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Intérieur de la Comédie-Française, fin 18e siècle

Janvier : la maison de Molière

1h49

L'histoire tourmentée de la Comédie-Française de 1680 date de sa fondation par décret spécial du Roy, à aujourd'hui, unique troupe du service public, dirigée depuis juin 2014, par Eric Ruf.

Intérieur de la Comédie-Française, fin 18e siècle
Intérieur de la Comédie-Française, fin 18e siècle

Une histoire de fastes et de crises, de prestige et de poussière, une histoire bardée de mystères, de secrets, de non-dits, de légendes splendides qui se nomment Jean-Baptiste Poquelin dit Molière, François Joseph Talma, La Grange et Jouvet, Rachel, Pierre Dux et Sarah Bernhardt....

Mais où et comment chercher ? Bien sûr, il y a la salle Richelieu où il s’est passé au fil des ans, tant de choses, il y a le plateau, jardin et cour, la salade, les couloirs, la moquette et les tapis, les bureaux feutrés, la tradition, les coulisses, le lustre, les statues. Les tableaux. C'est passionnant comme partir vers un palais de légendes, ou explorer la forêt de Brocéliande.

On se sent petit, on se sent minuscule.

Les trois coups incarnent la tradition, et en même temps le début de quelque chose, l’idée qu’on se fait du lever de Rideau, du passage dans une autre dimension. Le brigadier fait son office puisque c’est le nom du bâton au museau de velours que l’on frappe au sol fortement, comme on fait avec les bâtons de pluie.

Mais aujourd’hui cela n’existe plus.

Ce que nous allons vous raconter c’est donc tout à fait autre chose, et pourtant cela quand même : une histoire de théâtre d’aujourd’hui, donc une histoire d’instants déjà enfuis, de coulisses fascinantes, de portes closes, de préoccupations trop humaines, de budgets impossibles, de partenaires inoubliables, d’actrices en larmes, d’acteurs déçus, d’actrices rayonnantes, d’acteurs adores, de nudité désirée, de costumes nécessaires, de tendresse partagée pour l’humanité.

Le metteur en scène meurt dans l’acteur, l’acteur écrit sur du sable, le spectateur se sent insuffisant : tout cela file entre les doigts, la légende ne suffit pas à colmater la peur d’entrer en scène, ni la peur d’en sortir.

Et la vérité de tout cela elle tient dans une phrase de Louis Jouvet, de Charles Dullin, de Vitez, ou de Roger Blin.

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