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Joseph Fiennes en Cyrano De Bergerac et Alice Eve en Roxane, 2009

Février : l’esprit de la ruche

1h49

C’est presque le début des répétitions de la Mer, une pièce d’Edward Bond, qui entre enfin au répertoire, dans une mise en scène d’Alain Françon. Sur scène, Cyrano de Bergerac.

Joseph Fiennes en Cyrano De Bergerac et Alice Eve en Roxane, 2009
Joseph Fiennes en Cyrano De Bergerac et Alice Eve en Roxane, 2009 Crédits : Sipa

Il est 13h, on répète les scènes 6 et 7. Hatch, un personnage terrifiant joué par Hervé Pierre, range des gants dans le second décor, une boutique en boiseries où il vend tissus et ganterie.

La tempête du début de sa pièce La Mer, mise en scène par Alain Françon, donnait quelques frissons. Salle et scène plongées dans le noir, on distingue le mouvement des vagues blanches et on se laisse prendre par le bruit de la tempête. Le spectateur est saisi dès les premières secondes. Le décor d’après nous plonge donc dans une boutique de tissus, en 1907, de la ville anglaise de Suffolk au bord de la mer du Nord. Colin, un jeune homme du coin, est mort noyé dans la scène d’avant, son ami Willy le pleure. La ville est tenue d’une main de fer par Madame Rafi, bourgeoise pédante entourée de sa cour de dames.

Alain Françon déambule, silencieux et énigmatique.

Nous passons notre chemin.

Une dure journée nous attend dans ce qu’il est convenu de nommer la Ruche. Du sous-sol au plafond, s’activent les abeilles et les faux-bourdons.

Nous voici à Préville, l’étage des accessoiristes, l’étage des gags et des machines de géo trouvetou, puis nous voici à l’étagesans nom, celui de la scène, magique, direction les coulisses, le plateau, le foyer La Grange à l’heure de la salade.

Sous le signe des miracles et des folies, s’envole Roxane tandis que Cyrano met le feu.

Que dites-vous ?… C’est inutile ?… Je le sais    
> Mais on ne se bat pas dans l’espoir du succès    
> Non ! non, c’est bien plus beau lorsque c’est inutile

C’est tellement plus beau lorsque c’est inutile.

Enthousiasmées par l’élan d’idéal et le panache de Savinien, nous voici à la cantine, où tant de choses se passent. La cantine, où nous voyons comment se tissent les jours et les semaines, comment s’organise, simul et singulis, le travail quotidien.

Puis embarquement pour les ateliers de Sarcelles où nous entraine monsieur l’administrateur général, scénographe par passion, décorateur par goût, maquettiste obsessionnel.

De cette expédition, nous reviendrons convaincues que l’envers du décor est encore plus beau que l’avers… parce que c’est inutile, ou bien parce que c’est invisible…

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