LE DIRECT
Sarah Bernhardt dans "Phèdre,"

Avril : dans la troupe, y a pas de jambe de bois ! (sauf Sarah Bernhardt)

1h49

La troupe, ce drôle de mot…qui vient du latin truppus, troupeau et du bas français, thrup, village. Un mot militaire, animal, et enfin du spectacle.

Sarah Bernhardt dans "Phèdre,"
Sarah Bernhardt dans "Phèdre," Crédits : COLLECTION YLI - Sipa

Rencontrer cette fameuse troupe, ce ne fut pas facile.

Et puis d’ailleurs, question de méthode, qui rencontrer ?

Nous fimes confiance aux dieux et au hasard, nous installâmes à la cantine, bûmes beaucoup de cafés et bavardâmes avec qui le voulait bien. Nous parcourûmes les étages aux noms magnifiques Mars, Talma, Rachel, comptant sur la bienveillance et l’hospitalité, des habitants des lieux pour mieux les connaître et pouvoir les décrire: Franchir ces portes où il est écrit : faites silence, les acteurs travaillent. Et c’est vrai qu’ils travaillent énormément.

Qui de mieux que le doyen Giroudon pour nous introduire à ses ouailles ?

Car le doyen veille sur la troupe, légitimé par son ancienneté.

Comment sont- ils arrivés là ? les chemins sont tellement différents, alors ils racontent et leurs récits sont passionnants de Françoise Gillard à Hervé Pierre, de Christian Gonon à Coraly Zahonero, de Céline Samie à Jérôme Pouly, de Yves Gasc à Suliane Brahim : C’est cela une troupe, des visages, des voix, des destins, des rêves.

Mais aussi c’est tout un tas de liens avec ces dizaines de personnes qui se consacrent à son bien-être. Les coiffeurs et les maquilleuses, les habilleuses et les costumiers, les tailleurs et les chemisières, les lingères et les régisseurs. Des visages, des voix, des rêves, des destins.

Parler des comédiens d’aujourd’hui, comment aurait-ce été possible sans évoquer ceux d’hier ?

Les Mars, les Adjani, Ludmilla Mikael et Denise Gence, mademoiselle George, et Louis Seigner, mais surtout Talma, l’inventeur du jouer naturel, du costume romain, l’ami de Napoléon, l’admirateur de Hugo. Lui sans qui la Comédie Française serait morte en 1793. Lui sans qui le décret de Moscou n’existerait pas, lui qui mourut en disant j’aurais enfin joué vraiment si j’avais pu jouer Cromwell.

L'équipe

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......