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Des supporters de Benyamin Netanyahou au marché de Mahane Yehuda à Jérusalem

En Israël, des élections pour ou contre Benjamin Netanyahu

55 min
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Mardi 23 mars se dérouleront les quatrièmes élections législatives en vingt-trois mois en Israël. Une nouvelle fois, le Premier ministre de droite Benjamin "Bibi" Netanyahu est candidat pour le Likoud. Aujourd’hui, le clivage "pour ou contre Bibi" a dépassé les clivages traditionnels.

Des supporters de Benyamin Netanyahou au marché de Mahane Yehuda à Jérusalem
Des supporters de Benyamin Netanyahou au marché de Mahane Yehuda à Jérusalem Crédits : Frédéric Métézeau - Radio France

Benjamin Netanyahu est l'homme de tous les records. Il a déjà passé plus de quinze ans cumulés à la tête du gouvernement israélien (1996-1999 et sans interruption depuis 2009) dépassant de loin le fondateur du pays David Ben Gourion. Il est aussi jugé dans trois affaires pour corruption, fraude et abus de confiance ce qui constitue également une première en Israël où aucun Premier ministre en exercice n’avait jamais comparu devant la Justice. Maître tactique et politique, "Bibi", comme le surnomment tous les Israéliens, est capable de faire alliance avec la droite, le centre, la gauche, l'extrême-droite ou les ultra-orthodoxes avant de jeter ses alliés ou ralliés comme des mouchoirs en papier. Sous ses mandats, la "startup nation" a connu une croissance économique sans limites : il a signé des accords de reconnaissances mutuelles avec quatre pays arabes et Israël est devenu le champion du monde de la vaccination. Mais la médaille a son revers : la croissance a été mal répartie et les inégalités sont devenues toujours plus grandes car Israël est passé d'un système socialiste égalitaire et démocratique a un système ultra-libéral à l'américaine. La Paix n’a toujours pas été faite avec les Palestiniens et l’occupation militaire de la Cisjordanie se poursuit. Avant l’arrivée du vaccin Pfizer, la gestion quotidienne de la pandémie a été chaotique. La société israélienne apparaît plus fracturée et communautarisée que jamais à l'approche des ces quatrièmes élections législatives en moins de deux ans. Car avec la proportionnelle intégrale, aucune majorité stable ne se dégage.

Manifestants anti-Netanyahou près de sa résidence officielle à Jérusalem
Manifestants anti-Netanyahou près de sa résidence officielle à Jérusalem Crédits : Frédéric Métézeau - Radio France

Ainsi, Benjamin Netanyahu suscite-t-il adoration et critiques comme aucun autre dirigeant israélien avant lui. Depuis juillet 2019, des milliers de manifestants se rassemblent chaque samedi soir pour le conspuer et appeler à son départ. C'est le cas devant sa résidence privée à Césarée, sur les ponts ou les ronds-points routiers et devant sa résidence officielle de Premier ministre à Jérusalem. Rivka Monit, 62 ans, vient presque tous les samedis avec son gilet jaune fluo sur lequel on peut lire "Les Mamans dans la manifestation" pour s'assurer qu'il n'y a pas de violences entre les manifestants et la Police : "Benjamin Netanyahu nous divise les uns les autres, il a insulté les manifestants en disant qu'ils transportaient des maladies. Tu sais qui on accusait d'apporter les maladies ? Les Juifs en Allemagne en 1934 ! Il nous traite d'anarchistes, les familles sont déchirées à cause de sa propagande. Il n'assume pas ses responsabilités... Cela fait un an qu'on a le corona, un an ! Et pendant un an, il n'a présenté aucune vraie solution pour l'Economie et pour l'Education. Le peuple est en situation de survie... 

Quand les gens sont en survie et en crise, ils sont prêts à tout faire pour avoir un meilleur futur et même un meilleur présent. 

Des membres de ma famille l'appellent "Bibi roi d'Israël". Je n'ai rien à dire à ça, parfois, ils disent que nous avons besoin d'un dirigeant fort parce que dans le monde, si tu n'es pas fort alors tu es détruit. Ils admettent, "oui c'est un escroc, c'est un menteur mais il est fort et c'est ce dont nous avons besoin. Il ne partira pas de sa propre volonté. Nous espérons vraiment qu'aux élections, le camp anti-Bibi obtiendra beaucoup de voix pour qu'il ne puisse plus former de gouvernement. Après cela, il sera jugé et le tribunal décidera s'il est coupable ou pas. Je veux croire que les politiques même de droite peuvent être des leaders pragmatiques pour négocier avec l'autre camp. Ariel Sharon était très à droite et pourtant il a évacué des colonies ! S'il y a des vraies négociations ils arriveront à un compromis, ils trouveront la voie de la paix. Ca peut marcher !

Le problème d'Israël, n'est pas la droite ou la gauche. Le problème d'Israël maintenant, c'est d'unir le peuple et redresser l'économie.

Les manifestations anti-Netanyahou réunissent des milliers d'Israéliens tous les samedi soirs depuis juillet 2020
Les manifestations anti-Netanyahou réunissent des milliers d'Israéliens tous les samedi soirs depuis juillet 2020 Crédits : Frédéric Métézeau - Radio France

Dans la foule, au milieu des drapeaux bleu et blanc israéliens ou noirs des militants anti-corruption, on chante "Bibi Ciao" sur l'air de "Bella Ciao", les tambours et cornes de brumes résonnent. Des affiches campent le "roi" en Louis XIV avec ce slogan : "l'Etat, c'est nous". On croise des Israéliens de tous âges, certains militants historiquement de gauche mais aussi des gens de droite déçus par Netanyahou qu'ils jugent "immoral et corrompu". Il n'est pas rare de croiser des officiers à la retraite, des anciens soldats qui ont combattu lors des guerres des Six jours, de Kippour ou au Liban. Ainsi se présente le bien nommé Israël, 68 ans : "Je suis très fier de mon prénom. Traditionnellement je suis de centre-gauche. J'ai fait partie du mouvement "la paix maintenant" au début en 1978. Je suis seulement actif dans les manifestations, je ne fais pas autre chose mais je suis préoccupé par tout ce qui passe ici. Mes grands-parents sont venus ici pour construire ce pays, mes parents aussi, moi aussi, mes enfants et petits-enfants sont là. Je pense que la direction que Bibi et les gouvernements de droite ont prise est mauvaise pour l'Etat d'Israël. 

Je suis un patriote israélien, je souhaite le meilleur pour cet endroit et je pense qu'ils ont pris une mauvaise pente.

Lui est un escroc, un voleur et un menteur. On doit s'en débarrasser ! Mon père était à l'Armée, j'étais officier, ma femme aussi était officier, mes trois enfants sont officiers. Tous les gens sont des patriotes, tous ont fait leur service militaire, tous ! Je viens de voir l'ancien directeur adjoint du Mossad manifester ici ce soir. Bibi nous traite de gauchistes mais c'est quoi gauchiste ? Gauchiste, tu veux dire traître ?

Pour Bibi, c'est un slogan : on est des traîtres, des gens contagieux, des infiltrés !

A l'entendre, tous ici sont des gauchistes ! Mais tous aiment le pays et sont des patriotes. Tu crois que le directeur adjoint du Mossad est un traître ?"

A Bat Yam, Benyamin Netanyahou a obtenu 42% des voix à la dernière législative
A Bat Yam, Benyamin Netanyahou a obtenu 42% des voix à la dernière législative Crédits : Frédéric Métézeau - Radio France

Mais il serait injuste et surtout inexact de réduire Israël à ces manifestants opposés au Premier ministre. Netanyahu reste populaire. A Bat Yam, au bord de la mer Méditerranée, il a obtenu 42% des voix aux dernières élections contre 29% au niveau national. Sous une chaleur accablante, un groupe de retraités pêchent à la ligne. Moshé Mor, 67 ans, ne soutient que Bibi : "Tous les pêcheurs ici votent pour Bibi ! Il a fait beaucoup de bonnes choses et si l'on regarde, on sait bien que Yair Lapid du centre-gauche va aller avec la Liste arabe. 

Il n'y a que Bibi. Pour nous, il n’y a pas mieux que Bibi.

S’il est élu, et je suis sûr qu’il va l’être, tu verras, il s’entendra avec tout le monde, avec les Russes, avec les Français il sait leur parler, il sait quoi dire à chacun, il ne nous apportera que du bon. Il parle avec tout le monde, avec Macron, avec Poutine et il sait obtenir : il nous a amené les vaccins ici avant tout le monde, qui d'autre peut faire ça ? Seulement Bibi ! Et concernant ses accusations de corruption, 

Tant qu’il n’est pas reconnu coupable, il est présumé innocent.

A quelques centaines de mètres de la jetée, Shirell sort de son lycée. Elle a 19 ans et n'a donc souvenir que de Netanyahou au pouvoir. D'une voix timide et éraillée, elle raconte son trac à l'approche du scrutin de mardi : "C’est la première fois que je vais voter, c’est bizarre. C’est très émouvant. Je pense voter pour Bibi, je n'ai pas de problème avec lui, c’est un bon Premier ministre selon moi parce qu’il a établi des liens avec beaucoup de pays avec lesquels nous n’avions pas de relations avant. Il a réussi à faire face pendant les guerres, il est Premier ministre depuis des années je pense qu’il a beaucoup d'expérience. 

J’ai beaucoup de mal à imaginer Israël sans Bibi. 

Je ne sais pas ce qu’il pourrait se passer s’il n’était pas au pouvoir. Mes parents votent pour Netanyahu depuis toujours, d’aussi loin que je me souvienne. Alors, je suis comme eux je suppose. C’est une tradition et une fierté."

Stavit Peron, 49 ans, aide-soignante pour personnes âgées, habite juste à côté de la permanence du Likoud dans le centre de Bat Yam. Militante dévouée pour le parti, elle y assure bénévolement le secrétariat téléphonique. Elle est catégorique à propos du Premier ministre candidat : "Je l’aime, il est fort dans les médias et en politique. Il a fait ses preuves alors que les autres, je ne sais pas s’ils peuvent être Premier ministre. C’est un homme bien, il fait de bonnes choses. D'accord, il y a eu des gaffes et les médias ont exagéré tout ça. Dire qu'il est le Roi est exagéré mais il travaille bien."

Devant la permanence du Likoud à Bat Yam
Devant la permanence du Likoud à Bat Yam Crédits : Frédéric Métézeau - Radio France

Un homme de droite nationaliste, champions des médias

Benjamin Netanyahu a su accéder au pouvoir en se présentant comme un homme de droite nationaliste et intransigeant sur la question palestinienne. Fustigeant les accords d'Oslo, il a participé entre 1993 et 1995 à des manifestations ou Yitzhak Rabin fut dénoncé comme un "traître". Le Premier ministre travailliste le paiera de sa vie le 6 novembre 1995 et après la défaite électorale de Shimon Peres, Netanyahou a accédé à la tête du gouvernement. Pour l'auteur et éditorialiste franco-israélien Philippe Velilla, la ligne idéologique de Netanyahu est très claire : "Il la revendique. C'est dû à son éducation. Son père était un des dirigeants du mouvement sioniste de droite dit "révisionniste". Il avait été le secrétaire particulier du chef historique de ce courant qui s'appelait Vladimir Jabotinsky. Dans son vocabulaire, le mot "gauche" est une insulte. 

Benjamin Netanyahu a très bien compris ce mouvement mondial qui a conduit la gauche à être marginalisée dans nombre de pays. 

Il défend l'idée que le peuple juif est revenu sur sa terre et que personne n'a le droit de lui contester cette présence. C'est chez lui une pensée extrêmement enracinée qui, pendant longtemps, n'avait pas de dimension religieuse. Mais depuis une vingtaine d'années, il donne également à cette conviction une dimension religieuse, à savoir que le peuple juif et sur sa terre par la volonté du Tout-Puissant. Voilà pourquoi il a fait alliance avec la droite nationaliste dite Kahaniste pour ces élections. 

Ce sont des racistes messianistes qui voudraient nettoyer la terre d'Israël de tous les éléments non juifs qui n'hésitent pas à applaudir à la violence.

Philippe Velilla rappelle aussi que Benjamin Netanyahu a beaucoup joué sur les divisions entre Juifs matérialisées par le clivage entre Ashkénazes et Séfarades : "Le pays a été créé essentiellement par des Ashkénazes, c'est à dire des Juifs originaires d'Europe. Ils étaient venus comme réfugiés pour échapper à l'antisémitisme, et certains étaient même des rescapés de la Shoah. Dans les années cinquante et soixante ont immigré des Juifs des pays arabes qui étaient sur un registre très différent. Certes, pour tous les Juifs, Israël est un pays refuge. Mais chez les Ashkénazes, il y avait plutôt une dimension idéologique et politique. Chez les Séfarades, il s'agissait plutôt d'une dimension messianique et religieuse. L'autre différence était essentiellement sociale, à savoir que lorsque sont arrivés les Séfarades dans les années cinquante et soixante, les bonnes places étaient déjà prises par les Ashkénazes devenus les dirigeants du pays. Et comme le pays n'était pas bien riche à l'époque, il n'y avait pas grand chose à leur donner. Il faut dire la vérité : ils ont aussi subi des propos racistes et discriminatoires, la rancune s'est accumulée et elle se manifeste encore aujourd'hui. Cette histoire est encore présente dans la mentalité des Israéliens d'aujourd'hui et la droite a toujours joué là dessus. 

Cet électorat estime que sa vraie richesse réside dans son identité. Et à partir de ce sentiment identitaire, elle peut mobiliser politiquement.

Netanyahou a réussi le tour de force parfait : lui l'Ashkénaze qui a grandi aux Etats-Unis, intellectuel et très riche, est devenu le champion des Séfarades qui appartiennent à des milieux plus populaires, ouvriers et moins riches à la façon d'un Donald Trump idole des cols bleus américains. Et comme l'ancien président américain, son meilleur allié qu'il ait jamais connu à Washington, l'Israélien a su développer une communication très efficace poursuit Philippe Velilla : "C'est l'une des raisons de sa longévité, il est un champion incontesté. 

Non seulement, Netanyahu a appris, mais il est doué.

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Il en joue superbement. C'est quelqu'un qui sait se tenir devant les caméras et qui sait placer sa voix. Il a aussi appris la "technique Coca-Cola" qui consiste à répéter inlassablement le même message. A la fin, le message passe et l'on boit Coca-Cola. Et puis, il a aussi une autre technique apprise avec un de ses mentors américains aujourd'hui décédé, Arthur Finkelstein. Il lui disait que les campagnes qui marchent le mieux sont les campagnes négatives de discrédit de ses adversaires. Aujourd'hui, ces discours se prêtent particulièrement bien aux réseaux sociaux où les messages sont courts, brefs, répétitifs et imagés."

Le photographe Marc-Israël Sellem est celui qui a le plus photographié Benyamin Netanyahou
Le photographe Marc-Israël Sellem est celui qui a le plus photographié Benyamin Netanyahou

Chef photographe du Jerusalem Post, le journaliste Marc-Israel Sellem couvre la plupart des déplacements de Benjamin Netanyahu en Israël. Il a pu l'approcher de près et étudier cette machine médiatique : "C'est le communicant par excellence en Israël. Quand les sondages le voient à la baisse, il sort un truc de son chapeau. Et le lendemain des élections, les titres parlent souvent du "magicien". Il sait communiquer de façon spectaculaire. Au niveau international, il n'y a pas beaucoup d'hommes politiques qui sont à son niveau. J'ai photographié énormément de chefs d'État et c'est un personnage qui dégage comme Poutine, Obama ou Modi.

Il a une présence magnétique. 

Il a changé, comme tous les hommes politiques dans le monde entier, avec les réseaux sociaux. On touche la personne dans son lit qu'en train de regarder son téléphone donc il est sur Facebook, qu'il est sur TikTok, Snapchat alors que c'est essentiellement pour les enfants. Il est partout ! Il ne donne plus beaucoup d'interviews parce qu'il dit exactement ce qu'il a envie de dire sur les réseaux sociaux. Et quand il s'est fait interviewer récemment par la chaîne 12 qui la plus grosse En Israël, il a dit cette phrase géniale : 

Je vais répondre aux questions que tu ne m'as pas posées. 

Il a déstabilisé totalement l'intervieweuse en lui disant ouvertement : je vais dire ce que j'ai envie de dire, tu ne vas pas poser ta question. Je vais te répondre à une question que tu ne m'as pas posée. Il est pointilleux. Quand tu vas à un événement avec Netanyahu, il y a trois personnes qui s'occupent de placer les caméras au millimètre près, ils gèrent la lumière, les ombres, tout. Quand il parle d'économie, il a une gestuelle des bras impressionnante. Il bouge ses mains dans tous les sens et on a le droit à des photos où ses mains volent. Mais quand il s'agit de sujets plus militaires, alors il a les mains croisées, il est beaucoup plus posé, on voit qu'il y a une différence et c'est étudié".

Un changement profond dans la droite israélienne 

Qu'il soit réélu ou battu au prochain scrutin, Benjamin Netanyahu aura marqué l'Histoire d'Israël. Il a changé cette société en profondeur car il a changé le logiciel de la droite israélienne constate Dan Meridor. Cette grande figure de la droite, secrétaire général du gouvernement sous Menahem Begin et Yitzhak Shamir a ensuite été député puis ministre de la Justice, des Finances et du Renseignement. Ministre sous Netanyahu dans les années 90, il a fini par démissionner avant de quitter le Likoud : "Le nom Likoud veut dire mouvement national et libéral. L'objet national, sioniste, le peuple juif, tout cela est très important, bien entendu. Mais en même temps il faut être libéral, c'est à dire attaché à la Démocratie, aux Droits de l'Homme, à l'Etat de droit. L'équilibre des deux était le code génétique du Likoud. 

Si vous ne regardez pas l'individu et la minorité, c'est très dangereux. On a vu où ça peut aller en Europe. Et cela, Netanyahu l'a changé.

L'ancien ministre Dan Meridor a rompu avec Netanyahou et avec le Likoud
L'ancien ministre Dan Meridor a rompu avec Netanyahou et avec le Likoud Crédits : Frédéric Métézeau - Radio France

Vingt pour cent des Israéliens sont des Arabes, citoyens comme moi avec les mêmes droits. Israël est leur patrie comme celle la mienne. Vous n'entendez pas Netanyahu parler comme moi je parle maintenant..." conclut Dan Meridor, qui regrette la loi adoptée en 2018 qui fait d'Israël "l'Etat-nation du peuple juif" et déclasse l'arabe, jusqu'alors langue officielle avec l'hébreu, en "langue à statut spécial"

Les attaques répétées du Premier ministre contre les magistrats, les soupçons de corruption et un pouvoir de plus en plus personnel et solitaire ont conduit son ancien ministre Gideon Saar - plus à droite que lui sur la question israélo-palestinienne - à quitter le Likoud pour créer le parti Nouvel Espoir. Pour Netanyahu, le danger viendra de la droite et de ses anciens fidèles.

Chronologie depuis 2018 de la crise politique en Israël
Chronologie depuis 2018 de la crise politique en Israël Crédits : Gal Roma, Jean-Michel Cornu - AFP
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