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La génération anthropocène sauvera-t-elle la planète ?  Cortège ici le 13 octobre 2018, à Bordeaux

Génération anthropocène : "Mettre en accord ses pensées et ses actes"

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À retrouver dans l'émission

La génération anthropocène est confrontée depuis toujours aux dérèglements climatiques. Ces 15-30 ans en entendent parler à l'école ou dans les médias. Pour autant, agissent-ils en conséquence pour éviter la dégradation de l'environnement ?

La génération anthropocène sauvera-t-elle la planète ?  Cortège ici le 13 octobre 2018, à Bordeaux
La génération anthropocène sauvera-t-elle la planète ? Cortège ici le 13 octobre 2018, à Bordeaux Crédits : Nicolas Tucat - AFP

En 2018, les émissions mondiales de CO2 ont encore augmenté de 2%, s'alignant ainsi sur la hausse de 2017. L'accord de Paris est loin d'être respecté par toutes les parties et les contributions financières des pays ne sont, selon le GIEC, pas à la hauteur des enjeux climatiques. Dans ce contexte alarmant, alors que se déroule en ce début décembre la COP24 en Pologne et à la veille d'une nouvelle manifestation pour le climat à Paris, dans quel état d'esprit se trouve la génération anthropocène, celle des 15-30 ans, face aux défis climatiques ? 

Dans une étude publiée en 2017 par le mouvement Générations Cobayes  et menée auprès de 50000 internautes de 18 à 35 ans, il apparaît que le principal sujet d’inquiétude des jeunes Français est la dégradation de l’environnement, loin devant le terrorisme ou le chômage. Toutefois, la peur des changements climatiques au sein de cette génération anthropocène est-elle pour autant génératrice d’actions concrètes pour protéger la planète ? Les adolescents et les jeunes adultes se comportent-ils différemment de leurs parents ? Cette génération sauvera-t-elle la planète ?

Génération anthropocène : une lueur d'espoir ?

Le terme "anthropocène" a été popularisé à la fin des années 90. Au départ, il désigne une nouvelle ère géologique dans laquelle serait entré l'Homme à partir de la révolution industrielle. Cette époque géologique serait, selon le Larousse, celle où "les activités humaines ont de fortes répercussions sur les écosystèmes de la planète (biosphère) et les transforment à tous les niveaux". De cette notion découle le concept de "génération anthropocène" qui désigne donc les enfants, adolescents et jeunes adultes, nés entre les années 80 et aujourd'hui. 

Selon Valérie Masson-Delmotte, climatologue au Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et membre du GIEC, un "fossé générationnel" s'est d'abord créé ces dernières années au sein du monde scientifique : "Dans ce petit monde de scientifiques climato-sceptiques, vous avez surtout des hommes âgés, alors que dans l'action par rapport au climat, on retrouve toute une diversité de personnes instruites et jeunes." Cette analyse peut être, selon la climatologue, élargie au reste de la population :

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"Les plus jeunes essaient d’aligner leurs valeurs avec leurs choix et leurs actions"
Valérie Masson-Delmotte, dans son bureau du CEA, à Saclay (Essonne)
Valérie Masson-Delmotte, dans son bureau du CEA, à Saclay (Essonne) Crédits : Boris Loumagne - Radio France

Le climato-scepticisme le plus cynique est celui qui relève de la "dissonance cognitive" : d’un côté vous êtes conscient des enjeux, vous savez pertinemment ce qu’il faut faire, et de l’autre vous ne faites rien. On le voit à tous les niveaux de la société, de l’échelle individuelle à l’échelle collective. Il y a cette capacité qu’ont les adultes à avoir des actions qui ne sont pas cohérentes avec leurs valeurs. Ce qui me frappe, c’est que ce n’est pas le cas chez les plus jeunes qui eux essaient d’aligner leurs valeurs avec leurs choix et leurs actions. On a donc un effet de fossé de génération spectaculaire. Quand on est adulte et que l’on a grandi en se forgeant une certaine vision du monde, de la place de l’Homme dans le monde, c’est très difficile de changer sa vision du monde et ses valeurs. Pour des plus jeunes générations qui intègrent [le changement climatique] dès le plus jeune âge, dans leur manière de voir le monde et notre place dans le monde, cela amène à une manière de penser différente. C’est la génération anthropocène que l’on voit en France et partout ailleurs

Aligner ses actes sur ses valeurs

Emma a 20 ans. Elle est étudiante à Avignon et elle semble faire partie de ces jeunes qui ont décidé d'aligner "leurs valeurs avec leurs choix et leurs actions". Nous avons contacté Emma (Moondust) après avoir échangé sur la page Twitter de Hashtag

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Depuis deux ans, Emma a choisi d'agir au quotidien pour préserver la planète : "Je ne mange pas de viande, seulement un peu de poisson. Je tends à adopter un régime végan. Je ne produit aucun déchet dans ma salle de bains : pas de produits sous plastique, des savons solides pour les cheveux et pour le corps, du dentifrice fait maison. Une cup et des serviettes lavables pour les menstruations. Je limite au maximum le chauffage domestique en préférant m’habiller chaudement et je privilégie les transports en commun et le covoiturage."
Adopter cette philosophie de vie, est-ce un investissement en temps et en argent ? "C’est une question d’habitude, selon Emma. Au début, cela prend du temps pour trouver, par exemple, la recette du dentifrice ou des plats végans. En revanche, ces actions pour le climat se révèlent économiques. Cela me coûte moins qu’avant. Le dentifrice ou le savon solide coûtent moins cher et durent plus longtemps. L’alimentation végan coûte également moins cher qu’un régime avec de la viande." 

Si je suis devenue végétarienne, et que je me suis orientée vers le zéro déchet, c’est clairement parce que je voulais mettre en accord ma pensée par rapport à l’environnement avec mes actes. Il fallait donc que je fasse des "sacrifices" notamment sur le goût de la viande. Tout cela pour être en accord avec moi-même. Les générations précédentes, mes parents ou encore plus mes grands-parents, ne comprennent pas mes choix par rapport à ça et ils ne comprennent pas pourquoi je fais ça. Ils pensent que ces gestes n’ont aucun intérêt, alors que selon moi ils changent beaucoup de choses. Ils pensent que le changement passera par la politique alors que je pense que la politique s’adapte à la population donc si on ne change pas, la politique ne changera pas.

Les jeunes et le fatalisme

Pour autant, Emma n'est pas représentative de la diversité de la génération anthropocène. Certains jeunes adultes n'agissent pas quotidiennement pour le climat, selon Hélène Le Brun la présidente des Jeunes ambassadeurs pour le climat. Cette association a pour objectif de faire la navette entre les jeunes Français et les décideurs politiques. Les ambassadeurs vont à la rencontre des lycéens et des étudiants pour organiser des ateliers, des conférences et des débats autour du changement climatique et des négociations internationales comme la COP24. Pendant six mois, Hélène Le Brun et les membres de son association ont sillonné la France à la rencontre des jeunes Français. Parmi eux, un profil se dégage, celui du jeune fataliste. 

Hélène Le Brun (en haut au centre) et l'équipe des Jeunes ambassadeurs pour le climat
Hélène Le Brun (en haut au centre) et l'équipe des Jeunes ambassadeurs pour le climat Crédits :
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"Certains étudiants montrent un certain fatalisme vis-à-vis de la question climatique"

On a remarqué une différence vis-à-vis de la conscience du changement climatique chez les jeunes. Cette conscience n’est pas la même au lycée et dans le supérieur. Les lycéens en ont moins conscience même si ils connaissent le sujet. Dans le supérieur, il y a une meilleure connaissance des enjeux. En revanche, ces étudiants montrent un certain fatalisme vis-à-vis de la question climatique que l’on ne retrouve pas chez les lycéens. Les jeunes les plus fatalistes ont vraiment une conscience aiguë de la situation et des dérèglements auxquels on va devoir faire face. Je pense que ce fatalisme vient de la grande visibilité donnée aux sciences de collapsologie ces dernières années. Il y a également le fait de prendre conscience que notre génération va devoir changer de mode de vie de manière brutale par rapport à la génération de nos parents. 

La construction d'une "identité environnementale"

La collapsologie - l'étude de l'effondrement de la civilisation industrielle - peut expliquer en partie l'inertie d'une partie de la génération anthropocène face aux défis climatiques. Mais selon Anne-Caroline Prévot, directrice de recherche au CNRS et chercheuse au Muséum national d’Histoire naturelle, l'inaction peut également être analysée suivant d'autres mécanismes psychologiques. Anne-Caroline Prévot est écologue de formation. Dans ses travaux, elle cherche à comprendre la crise de la biodiversité. Elle travaille à l’interface avec les sciences humaines et sociales, notamment grâce à la psychologie de la conservation. Selon la chercheuse, le mécanisme du déni face à l'immensité du défi climatique est à l'oeuvre au sein d'une partie de la population. Pour faire face à cette situation, Anne-Caroline Prévot propose la construction d'une "identité environnementale" : "C'est une identité qui intègre la proximité avec la nature comme une part importante de son bien-être. Les personnes qui agissent activement pour l’environnement ont, en général, une identité environnementale plus forte que les autres. Cette étude de l’identité environnemental nous aide à comprendre la diversité des réactions des gens vis-à-vis des questions climatiques. Il s’agit également de voir comme l’on peut augmenter cette identité environnementale chez des enfants ou des jeunes adultes si l’on considère que c’est une partie du moteur de l’engagement environnemental."

Anne-Caroline Prévot, dans les locaux du Muséum national d’Histoire naturelle à Paris
Anne-Caroline Prévot, dans les locaux du Muséum national d’Histoire naturelle à Paris Crédits : Boris Loumagne - Radio France
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Changement climatique : "Le déni est une manière de se protéger"

L'urgence est tellement énorme [...] qu'en acceptant la gravité de la situation, on doit également accepter que la façon dont on s'est construit jusqu'à présent doit être complètement modifiée. Cela est extrêmement douloureux. Ne pas penser à ces bouleversements, ou même ne pas y croire, c'est une façon de se protéger. C'est ce que l'on appelle le déni. 

Les acteurs du changement

Loin du déni ou du fatalisme, une partie de la génération anthropocène se mobilise pour protéger l'environnement, en tentant d’entraîner à sa suite les jeunes les plus rétifs à l'action. Laura Gauvrit est étudiante en management du développement durable et membre active du Collectif Démarqué. Cette association s'est donnée pour mission de sensibiliser les jeunes aux conséquences néfastes pour l’environnement de l’industrie textile, deuxième cause de pollution dans le monde. Non content de lutter contre le modèle de la fast-fashion, qui impose un renouvellement constant des collections de mode dans des grandes enseignes mais aussi dans les marques de luxe, le Collectif Démarqué propose aussi des solutions concrètes pour s'habiller éco-responsable : "Après avoir fait un état des lieux de toutes les solutions, analyse Laura Gauvrit, on se rend compte que les vêtements de fripes, de seconde main, sont vraiment la solution la plus adaptée aux jeunes : ça n’engendre pas la création de nouvelles matières premières, on évite également la pollution liée au transport. Et cela permet aux jeunes d’avoir des vêtements tendance et éco-responsable."

Laura Gauvrit participe à la COP24 en Pologne
Laura Gauvrit participe à la COP24 en Pologne
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Des vêtements à moindre prix et éco-responsables"

Le constat est clair mais les gens ne réfléchissent pas forcément à ce que leurs achats impliquent. Nous avons donc mené, en 2017, une enquête sur les habitudes de consommation en France auprès des jeunes de 16 à 26 ans. On a obtenu près de 900 réponses. Il ressort de tout cela qu’il y a vraiment une demande pour avoir accès facilement à une mode plus responsable mais il y a toujours un manque d’information et des prix trop élevés concernant la mode éthique. Les jeunes veulent également se tourner vers les friperies pour avoir accès à des vêtements de qualité à moindre prix et avec un coût environnemental beaucoup moins élevé. Il y a aussi une demande pour que le changement ne vienne pas seulement des consommateurs mis aussi des marques et de la législation.

Changer les mentalités vis-à-vis de l'environnement passera par l'éducation. Ce credo est celui d'Hatoumata Magassa, 30 ans, présidente de l’association "One, Two, Three Rap", basée à Bondy (Seine-Saint-Denis). Cette Association a été créée en 2012 par un groupe d’étudiants qui s’intéressait à l’éducation innovante et qui voulait lutter contre le décrochage scolaire des jeunes de milieux populaires. En six ans, "One, Two, Three Rap" s'est occupé de plus de 5 000 adolescents et jeunes adultes, en France et dans le monde. "On leur enseigne l’anglais, raconte Hatoumata Magassa, mais plus largement, il s’agit d’apprendre des compétences de vie : comment structurer une idée, comment développer sa culture générale, le tout grâce au hip-hop. Puisque ce genre musical est un mouvement conscient qui a été créé par des jeunes pour exprimer leurs idées sur le monde." En 2017, l'association a développé un programme dédié au développement durable, en lien avec la Fondation pour la Nature et pour l'Homme. "On étudie des chansons sur la pollution, le consumérisme, la biodiversité, résume Hatoumata Magassa. On fait réagir les jeunes sur ces chansons. Puis, ils écrivent eux-mêmes des paroles."

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Extrait d'un texte de rap lu par Hatoumata Magassa

Les jeunes s’intéressent vraiment aux sujets liés au développement durable. On a sondé leurs intérêts et ils s’intéressent particulièrement aux questions du changement climatique, à l’impact que cela a sur l’environnement et en particulier sur les animaux et aux questions liées au consumérisme. On a été particulièrement impressionné par leur lucidité même si certains sont plus sensibles que d’autres sur ce sujet. Honnêtement, on n’était pas sûr que ce thème allait les intéresser. C’est un thème chargé de culpabilité. C’est un thème très peu "glamour" et qui peut être très connoté négativement, en particulier chez les jeunes. Notre approche a donc été celle en lien avec la philosophie du hip hop : "peace, love, unity, et having fun". Nos ateliers se sont donc passés dans une ambiance bienveillante, sans discours alarmiste, sans être moralisateur et surtout en mettant l’accent sur les alternatives.

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Clément Petitpré : J'ai 24 ans et j'ai toujours ressenti un malaise et une ambiguïté entre ce que j'avais appris a propos du climat dès la maternelle (j'avais 5 ans quand mon instit m'a dit qu'on manquerait d'eau potable sur terre en 2030 et je peux vous dire que je m'en souviens dans les moindres détails tant ça m'a marqué), et la manière qu'on avait de vivre au quotidien.    Quelques années de maturité et quelques livres / films coup de poing plus tard (Into the Wild, Pierre Rabhi pour ne citer qu'eux ), je décide quand même d'entamer des études "classiques" pour suivre les conseils de mes parents : avoir une sécurité financière et faire ce qui me plaisait a partir de ça.    J'ai tout arrêté aux portes du diplôme car déjà je sentais qu’éthiquement j'allais pas suivre la cadence, je pouvais pas. Aujourd'hui je m'inscris BPREA maraîchage biologique pour réaliser un projet de ferme en permaculture.

Doro Mielec : Même à plus de 30 ans, gagner en indépendance énergétique est une question d'ordre financier, de portefeuille et de budget mensuel.! Et la problématique écologique est aussi par conséquent en voie de résolution. C'est la dépendance systematique organisée aux produits pétrole, gaz, charbon, qui est le problème et la lenteur des décisions politiques. Frilosité, peur, corruption, on se pose la question pourquoi cela ne va pas plus vite. Il y a une économie a créer avec la transition écologique. Même les géants pétroliers pourraient se transformer en moteurs de a transition car, à terme, ils seront morts quoiqu'il arrive. Sauf s'il n'y a que l'argent qui compte. Là on est tous mal partis.

Emma Fabreguettes : Oui avec Rémi Mangin, tous les deux végétariens voire vegan, on limite les emballages, on achète en vrac, on fait attention à nos déplacements (privilégier les transports en commun notamment), on consomme éthique au niveau produits cosmétiques (non testé sur les animaux et naturel), on recycle tout etc. 

ECOUTEZ LE PODCAST DE RADIO FRANCE "AGIR POUR MA PLANÈTE" :

A l'occasion de la COP24, retrouvez toutes les émissions et les chroniques sur le changement climatique, par les antennes de Radio France. Quel est l'impact du réchauffement climatique sur l'environnement ? Quels dangers, quelles solutions ? A retrouver sur iTunes, sur Deezer ou en fil RSS.

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