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La ville des crayons

5 min
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10 kilomètres séparent seulement les deux grands producteurs historiques de crayons. Et les deux ne connaissent pas la crise. L’entreprise des comtes Faber-Castell annonce le chiffre d’affaires de 520 millions d’euros, en croissance de 10% pour l’année 2010/2011 ! Staedtler, qui n’est plus une entreprise familiale, ne fait que la moitié, mais ne souffre pas beaucoup, non plus. 14 usines travaillent pour Faber, 6 pour Staedtler. Mais si 80% de la production se fait chez Staedtler en Allemagne, Faber est plus international, avec de grosses unités de production en Amérique latine et en Asie. D’ailleurs ce sont ces deux marchés qui tirent la croissance. Mais aussi les niches – les crayons pour enfants ou les crayons de luxe.

Etonnant, n’est-ce pas, ce marché de crayons florissant à l’Age digital ? Mais aussi la puissance du crayon allemand dans le monde globalisé. L’une des raisons de ce succès est, peut-être, la concurrence entre les deux voisins. Qui était toujours bénéfique pour l’innovation.

Faber invente un crayon avec des irrégularités en surface, pour que le crayon ne glisse pas entre les doigts ? Staedtler réplique avec un crayon qui ne se casse pas quand vous le taillez ! Les secrets de la fabrication sont top-secrets. Impossible de voir même une simple photo de la machine qui fabrique et parsème les crayons avec les pointes antiglisse. Les deux compagnies ont une politique financière très conservatrice. Ils n’ont pas de dettes. Ils préfèrent réinvestir ce qu’ils gagnent, pas plus…

C’est drôle, n’est-ce pas ? Une vielle boîte à crayons d’architecte nous a mené droit au cœur du modèle économique allemand : la production industrielle extrêmement pointue...

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