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Les yeux des afghans

4 min
À retrouver dans l'émission

« Derrière les yeux bleus se cache un homme triste, un homme terrible », chantaient les Who en 1971. Quarante ans après on ne peut plus se cacher derrière un regard gentil dans ses yeux. Ce sont les yeux, précisément, qui révèlent l’identité d’une personne.

En Afghanistan, par exemple, chaque fois qu’on tue un terroriste, on approche de son visage un appareil, qui ressemble à un appareil de photo. En fait, on scanne son iris.

Rassembler les données biométrique, même des personnes décédés, est devenue une pratique courante lors de la guerre afghane. Les scans rétiniens, obtenus même six heures après le mort, si la température ambiante n’est pas trop élevée, sont toujours utilisables. En un seul click on peut vérifier ensuite si le terroriste a été scanné déjà auparavant, où exactement, et l’on peut deviner son nom. Ou plutôt son prénom, car très peu des 30 millions d’afghans possèdent un nom de famille et un certificat de naissance.

Donc, on scanne. On scanne tous ceux qui veulent rentrer dans l’armée ou dans la police. Ou ceux qui veulent travailler comme ouvriers dans des bases militaires de la coalition. Et puis, on cherche si il y a correspondance avec les scans qui se retrouvent dans les diverses listes rouges des suspects.

Depuis septembre 2011, l'Afghanistan est devenu le premier pays où tout voyageur transitant par l'aéroport international de la capitale, à l'arrivée comme au départ, doit montrer ses yeux à un scanner. A la même époque 500 prisonniers talibans se sont évadés d’une prison à Kandahar. Au bout d’un mois 30 ont été re-capturés...

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