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Le temps perdu

5 min
À retrouver dans l'émission

Il y a exactement 4 ans, le 15 novembre 2008, s’est réuni, à Washington, le célèbre premier sommet de G20, le sommet de la crise qui venait de s’enclencher. L’occasion pour moi de jeter un regard en arrière.

Comment mesurer l’impact de la crise qu’on vit depuis ? Autrement qu’avec des chiffres bruts des pertes financières, taux de chômage et endettement ? L’hebdomadaire économique de référence The Economist a trouvé une solution originale – il propose un nouvel indice – l’indice de Proust ! L’indice du temps perdu.

Les calculs ont été établis sur la base de 7 indicateurs macroéconomiques, appartenant à 3 grandes catégories. Dans la première se trouve le cours des actions, le prix de l’immobilier et le pouvoir d’achat des ménages. Dans la deuxième : le relevé des salaires réels et le taux de chômage. Dans la troisième catégorie : le PIB et la consommation privée. Une moyenne du temps perdu dans chacune de ces 3 catégories a produit l’indice de Proust par pays.

Donc, sur la base de donnés de 2011 on peut dire que les champions absolus, en ce qui concerne l’indice portant le nom du célèbre écrivain, ce sont les Grecs ! La Grèce est le pays qui a perdu le plus de temps – son horloge économique a été remontée en arrière de 12 ans ! Les Etats-Unis, la mère-patrie de la crise, en ont perdu 10. La Grande Bretagne, le premier pays qui a dû sauver une banque dans cette crise, a perdu 8 ans. Le Portugal se trouve aujourd’hui économiquement en 2003, la Hongrie et l’Espagne - en 2004, l’Italie en 2005. L’Allemagne, en revanche, ne vit pas vraiment dans le passé lointain. Son horloge économique indique l’année 2010.

La France, la patrie du « Temps Perdu », a perdu cinq ans.

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