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V.I.T.R.I.O.L.

1h29
À retrouver dans l'émission

En raison de la soirée électorale, la Fiction de ce soir débute à 22h30 Mise en espace d’Olivier Py, réalisation de Jacques Taroni

Chantiers d'Europe - En partenariat avec le Théâtre de la Ville

V.I.T.R.I.O.L. , de Yannis MavritsakisTraduit du grec par Dimitra Kondylaki.

Avec :

Céline Chéenne, Matthieu Dessertine, Xavier Gallais, Philippe Girard, Mireille Herbstmeyer, Samuel Churin et Olivier Py.

Vitriol
Vitriol Crédits : Radio France

« Atteint d’une maladie inintelligible, le Garçon, le personnage principal de la pièce, rompt violemment ses liens avec la réalité. Il s’enferme sur lui-même, il s’entretient avec des créatures invisibles, il refuse la nourriture, le travail, les tâches quotidiennes et méprise toute relation. Désespérée de l’échec de ses tentatives de le faire soigner qui vont jusqu’au recours à l’exorcisme, sa Mère décide de le confier à l’Inspecteur des abattoirs, son patron, pour conduire son fils à la purification. Fécondée par ce même homme, elle accouchera ensuite d’un nouvel enfant, mais cette naissance ne la privera pas de l’aveuglement aussitôt qu’elle se rendra compte des conséquences de son acte.

Rempli de signes et de significations mystiques contenus dans sa surface réaliste, Vitriol de Yannis Mavritsakis place l’homme au centre d’un univers dangereusement inconnu –le poison dans le titre n’est pas fortuitement choisi–, régi par des lois qui le dépassent. Prêtant la force motrice de cet univers au féminin, dans ses côtés les plus obscurs, les plus inquiétants, l’auteur s’interroge sur le sens de la mort qui est la condition de la renaissance, du sacrifice qui est la condition de la résurrection. A la manière d’un théâtre symboliste « revitalisé » par la cruauté d’un langage absolument contemporain, il explore en même temps les liens entre des couples archétypiques, tels que mère/fils, obscurité/lumière, féminin/masculin, maladie/guérison…, cherchant à révéler des aspects dissimulés, incontrôlables chez l’humain, indissociablement liés à sa destinée tragique. » Dimitra Kondylaki

Yannis Mavritsakis est né à Montréal en 1964. Initialement inscrit au Département des lettres grecques modernes à l’université d’Athènes, il abandonne ses études pour faire du théâtre. Comédien diplômé de l’Ecole dramatique du Théâtre National grec (1986), il collabore avec le Théâtre national ainsi qu’avec des metteurs en scène grecs parmi les plus importants. Depuis 2004, il délaisse la scène pour se consacrer à l’écriture du théâtre.Sa première pièce Le point aveugle , créée au Théâtre Poreia, Athènes 2008, a été donnée en lecture deux fois en France: la première sous la direction de Olivier Py, à l’Odéon-Théâtre de l’Europe, lors du Festival d’Automne, en novembre 2008 et la seconde sous la direction de Gildas Milin à la Mousson d’été 2009. Soutenue par l’Atelier Européen de la Traduction/Scène Nationale d’Orléans, cette pièce est traduite en roumain, en français aux Editions théâtrales, en italien et en espagnol. En 2007, Yannis Mavritsakis écrit Wolfgang (créé au Théâtre National Grec 2008 / Palmarès 2010 de la Commission nationale de l’Aide à la création de textes dramatiques), et en 2008 Famina-Boulot de merde (créé au Festival d’Athènes 2009 / Aide à la traduction Maison Antoine Vitez / lecture à la Mousson d’été 2011 sous la dir. de Michel Raskine). Sa dernière pièce Vitriol (2009) sera mise en scène par Olivier Py au Théâtre National de Grèce pendant la saison 2012-2013. Yannis Mavritsakis vit à Athènes.

Enregistrement en public le 5 juin à 21h dans la grande salle du Théâtre de la Ville à Paris

**Dernière émission consacrée à la Grèce, Chantiers d'Europe en partenariat avec le théâtre de la Ville Mercredi 13 juin 23h / Emission Atelier Fiction /**

P.E.T.U.L.A. , de Lena Kitsopoulou

Traduit du grec par Myrto Gondicas.

Avec Elisabeth Mazev

Réalisation de Jacques Taroni

Une femme, emblème de la Grèce moderne, dépressive, en révolte contre elle-même et dégoutée par le monde et la société, a le cachet P.E.T.U.L.A. entre les mains qui signifie : Pas d'Embrouilles, Tasse-toi, Unis-toi à la nuit, Lave tes péchés, Abolis-toi, qu’elle va prendre une seule et unique fois devant nous pour en finir. Monologue sur l’état de la Grèce et de l’homme moderne, PETULA nous emmène avec humour et cynisme dans une réflexion sur la vie moderne, la dépression, les passions émoussés de nos univers multi-écrans, et la vie – l’enfer – après la mort.

Lena Kitsopoulou est née à Athènes en 1971. Diplômée de l'Ecole du Théâtre Technis Karolos Koun, elle a travaillé comme actrice quelques années, puis également comme metteur-en scène (notamment dans La femme de Patras , de Yorgos Chronas – autre grand succès de ces dernières saisons à Athènes).

Sa première oeuvre, “Chauves-Souris ”, une collection de nouvelles, a été editée en 2006.

Elle a écrit deux autres pièces de théâtre “Bénie soit la journée du samedi ” (en 2007) et “Ma petite robe verte ” (2008), qui a eu beaucoup de succès lors de sa mise-en-scène au Théâtre National d'Athènes. “P.E.T.UL.A. ” a été écrit et mis-en-scène en 2009.

Lecture en public au café des œillets du Théâtre de la Ville le 13 juin 2012 à 19h

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