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Le bal de Ndinga

58 min
À retrouver dans l'émission

Réalisation : Claude Guerre

Adaptation radiophonique d’un spectacle de Pascal N’Zonzi assisté de Kéti Irubetagoyena créé à Porto Novo au Bénin et à La Maison de la Poésie à Paris

Le bal de Ndinga Léopoldville, 30 juin 1960, veille du jour de la proclamation de l’indépendance. Dans le Congo encore belge, un homme rêve aux lendemains de liberté qui s’annoncent. Il rêve de Sabine aussi. La belle Sabine qu’il pourra s’offrir juste une nuit contre trois mois de salaire. Pendant que les futurs ex-colons font semblant de croire que rien ne changera jamais, son coeur bat au rythme de la rumba et il danse l’indépendance Cha Cha.

Danse frénétique en deux temps, trois mouvements, écourtée par une balle perdue. La danse s’arrête, les rêves s’achèvent. C’est Le Bal de Ndinga , une symphonie inachevée. Le drame de tout un continent. Toute l’oeuvre de Tchicaya U Tam’si interroge d’une manière constante les traditions africaines, les souffrances des peuples et le devenir des sociétés africaines. L’auteur manifeste avec éclat le délire du pouvoir, la folie ubuesque des dirigeants et la hantise de l’acculturation.

Tchicaya U Tam'si

Tchicaya U Tam’si est né en 1931 à Mpili au Congo qu’il quitte en 1946. Il s’installe en France et édite ses premiers poèmes. En 1957, il est producteur d’émissions à l’ORTF. Dès l’indépendance, il regagne le Congo et dirige à Léopoldville le journal Congo, organe du Mouvement National Congolais. Il devient l’ami du leader de ce mouvement Patrice Lumumba. Après l’assassinat de ce dernier, il choisit de revenir en France où il occupe pendant vingt ans un poste à l’unesco jusqu'à sa mort prématurée en 1988, Tchicaya U Tam'si à pratiqué tous les genres littéraires et incontestablement constitué un oeuvre, : il est une des voix les plus originales du continent et à ouvert bien des chemins à ses cadets en étant l'un des premiers à revendiquer une parole individuelle; un esprit libre qui a su être parmi les premiers à s'affranchir des contraintes de la « négritude pour affirmer un droit au « je », c'est un poète qui sans renier la trace militante réclama haut et fort le droit de s »exprimer en son nom propre sans avoir à assumer le poids de l'histoire, le destin du pays, du continent ou de la race. Quant à sa poèsie, elle est l'une des plus intéressantes écrites en français sur le continent.

Poète, romancier, auteur dramatique, nouvelliste, depuis la publication de son premier recueil « Le mauvais sang » en 1955 qui entra « dans la chair jusqu’au coeur » de Léopold Sédar Senghor, plus de trente années de création littéraire ont fait de cet écrivain congolais de langue française l’un des auteurs les plus importants de sa génération, au-delà même du continent africain.

Dit par Pascal N’Zonzi.

Prise de son et mixage : Pierre Minne

Assistance technique et montage : Sébastien Labarre

Assistante à la Réalisation : Marie Plaçais

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