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Jean Vilar au Tinel de la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon, 1958 Photographie Agnès Varda

"Jean Vilar, le théâtre grand ouvert"

57 min
À retrouver dans l'émission

Soirée Jean Vilar, à l’occasion des 50 ans de sa mort

Jean Vilar au Tinel de la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon, 1958 Photographie Agnès Varda
Jean Vilar au Tinel de la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon, 1958 Photographie Agnès Varda Crédits : © succession varda

Extrait de Jean Vilar, le théâtre grand ouvert, Un portrait de Jean Vilar à partir de ses écrits extraits de Théâtre service public, de ses entretiens radiophoniques (archives INA) et d’extraits sonores de spectacles.
Emission conçue par Judith Sibony
Réalisation Alexandre Plank
Lecture par Arthur Nauzyciel, Dominique Valadié
Jean Vilar est mort il y a 50 ans et son nom reste lié à un enjeu plus actuel que jamais : la démocratisation culturelle. De cet idéal théorique, il a proposé bien mieux qu’une définition : une mise en acte. Fondateur du Festival d’Avignon et grand rénovateur du Théâtre National Populaire dans les années 1950, Jean Vilar a en effet ouvert, de façon radicale, les portes du théâtre. Revenir sur son parcours, relire ses écrits, écouter sa voix, c’est donc moins commémorer une histoire passée que tenter d’éclairer l'avenir : comment concilier grand public et grand art ? Et comment faire à ce dernier une vraie place dans la vie ?

Jean Vilar, Jeanne Moreau et Gérard Philipe Parvis du Palais des Papes, Avignon, 1951
Jean Vilar, Jeanne Moreau et Gérard Philipe Parvis du Palais des Papes, Avignon, 1951 Crédits : © Serge Lido GRAND

Journaliste et réalisatrice, Judith Sibony est aussi l’auteure du roman La Femme de Dieu (éditions Stock) et du film documentaire Chocolat, une histoire du rire (France O, Public Sénat, TV5). Elle signe régulièrement les grands portraits du magazine Théâtre(s). Et a produit, pour France Culture, plusieurs émissions consacrées au jeu d'acteurs, au monde de la scène et à son histoire.

Equipe de réalisation : Marie Placais, Stéphane Desmonds,  Manon Houssin, Frédéric Changenet

2ème partie de soirée
Jean Vilar, une solitude peuplée - éclats de correspondance Lecture dirigée par Jean Bellorini
Assistante à la mise en scène Mélodie-Amy Wallet
Réalisation Sophie-Aude Picon
Coproduction Théâtre National Populaire

"D’abord, il y a des lettres inédites qui proviennent du fonds de la Maison Jean Vilar et qui ont été retranscrites par Violaine Vielmas, qui écrit actuellement une thèse sur Jean Vilar écrivain. Maria Casarès et Silvia Monfort correspondent avec leur metteur en scène, leur partenaire de jeu et de surcroît, le directeur du Théâtre National Populaire. Et puis il y a la correspondance avec son épouse, Andrée Schlegel, où les états d’âme artistiques et les élans amoureux se confondent. Jean Vilar se livre. Dans sa vie personnelle comme dans sa vie professionnelle, Jean Vilar s’engage intensément. À chaque moment, il y a la tentation du renoncement. Face au vertige d’en faire trop ou au contraire de vouloir n'en faire définitivement plus du tout, il lutte pour toujours aller au plus loin de ses forces physiques et psychiques. Acteur, directeur, chef de troupe, auteur, amoureux, père de famille, obligé d’être directeur mondain en plus de l’artisan qui veille à tout, cet homme solitaire qui a nécessairement besoin des autres est tiraillé par ses multiples personnalités, toutes aussi entières et sincères les unes que les autres. À l’occasion des cinquante ans de la mort du fondateur du Festival d'Avignon, Jean Bellorini, entouré d'actrices issues de sa troupe d'origine et de jeunes de la Troupe éphémère du TNP, nous fait découvrir des fragments de cette correspondance qui rend bien compte de l’énigme Vilar, lui qui disait se sentir « en morceaux"
Avec : Karyll Elgrichi, Clara Mayer, Liza Alegria Ndikita, Et les amatrices de la Troupe éphémère : Martha Jeffrey, Luna Kaced, Jeanne Lahmar-Guinard, Adélie Laurent, Claudette Rumler Violoncelliste : Barbara Le Liepvre Assistante à la réalisation Claire Chaineaux
Equipe : Pierrick Charles, Bastien Varigault, Nico Depasgraf (sono)

Jean Vilar et Maria Casarès en répétition au Verger Urbain V, Avignon, 1954
Jean Vilar et Maria Casarès en répétition au Verger Urbain V, Avignon, 1954 Crédits : © D.R.

Attaché aux grands textes dramatiques et littéraires, Jean Bellorini mêle étroitement dans ses spectacles théâtre et musique, et y insuffle un esprit de troupe généreux. Il défend un théâtre populaire et poétique. Tempête sous un crâne d’après Les Misérables de Victor Hugo, Paroles gelées d’après Rabelais, La Bonne Âme du Se-Tchouan de Bertolt Brecht ou encore Karamazov d’après Fédor Dostoïevski créé pour le Festival d’Avignon 2016 en sont quelques exemples. De 2014 à 2019, il dirige le Théâtre Gérard Philipe, centre dramatique national de Saint-Denis, et invente la Troupe éphémère, composée d’adolescents de Saint-Denis. Il développe son travail pour l’opéra et à l’étranger (Berliner Ensemble, Théâtre Alexandrinski de Saint-Pétersbourg). En 2020, il prend la direction du TNP et présente Le Jeu des Ombres de Valère Novarina lors de la Semaine d’art en Avignon. 

Partenariat avec la Maison Jean Vilar
Enregistré le 11/07/2021, en public au musée Calvet à Avignon

Photos issues de l'exposition
Côté Jardin
Jean Vilar et Avignon, promenade photographique au Jardin des Doms
Cinquante ans après la disparition de Jean Vilar, l’association Jean Vilar présente une exposition photographique en plein air qui invite à parcourir l’aventure vilarienne Côté Jardin, hors du temps des représentations, «sous le ciel et la pierre glorieuse» d’Avignon.
Durant 5 mois, en accès libre, Côté Jardin invite les promeneurs à découvrir un parcours d’une trentaine de photographies singulières, en grands formats, dans le populaire Jardin des Doms, ce jardin extraordinaire attenant au Palais des Papes et berceau de la ville.
Issues d’un minutieux travail de recherche dans les archives de la Maison Jean Vilar et dans différents fonds publics et privés, ces photographies – souvent inédites – témoignent de la vitalité et de l’engagement de Jean Vilar et de sa troupe. Elles disent aussi le lien indéfectible du théâtre et du Festival avec la Ville d’Avignon. Elles sont signées d’Agnès Varda, l’amie sétoise, de Maurice Costa, le témoin local, et de tous les autres photographes qui ont suivi l’aventure du Théâtre National Populaire dans son midi.

Jean-Pierre Darras et Philipe Noiret, jour de relâche à Tout-Vent, Entraigues, 1959
Jean-Pierre Darras et Philipe Noiret, jour de relâche à Tout-Vent, Entraigues, 1959 Crédits : © Maurice Costa
L'équipe
Coordination
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