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Le metteur en scène français Jean Vilar dans les années 1960

"Jean Vilar, une solitude peuplée - Eclats de correspondance"

1h01
À retrouver dans l'émission

Jean Bellorini, entouré d'actrices issues de sa troupe d'origine et de jeunes de la Troupe éphémère du TNP, nous fait découvrir des fragments de cette correspondance qui rend bien compte de l’énigme Vilar, lui qui disait se sentir "en morceaux"

Le metteur en scène français Jean Vilar dans les années 1960
Le metteur en scène français Jean Vilar dans les années 1960 Crédits : Suzanne Fournier - Getty

"D’abord, il y a des lettres inédites qui proviennent du fonds de la Maison Jean Vilar et qui ont été retranscrites par Violaine Vielmas, qui écrit actuellement une thèse sur Jean Vilar écrivain. Maria Casarès et Silvia Monfort correspondent avec leur metteur en scène, leur partenaire de jeu et de surcroît, le directeur du Théâtre National Populaire. Et puis il y a la correspondance avec son épouse, Andrée Schlegel, où les états d’âme artistiques et les élans amoureux se confondent. Jean Vilar se livre. Dans sa vie personnelle comme dans sa vie professionnelle, Jean Vilar s’engage intensément. À chaque moment, il y a la tentation du renoncement. Face au vertige d’en faire trop ou au contraire de vouloir n'en faire définitivement plus du tout, il lutte pour toujours aller au plus loin de ses forces physiques et psychiques. Acteur, directeur, chef de troupe, auteur, amoureux, père de famille, obligé d’être directeur mondain en plus de l’artisan qui veille à tout, cet homme solitaire qui a nécessairement besoin des autres est tiraillé par ses multiples personnalités, toutes aussi entières et sincères les unes que les autres. À l’occasion des cinquante ans de la mort du fondateur du Festival d'Avignon, Jean Bellorini, entouré d'actrices issues de sa troupe d'origine et de jeunes de la Troupe éphémère du TNP, nous fait découvrir des fragments de cette correspondance qui rend bien compte de l’énigme Vilar, lui qui disait se sentir "en morceaux"
Lecture dirigée par Jean Bellorini
Assistante à la mise en scène Mélodie-Amy Wallet
Réalisation Sophie-Aude Picon
Coproduction Théâtre National Populaire
Partenariat avec la Maison Jean Vilar
Enregistré le 11/07/2021, en public au musée Calvet à Avignon
Avec : Karyll Elgrichi, Clara Mayer, Liza Alegria Ndikita,
Et les amatrices de la Troupe éphémère : Martha Jeffrey, Luna Kaced, Jeanne Lahmar-Guinard, Adélie Laurent, Claudette Rumler
Violoncelliste : Barbara Le Liepvre
Assistante à la réalisation Claire Chaineaux
Equipe : Pierrick Charles, Bastien Varigault, Nico Depasgraf (sono)
Attaché aux grands textes dramatiques et littéraires, Jean Bellorini mêle étroitement dans ses spectacles théâtre et musique, et y insuffle un esprit de troupe généreux. Il défend un théâtre populaire et poétique. Tempête sous un crâne d’après Les Misérables de Victor Hugo, Paroles gelées d’après Rabelais, La Bonne Âme du Se-Tchouan de Bertolt Brecht ou encore Karamazov d’après Fédor Dostoïevski créé pour le Festival d’Avignon 2016 en sont quelques exemples. De 2014 à 2019, il dirige le Théâtre Gérard Philipe, centre dramatique national de Saint-Denis, et invente la Troupe éphémère, composée d’adolescents de Saint-Denis. Il développe son travail pour l’opéra et à l’étranger (Berliner Ensemble, Théâtre Alexandrinski de Saint-Pétersbourg). En 2020, il prend la direction du TNP et présente Le Jeu des Ombres de Valère Novarina lors de la Semaine d’art en Avignon. 

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