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Stéphane Braunschweig

Scènes imaginaires – Stéphane Braunschweig

1h32
À retrouver dans l'émission

Portraits de metteurs en scène invités à l’Odéon-Théâtre de l’Europe

Stéphane Braunschweig
Stéphane Braunschweig Crédits : Pierre Andrieu - AFP

Dans le cadre des « Bibliothèques de l’Odéon » – coproduction France Culture (service de la Fiction) et l’Odéon-Théâtre de l’Europe.
A chacun des metteurs en scène invités pour cette série des « Scènes imaginaires », nous demandons de choisir et partager avec nous les œuvres qui ont fondé et jalonné sa vie d’artiste. Il s’agit finalement de s’interroger sur un « art d’hériter » et sur la nature d’une forme de transmission livresque pour des metteurs en scène qui ont choisi de mettre le texte au cœur de leur pratique artistique.
Entretien avec Stéphane Braunschweig par Arnaud Laporte Réalisation Baptiste Guiton Lectures par Claude Duparfait, Chloé Réjon Musique François Dumont Chant Karen Vourch, Jean-Sébastien Bou

Chloé Réjon et Claude Duparfait lisent des extraits de : Regard et destin de Aldo Gargani, des courts récits de Franz Kafka, Sens et non-sens de Merleau-Ponti, Aurélia de Gérard de Nerval, W ou le souvenir d’enfance de Georges Perec, L’affaire du chien des Baskerville de Pierre Bayard, La tragédie du personnage de Luigi Pirandello.

Pour Stéphane Braunschweig les textes sont comme des paysages. Son théâtre ouvre sur eux des perspectives qui repoussent les frontières de l’imagination. « Je voulais faire du théâtre depuis tout petit. J’ai eu la chance de voir des spectacles dès sept, huit ans, même si nous n’étions pas particulièrement une famille tournée vers le théâtre − mon père est avocat, ma mère psychanalyste. Je faisais et j’écrivais des spectacles de marionnettes, je découpais des décors. Et puis j’ai fait beaucoup de magie, et à l’adolescence, du cinéma, écrit un scénario et des études de philosophie. Je suis entré ensuite à Normale Sup où j’ai monté des spectacles de théâtre.

[…] J’étais un peu atypique en philo, pas vraiment “fan” des grandes philosophies systématiques… Je préférais les penseurs, Montaigne, Pascal, Nietzsche à Hegel ou Kant. Je m’intéressais surtout à l’éthique et l’esthétique, ce qui m’a permis d’accéder à la littérature. Au lycée, j’étais d’ailleurs plutôt un matheux ! Mais mon mémoire de philosophie a été sur Kafka.    
[…] Mon inspiration peut venir des peintures, des sculptures. Il y a des spectacles où l’idée arrive très vite, d’autres pour lesquels je fais beaucoup de maquettes. Le processus est très variable. Pour l’opéra, il faut beaucoup préparer, anticiper, comme pour les décors où il faut s’y prendre un an à l’avance. Les répétitions sont peu improvisées comme c’est le cas au théâtre. Il faut trouver une adéquation entre ce qui se passe dans la fosse de l’orchestre et sur la scène ; être à la mesure de l’œuvre. J’essaye toujours de ne pas savoir exactement ce que je veux faire… »

Propos recueillis par Laeticia Monsacré, jimlepariser.fr, janvier 2013

Equipe de réalisation : Bastien Varigault et Hervé Dubreuil

Assistante à la réalisation : Sophie Pierre

Enregistré en public à l’Odéon-Théâtre de l’Europe le 27 mars 201

Chroniques

22H32
23 min

Fictions / Théâtre et Cie

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