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Forcenés, un feuilleton du tour – anthologie cycliste et textes de Philippe Bordas 4/5

19 min

Enregistrement en public les 16 et 17 juillet en public dans la cour du Musée Calvet à Avignon

Choix des textes de et avec Jacques Bonnaffé

Accompagné par Louis Sclavis, clarinettiste et saxophoniste

Réalisation : Marie-Christine Clauzet

« Cyclisme, sport de compétition en mauvaise pente (pas de montée sans descente) possède une mémoire verbale héroïque, des grands textes. Un sport d'épique selon Roland Barthes, refuge de nos illusions perdues. D'où vient la nécessité de prolonger cette épreuve qui va pourtant mal, presque nauséeuse à voir évoluer.

Constitué au gré des années, un corpus costaud auquel s'ajoute la découverte de Philippe Bordas, auteur qui dans ce domaine est indéniablement inspiré, et poignant, empoignant peut-être aussi, si l'on s'en réfère au guidon de vitesse et d'exploits.... Rêver feuilleton cycliste où palpite un peu de cette attente enfiévrée sur la ligne départ/arrivée, chapitres et pages glorieuses mais aussi littérature libre, foisonnante, hors limite comme on peut le dire des coureurs arrivés après le temps réglementaire.

Ce qui ressort du livre de Philippe Bordas, Forcenés, composé de portraits héroïques et de gestes techniques divinement captés, ouvrant son phrasé instrumental et poétique aux légendes autant qu'à l'anonymat, est une écriture qui permet de parcourir la course du dedans, son obstinée poursuite et l'immense ronde roulante du vélo. Un style pourchassant la tenace sensation d'hymne, chaque coup de pédale en excès d'emphase, pour lui rendre sa rigueur sans tchatche.

Dans la chaleur d'Avignon, composer un cocktail de ces pages superbes, additionné de passages tirés à Blondin, Fournel, le magnifique Roland Barthes, poèmes de Ludovic janvier, Pouy avec 54X13 tous les autres... avec des relais effectués par Louis Sclavis clarinette Jazz.

Je ne me définis pas comme un passionné du Cyclisme, me sent trop de lacunes en cette culture exigeante et pleine de dates et de grandes batailles, et je n'ai ni les jambes ni le vélo de course ni les copains, je suis surtout un doux dingue de la poétique du vélo, avec l'espérance qu'elle puisse un peu compenser les dépassements non autorisés.... »

Jacques Bonnaffé

Jacques Bonnaffé est né à Douai en 1958, il choisit les grands écarts du théâtre au cinéma : de Jean-Luc Godard Prénom Carmen lorsqu'il est à peine sorti du Conservatoire de Lille à Jacques Rivette pour Va savoir il y a cinq ans avec des rôles sensibles, Escalier C, Jeanne et le garçon formidable et Les amitiés maléfiques

Sautant sans jamais ralentir sur toutes les propositions qui défendent les textes forts (Jacques Darras, Jean-Pierre Verheggen, Joseph Danan), retrouvant l'exigence des choix de pièces montées par Alain Françon (Le petit Eyolf) ou Jean-Pierre Vincent, aimant dire à voix forte des textes d'auteurs vivants dans un café de campagne ou une salle immense, inventeur de quinze banquets littéraires pour Lille 2004, metteur en scène (Jacques two Jacques, Display) , complice de Louis Sclavis en duo baladeur, il fut artiste associé à la Scène Nationale de Châlons-en-Champagne.

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