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Anne Hidalgo à Paris et Martine Aubry à Lille font partie des rares femmes à avoir réussi à prendre les commandes d'une grande ville

"Il y a plus de femmes mères que de femmes maires"

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#FemmeMaire |Les municipales de mars porteront-elles davantage de femmes à la tête des mairies de France ? Aujourd’hui, moins d'un maire sur cinq est une femme. Les lois, les partis et la société semblent avoir évolué. Mais de nombreux freins demeurent manifestement.

Anne Hidalgo à Paris et Martine Aubry à Lille font partie des rares femmes à avoir réussi à prendre les commandes d'une grande ville
Anne Hidalgo à Paris et Martine Aubry à Lille font partie des rares femmes à avoir réussi à prendre les commandes d'une grande ville Crédits : Thierry Thorel - Maxppp

Parmi les maires actuellement en poste en France, à peine 17% sont des femmes, selon la direction générale des collectivités locales. Plus on s'éloigne de la fonction de maire, plus les fonctions sont occupées par des femmes, note le bulletin d'information statistique de la DGCL : 29% parmi les premiers adjoints, 38% pour les seconds adjoints et 43% parmi les autres adjoints et conseillers.

Proportion de femmes dans les conseils municipaux
Proportion de femmes dans les conseils municipaux Crédits : RNE 2019

"Au début, on disait 'la blonde'"

"Les femmes mères sont plus répandues que les femmes maires". Le constat est dressé par Julie Borgeaud sur la page Facebook de Hashtag. Mais au-delà du trait d'humour, on peut noter que les deux sont parfois liés. C'est, pour certaines, parce qu'elles sont mamans qu’elles n’envisagent même pas de devenir élues. "C'est compliqué, d'abord pour la vie de famille, ensuite c'est compliqué quand vous avez en plus une vie professionnelle, et ensuite vous avez votre mairie. Donc, effectivement ce n'est pas simple pour les femmes", reconnaît d’emblée Caroline Cayeux. Maire divers droite de Beauvais, candidate à sa propre succession, elle l’admet, il n’est pas évident de tout cumuler. Et il n’est pas évident non plus (surtout ?) d’être une femme dans le milieu politique. 

"J'ai gagné en 2001, j’étais la première femme à devenir maire de Beauvais. Et j’ai senti, lors de ce premier mandat, que je devais vraiment faire mes preuves, j’ai eu le sentiment que l’environnement était très surpris, très dubitatif. Au début, on disait ‘la blonde’", raconte Caroline Cayeux.

Le sexisme en politique, toujours une réalité ?

Pour Christophe Bouillon, président de l’association des petites villes de France, l’APVF, "il y a vraiment encore un gros travail de pédagogie et d'éducation à faire, et surtout, il faut pointer du doigt celles et ceux qui véhiculent ce type de messages à travers des propos sexistes, des attitudes sexistes ou un regard un peu différent". Car on n’est pas encore tout à fait passé à autre chose, admet le député socialiste de Seine-Maritime. "Il y a des actes sexistes, il y a aussi des propos sexistes. C'est un tout. Je crois que les mots sont aussi parfois violents et les remarques sont stupides. _On est quand même aujourd'hui encore avec des hommes qui, lorsqu'ils ont à juger une élue, le font sur des tenues vestimentaires_, sur des critères qui n'ont rien à voir avec les missions qu'on leur a confiées." 

Il est temps de tourner résolument le dos à ce type de comportements, d'attitudes et de réflexions. Christophe Bouillon 

"Il y a des actes sexistes, il y a aussi des propos sexistes", reconnaît Christophe Bouillon, président de l'APVF
"Il y a des actes sexistes, il y a aussi des propos sexistes", reconnaît Christophe Bouillon, président de l'APVF Crédits : Rosalie Lafarge - Radio France
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"Il y a encore un gros travail d'éducation et de pédagogie à faire", souligne Christophe Bouillon, président de l'APVF

"Il y a quand même une question de génération, nuance Christophe Bouillon. Quand j'ai commencé à être élu, j'étais jeune papa et quand j'ai emmené mes enfants dans des lieux de réunion parce qu'ils étaient avec moi, parce que je n'avais pas d'autre mode de garde, je voyais de l'étonnement de la part de mes pairs, des élus un peu plus âgés que moi. Ils ne comprenaient pas ce que faisaient les enfants avec moi. Je crois que c'est parce qu'on commence aujourd'hui à avoir des générations qui partagent plus fortement les fonctions, qu'on a des avancées. C'est vrai que, pour les générations précédentes, souvent, les fonctions féminines sont renvoyées à s'occuper des enfants, être à la maison... Je crois qu'il est temps, maintenant, de tourner le dos résolument à ce type de comportements, d'attitudes et de réflexions."

Une lente évolution

Tout cela ne surprend pas Mariette Sineau, directrice de recherche honoraire à Science Po et au CNRS, auteure de Femmes et pouvoir sous la Ve République (Presses de Sciences Po, 2011). "Moi-même, j'avais fait une enquête dans le milieu politique auprès des femmes parlementaires, responsables nationales de partis, maires de grandes villes. Cette enquête date maintenant un petit peu, mais j'avais pu recueillir un florilège de citations qui en disaient long sur la façon dont des responsables femmes politiques de haut niveau et d'un certain âge étaient traitées, vues par leurs pairs. Très souvent, il y a encore des incidents au sein de l'Assemblée nationale, avec des réflexions qu'on pourrait penser d'un autre âge mais qui perdurent. _On se dit à chaque fois que cela va disparaître, mais c'est la permanence qui s'observe_. Je crois que les choses ne changeront qu’une fois la parité atteinte au sommet du pouvoir politique. Pour l'instant, ce qui est une permanence, c'est l'asymétrie et l'inégalité des femmes face au pouvoir politique."

Malgré tout, les choses changent, évoluent, reconnait Mariette Sineau, pour qui "les règles paritaires ont beaucoup fait pour faciliter l’élection des femmes à la base, et même dans les bureaux exécutifs des assemblées locales". Mais elle note que "ce qui ne change pas, c’est la tête des exécutifs". Et elle tient à souligner ce "grand écart entre la très grande féminisation à la base des assemblées municipales et un sommet qui est resté très masculin".  

La parité imposée par la loi

"Les lois qui ont progressivement déployé le dispositif paritaire, depuis la réforme constitutionnelle de 1999, ont facilité l'accès des femmes aux conseils municipaux, rappelle Mariette Sineau, parce qu'elles imposent, lors des scrutins de liste, une alternance homme femme du début à la fin de la liste. Alors que pour l'élection des maires, il n'y a pas de contrainte paritaire. Auparavant, l'écart n'était pas aussi fort entre la proportion de femmes à la base et celle à la tête des exécutifs municipaux. L'explication est double. _Premièrement donc, il n'y a pas de contrainte paritaire pour les maires. Deuxièmement, la tête des municipalités représente un fort enjeu de pouvoir_. Et par conséquent, c'est une fonction convoitée, très compétitive, et donc c'est un peu la loi du plus fort, c'est-à-dire du plus doté en ressources politiques, du plus combatif, du plus connu des électeurs."

La fin du cumul des mandats devrait rendre l'accès à la fonction de maire plus démocratique. Mariette Sineau

Et pour la chercheuse, "cela fait écho à ce qu’on appelait les ‘grands féodaux de la vie politique’, les hommes qui cumulaient mandats et fonctions. Il y a une figure très courante sous la Ve République, c'est celle du député-maire et du sénateur-maire. Le cumul était pour ces hommes un moyen de 'verrouiller' l’accès au pouvoir pour conserver le monopole. Mais ce phénomène de cumul des mandats et fonctions va prendre fin parce qu'une loi de 2014 a interdit le cumul de parlementaire et de maire et elle va s'appliquer pour la première fois lors des municipales de 2020. Par conséquent, on peut espérer que cela va aplanir les difficultés pour les femmes de postuler à la magistrature suprême des villes. Cela va rendre l'accès à cette fonction plus démocratique."

Besoin d'exemples ?

Cet état des lieux explique en tout cas pourquoi nous avons aujourd’hui près de 40% de femmes dans les conseils municipaux, mais seulement 17% à la tête des mairies. Pour tenter d’accélérer le mouvement, Jacqueline Gourault mise sur l’exemple. "Drôle d’idée qu’une femme ait besoin que quelqu’un(e) comme elle lui montre le chemin", nous écrit Mark Bolano sur le fil Twitter de Hashtag. Mais l’actuelle ministre de la Cohésion des territoires, Jacqueline Gourault donc, se souvient de ses débuts à la mairie de La Chaussée-Saint-Victor, dans le Loir-et-Cher. 

"Moi c'est une femme qui est venue me chercher, elle était maire de la commune où je suis devenue maire et à l'origine, elle avait envie de féminiser son équipe. On était en 1983, ce n'est pas à la mode. Mais je crois qu'il y a aussi une valeur d'exemplarité", explique Jacqueline Gourault. Pour la ministre, "on a dépassé la période où ces fonctions étaient réservées aux hommes, mais on a été obligé de faire des quotas pour engager les femmes dans la vie politique (…) et il y a encore tout un travail de pédagogie à faire pour que les femmes prennent conscience qu’elles ont un rôle majeur à jouer dans les conseils municipaux." 

Jacqueline Gourault reconnaît, un peu comme Caroline Cayeux l’expliquait au début de cet article, que ce n’est pas forcément évident pour les femmes car elles ont "plusieurs vies en parallèle", mais elle ajoute tout de même qu’il y a aujourd’hui une "évolution des jeunes couples", et elle en veut pour preuve la situation de son fils qui "fait beaucoup plus au quotidien à la maison que n’en faisait" son mari à l’époque.

Pas toujours facile de trouver des volontaires

Quoi qu’il en soit, malgré les lois, malgré les exemples de plus en plus nombreux, les femmes volontaires manquent parfois à l’appel. C’est Malega Malega qui nous le fait remarquer sur la page Facebook de Hashtag. "Secrétaire de mairie, je constate que les candidats difficiles à trouver sont les femmes", nous écrit Malega Malega. Et ce n’est pas Nathalie Nieson, maire de Bourg-de-Péage dans la Drôme, candidate soutenue par LREM pour le scrutin de mars, qui dira le contraire. 

_"_Toutes les femmes que j'ai approchées et à qui j'ai proposé d'être sur ma liste ont d'abord été surprises, puis elle m'ont demandé un temps de réflexion, se demandant si elles étaient à la hauteur. Tous les hommes que j'ai approchés et à qui j'ai proposé d'être sur ma liste m'ont dit oui, sans hésitation, donc peut-être que les femmes doutent plus, et ont un temps de réflexion qui pourra les empêcher de s'engager", raconte celle qui ne s’est, de son propre aveu, "jamais positionnée comme une femme"

"Toutes les femmes que j'ai approchées et à qui j'ai proposé d'être sur ma liste ont d'abord été surprises", raconte Nathalie Nieson, maire de Bourg-de-Péage
"Toutes les femmes que j'ai approchées et à qui j'ai proposé d'être sur ma liste ont d'abord été surprises", raconte Nathalie Nieson, maire de Bourg-de-Péage Crédits : Rosalie Lafarge - Radio France
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"Etre une femme n'a été ni négatif ni bénéfique", assure Nathalie Nieson, maire de Bourg-de-Péage dans la Drôme

"Le fait d'être une femme, je ne l'ai jamais mis en avant et ça n'a, à mon sens, ni été négatif, ni bénéfique pour moi. Tout en sachant que je fais quand même de la politique et je remplis mon rôle d'élue comme une femme. Je connais des femmes qui font la politique comme des hommes, pas moi. (…) Je ne suis pas une féministe, quel que soit mon interlocuteur, femme ou homme, pour moi c'est exactement la même chose", détaille Nathalie Niéson, qui raconte tout de même avoir ressenti le fait d’être une femme lors de son premier jour à l’Assemblée nationale. Elle venait d’être élue députée et faisait ses premiers pas au Palais Bourbon, accompagnée de son assistant parlementaire "en costume cravate". "Il y a un ancien député qui arrive vers nous et salue mon assistant parlementaire de manière insistante en lui souhaitant la bienvenue, puis passe son chemin." 

Les femmes, abonnées aux seconds rôles ?

Pourquoi n'a-t-on pas plus de femmes maires aujourd'hui ? "Parce que les citoyens et citoyennes ne sont pas encore prêts pour mettre à la tête d'une commune, voire à la tête de la France une femme, nous sommes très en retard", nous écrit Monic Dmytriak sur Facebook. Mais ce n'est pas tout à fait ça, corrige Reine Lépinay, la co-présidente de Elles Aussi. Son réseau d’associations pour la parité dans les instances élues propose, comme d’autres organisations, des formations pour les femmes qui souhaitent s’engager, notamment pour travailler sur ce sentiment visiblement fréquent chez les femmes : le fait de ne pas se sentir capable. "La société a évolué, reconnaît Reine Lépinay. On trouve aujourd’hui naturel que des femmes aient des responsabilités politiques au même titre que les hommes. L'idée de légitimité ne se pose pas comme dans le passé et on entend moins le genre de phrase ‘qui va s'occuper des enfants’. Pour autant, il y a beaucoup à faire encore pour une réelle égalité entre les femmes et les hommes car si les femmes ne sont pas bien présentes dans ce monde politique, c'est aussi parce qu'on leur a donné le droit de vote tardivement, et que, pendant très longtemps, elles ont été impensées politiquement. Elles n'ont pas eu le droit de s'exprimer. Il a fallu des mouvements et des mouvements de femmes pour que les choses évoluent tout doucement." 

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"Les femmes ont souvent joué le second rôle, quand on leur demande de jouer le premier, c'est un peu compliqué", Reine Lépinay

Les femmes ne s'autorisent pas assez à s'engager. Reine Lépinay

Selon celle qui est aussi membre du Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes, plusieurs blocages persistent et viennent expliquer la relative absence des femmes dans les mairies. Des "freins externes", comme le choix des partis politiques, le sexisme, la charge domestique, les inégalités salariales, les emplois parfois précaires. Mais aussi des freins internes "liés à la perception qu'ont les femmes de leur capacité à prendre des responsabilités publiques. Elles ne s'autorisent pas assez à s'engager car elles sont empêtrées dans une culpabilité, un sentiment de ne pas avoir les compétences, y compris pour les femmes diplômées. _Il y a une intériorisation profonde des rôles que le système social a déterminé et c'est vrai que les femmes ont joué souvent le second rôle et quand on leur demande de jouer le premier, c'est un peu compliqué_"

Reine Lepinay, co-présidente de EllesAussi
Reine Lepinay, co-présidente de EllesAussi Crédits : Capture d'écran Sénat

"On a vraiment dépassé ça"

Compliqué, ça ne l’a pas été pour Pauline Rapilly-Ferniot. A 24 ans, cette militante écologiste est candidate EELV aux élections municipales à Boulogne-Billancourt dans les Hauts-de-Seine et elle l’assure, le fait d’être une femme a "plus été un sujet pour les autres" que pour elle. "Souvent, mes amis me disaient 'attention, tu vas t'en prendre plein la gueule, ça va être compliqué, le monde politique est dur'. Curieusement, ce n'est pas du tout ce que je ressens jusqu'à maintenant. Sur le terrain, j'ai plutôt des réactions très positives", explique-t-elle.

Mais rapidement, un récent souvenir lui revient tout de même en tête. "C'est vrai que la semaine dernière, sur le marché, un homme d'un autre parti, lui aussi écolo, a voulu me présenter à quelqu'un, il a posé la main sur mon épaule ou dans mon dos, je ne sais plus, et il a dit à la personne 'je vous présente Pauline, elle est jolie hein ?!'. J'espère qu'en fait, ce n'est pas une compétence. Je ne me présente pas parce que je suis jolie. C'est un peu incapacitant comme remarque d'approche. J'aurais préféré qu'il me présente comme une super militante écolo qui porte un beau projet, ou quelque chose comme ça", raconte Pauline Rapilly-Ferniot qui insiste quand même sur le fait que ce genre d’incident lui arrive très rarement. "On a vraiment dépassé ça, je crois que c’est vraiment à la marge." 

Que font les partis ?

Et si c’est à la marge, selon elle, c’est aussi parce que les partis politiques ont évolué et prennent aujourd’hui en considération ces questions. En tout cas le sien, Europe Ecologie Les Verts, en tient compte, assure la candidate. "Une fois, lors d'une réunion, un mec était un peu insistant avec moi. Vraiment très très très très gentil. Quelqu'un d'autre du parti est venu me voir et m'a demandé si ça allait. J'ai vraiment l'impression qu'il y a une attention portée à cela dans le parti. Et même s'il se peut encore que des élus ou des personnes à des postes de responsabilité se comportent mal, je pense qu'il y a quand même une attention portée par d'autres personnes, dont, là aussi, des personnes qui ont des responsabilités. Donc je sais que, si un jour j'ai un problème, j'ai plein de personnes à qui je peux en parler."

J'ai vraiment l'impression qu'il y a une attention portée à cela dans le parti. Pauline Rapilly-Ferniot

Malgré tout, le milieu politique reste extrêmement particulier à en croire Mariette Sineau, directrice de recherche honoraire à Sciences Po et au CNRS. "D'une façon générale, la misogynie est moins grande à la base, au sein de l'opinion publique, qu'elle ne l'est parmi la classe politique. Ce n'est d’ailleurs pas de la misogynie pure qui se traduirait par un très grand mépris des femmes. C’est aussi une défense de la concurrence, sachant qu'une place gagnée par une femme, c'est une place perdue pour un homme. La sphère politique reste un milieu très particulier. Notamment si on compare la France à d'autres pays européens. C'est en partie dû au fait qu'en France, le secteur politique est très valorisé symboliquement, c'est le premier des pouvoirs. Dans d'autres pays, notamment les pays scandinaves, le pouvoir politique est beaucoup plus prosaïque, beaucoup plus simple. En France, même si c'est un pouvoir républicain, le pouvoir politique apparaît toujours comme un pouvoir quasiment de "droit divin". Il est donc très valorisé et très convoité."

"Une femme est une concurrente en plus"

"Il y a des progrès indéniables, ne serait-ce qu'en terme de féminisation quantitative, ajoute encore Mariette Sineau. Et c'est plus facile pour une femme quand elle est entourée de davantage de femmes. Mais encore une fois, la compétition pour le pouvoir est telle qu'une femme est vue comme une concurrente en plus. Or, la concurrence entre hommes est déjà très vive ! Ce n'est donc pas évident de voir arriver des femmes en situation d'obtenir des postes élevés, ce qu'elles sont devenues maintenant puisqu'elles ont accru leur capital de notabilité en devenant conseillère municipale, départementale, et/ou régionale, parlementaire. Elles sont désormais en capacité de conquérir le pouvoir suprême. On a d'ailleurs déjà vu, par deux fois, une femme au deuxième tour de la présidentielle même si on n'a pas encore vu de femme Présidente de la République. Mais c'est seulement quand il y aura la parité au sommet du pouvoir politique qu'alors pourront cesser les pratiques discriminatoires, sexistes, voire les pratiques de harcèlement dans certains cas. _Je crois que la condition ultime, c'est celle-là : la parité au sommet._

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