du D'dans, une langue qui n'envisage du futur que l'immédiat. Bien des écueils à éviter, ne pas en faire une "langue de consanguins", ni un pur créole. Alors on va pêcher au Canada, en Belgique et dans les Iles. Et chez nous, on s'enfonce dans les terres ou dans l'enfance pour nourrir la langue des îliens. Et un jour on les entend parler, Bill, Mill et Rebecca. Puis Francis aussi quand l'émotion le submerge. Et on sait qu'on n'a pas fait le voyage pour rien.

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