LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
La plupart des moins de 20 ans s'informe sur les réseaux sociaux, et passe en moyenne 10 secondes par article.

Infobésité : comment s'informer

4 min
À retrouver dans l'émission

L’information est partout. Nous pouvons y avoir accès tout le temps. Sur les réseaux sociaux, en passant devant un kiosque, dans un café, à la télé, la radio… Dans cette masse, comment vous informez-vous ? Avec quelle éducation. Et comment les médias tentent de se différencier ? Témoignages.

La plupart des moins de 20 ans s'informe sur les réseaux sociaux, et passe en moyenne 10 secondes par article.
La plupart des moins de 20 ans s'informe sur les réseaux sociaux, et passe en moyenne 10 secondes par article. Crédits : Aurélie Audureau - Maxppp

Les Assises internationales du journalisme, 11e édition, se clôturent ce samedi à Tours. Avec cette année, ce thème : un journalisme utile ? La réponse à cette question semble : oui. Selon un sondage réalisé par Via Voice, pour les Assises, 92% des Français interrogés considèrent que le journalisme est un métier utile. La plupart de ces personnes disent avoir besoin des médias pour "s’instruire, apprendre des choses et se cultiver, notamment pour comprendre les enjeux internationaux". 

Le citoyen a-t-il le devoir de s’informer ? L’éducation et l’information sont avant tout un droit. Mais implicitement, le citoyen a le devoir de s’informer, car pour être un citoyen éclairé, pour pouvoir voter, participer à la vie de la cité, il est nécessaire d’être informé. Mais l’offre d’information est partout. Sur notre téléphone/tablette/ordinateur, à l’entrée du métro avec la presse gratuite, sur les chaînes d’infos en continu diffusées dans beaucoup de restaurants et cafés. Comment, face à cette offre pléthorique, s’informer sans friser l’overdose ? Est-il facile de bien s’informer ? Comment les médias évoluent-ils pour attirer les lecteurs ? Témoignages recueillis par Lise Verbeke

"Je m'informe grâce à mon fil Twitter", Ulysse, 17 ans

Vous êtes nombreux à nous répondre sur Twitter que vous vous informez via votre téléphone sur des médias en ligne, en étant abonnés à leurs comptes sur les réseaux sociaux.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

L’information étant partout, beaucoup de lecteurs butinent d’articles en articles. D’ailleurs, selon une étude de 2016 de l’Inria et de l’université de Colombia, 60% des personnes interrogées partagent des articles sur les réseaux sociaux sans les avoir lus. A cela s’ajoute le fait que beaucoup de lecteurs passent 10 secondes en moyenne par article, pour le parcourir en diagonale. C’est le cas d’Ulysse. Il a 17 ans et il est en Terminale ES, à Clamart, dans les Hauts-de-Seine. 

Je m’informe notamment par mon fil Twitter. Je vais regarder les titres, et s’il y a quelque chose qui m’interpelle, je vais cliquer. Mais il y a tellement de quantité que je ne peux pas tout lire. Des fois, je vais lire un article de fond, par exemple sur Le Monde. Mais il faut se concentrer, alors qu’il y a des articles plus légers, plus accessibles, que je peux lire en diagonale. 

Ulysse admet qu’il est plus armé que ses camarades de classe pour décrypter l’information et notamment pour chercher plusieurs sources sur un même sujet. Ses deux parents sont journalistes, et il collabore bénévolement à deux médias en ligne, Le Vent se lève, un site d’opinion de gauche, où il fait des photos et L’alter ego, un nouveau média en ligne fait par les jeunes et pour les jeunes. Il écoute France Inter le matin, lit un ou deux journaux quand il y en a chez lui. 

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Beaucoup d’adolescents ont accès à l’information via Snapchat et son portail de publication d’information Discover. "Beaucoup de mes amis regardent Discover, explique Ulysse. C’est accessible, il y a par exemple Le Monde, L’Equipe. On est sur l’application, on envoie une photo à un ami et on glisse à la page suivante et on peut voir l’information des médias qui nous intéresse. C’est vraiment une bonne idée". Les trois-quart des utilisateurs de ce réseau social ont moins de 25 ans, et 10 millions de personnes accèdent à Discover chaque mois en France, selon les chiffres de septembre 2017. Les contenus que poste Le Monde par exemple dans Discover sont spécifiques. Avec chaque jour une "histoire", sur le fil de "stories", racontée en photo, en texte court, en infographie ou vidéo, dans un format ludique et dynamique.

Mais Ulysse estime qu’au lycée on n'apprend pas assez à décrypter l’information, à recouper les sources : "en seconde, on a eu certains cours dans la bibliothèque du lycée pour nous expliquer comment croiser les sources, mais ce n’est pas suffisant pour moi, ça ne va pas assez loin".

Décrypter l'information, recouper les sources, cela s'apprend

Pourtant, il existe de nombreuses associations d’éducation aux médias en France pour développer l’esprit critique des élèves. Entre les lignes, Mediapte, Fréquence école, ou encore Stopintox, entre autres, mais aussi le Clémi, le centre pour l’éducation aux médias et à l’information, qui fait partie du réseau Canopé, opérateur du ministère de l’Education nationale. L’un des objectifs du Clemi est de "former les enseignants et apprendre aux élèves une pratique citoyenne des médias pour se forger un esprit critique, quel que soit le média d’information ou de communication utilisé." 

Sébastien Rochat y est formateur depuis deux ans. Il était auparavant prof d’histoire puis journaliste pour Arrêt sur images. Aujourd’hui, il donne des outils pédagogiques aux enseignants pour l’éducation aux médias. 

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Je me rends aussi dans les classes, on met en place des ateliers où on analyse avec les élèves des productions médiatiques, des extraits d’émissions télé, des extraits de vidéos Youtube, des informations qui circulent sur les réseaux sociaux. Et on leur demande de les décrire, les analyser. On parle beaucoup des fake news, il faut que les élèves acquièrent les bons réflexes, mais pas uniquement. Les ateliers sont aussi là pour les informer sur les modèles économiques des médias, parce que ce modèle a une influence sur la production des contenus. 

Ces ateliers sont filmés :

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Le Clémi a un rôle phare à jouer lors de la semaine de la presse dans l’école qui a lieu la semaine prochaine. Mais c’est aussi un travail au long cours, tout au long de l’année, selon Sébastien Rochat, qui estime que le travail est fait, même s’il reconnaît qu’"on peut toujours faire plus". D’ailleurs, la ministre de la Culture, Françoise Nyssen a annoncé début mars vouloir doubler le budget consacré à l’éducation aux médias, passant de 3 à 6 millions d’euros et veut également créer "une plate-forme commune des sociétés de l’audiovisuel public pour le décryptage de l’information et l’éducation aux médias". Jérôme Bouvier, l’actuel président des Assises du journalisme et de l’association "Journalisme et citoyenneté" plaide lui pour la création d’une agence nationale d’éducation à l’information. Pour certains d’entre vous, cette agence n’est pas une priorité, comme pour ce journaliste qui intervient également pour le Clemi : 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Rapprocher les jeunes des médias, en les faisant participer au travail des journalistes, c’est aussi l’objectif d’émissions telles que Interclass’, d’Emmanuelle Daviet sur France Inter, ou encore Marie Richeux, qui pour la semaine de la presse de la presse à l’école, invitera chaque jour, un à trois jeunes pour interviewer les invités dans l’émission Par les temps qui courent

"Raconter la diversité des quartiers populaires"

Mais comment inciter les citoyens à s’informer quand ils ne se sentent pas représentés dans les médias ou qu’ils s’y sentent stigmatisés ? Le Bondy Blog a été créé en 2005, lors des émeutes des banlieues. Des journalistes suisses sont venus s’installer trois mois à Bondy, pour raconter les quartiers populaires, comprendre pourquoi on en était arrivé là. Pour faire perdurer leur travail, avant de retourner en Suisse, ils ont formé des journalistes pour reprendre le Bondy Blog. 13 ans après, le Bondy Blog s’est développé, l’association publie régulièrement des articles et s’est imposé comme média à part entière, "l’idée, c’est de comprendre exactement qui sont les habitants des quartiers populaires, détaille Nassira El Moaddem, directrice et rédactrice en chef du blog, quelles sont leurs difficultés, quels sont les talents aussi qui y vivent, quelles sont leurs aspirations, tout simplement leur donner la parole, non pas pour toujours réagir à des faits divers, qui se passent dans les quartiers, mais décrire leur quotidien. Et ça, ça manquait beaucoup dans le paysage médiatique"

Parmi les articles publiés récemment sur le site, le portrait d’un Montreuillois qui a sauvé ses voisins d’un incendie, ou encore cet ancien braqueur qui désormais sillonne les banlieues avec son "camion de la médiation nomade". Les contributeurs au Bondy Blog ne sont pas tous journalistes, il y a aussi des aspirants journalistes, des profs, des documentalistes, des étudiants etc.

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Nous avons deux profils de lecteurs, ceux qui vivent dans les quartiers, et qui nous lisent car ils y retrouvent et voient exactement ce qu’ils vivent au quotidien, et ce qu’ils ne voient pas par ailleurs dans les médias. Et puis, il y a une autre catégorie, ceux qui ne vivent pas dans les quartiers populaires, et qui viennent au Bondy Blog pour comprendre ce qui s’y passe. 

Le Bondy Blog lance en ce moment un financement participatif, pour continuer leur travail, acquérir plus de matériel notamment, et élargir leur zone géographique, c’est-à-dire pourquoi pas traiter de l’actualité des quartiers populaires à Marseille, Lyon ou encore Lille. "Avec cet appel au financement, l’idée est aussi de responsabiliser nos lecteurs, leur dire que cette information que l’on fait a un coût", ajoute Nassira El Moaddem. 

Quand les lecteurs deviennent membres à part entière d'un média

Pas question en tout cas de rendre l’accès aux articles payant pour se développer, explique la directrice du Bondy Blog, comme le font beaucoup d’autres médias en ligne. En effet, il est fréquent de tomber sur un article qui nous intéresse, et de n’avoir accès qu’aux premières lignes, et ce message "70% de l’article est payant, abonnez-vous". Cela s’appelle le paywall. C’est un modèle économique qui permet aux journaux en ligne de pallier la baisse des revenus publicitaires. Mediapart, qui fête ses 10 ans cette année l’a fait, et compte aujourd’hui environ 140 000 abonnés. A ses débuts d’ailleurs, beaucoup disait que personne ne serait prêt payer pour accéder à l’information sur Internet. Mais le modèle ne fonctionne pas pour tous les médias. Peu de personnes sont abonnées et encore moins abonnés à plusieurs sites à la fois. Selon le Reuters Insitute Digital News Report, 3% de Français étaient abonnés à un site en ligne, en 2016. Par comparaison, c’est 15% en Norvège (le premier de la liste), 8% aux Etats-Unis, 3% en Grande-Bretagne. 

C’est en partant de ce constat que le site L’Imprévu a décidé de revoir son modèle. Ce média en ligne, sans publicité, a été créé en 2014, "et remet l’information en contexte, explique Pierre Leibovici, son co-fondateur, on fait un suivi de l’actualité dans le temps, plutôt que de raconter au quotidien ce qui se passe dans l’actualité, on essaie de remettre en perspective les faits du jour, sur trois thématiques : l’environnement, le numérique et le travail". Dernier article paru : l’histoire des femmes au travail, et leur rôle oublié dans le développement de la croissance économique.

L’Imprévu fait partie de ces médias qui ont fait le choix du "slow journalism", un journalisme qui prend le temps d’analyser et non de faire de l’actu "chaude". "On est loin de la course à l’audience, les autres médias veulent sortir l’information en premier, pour être le mieux référencé dans Google, et plus d’audience dit plus de publicité. Nous, on recherche plus à attirer le lecteur sur un plan métrique, c’est plus valorisant de savoir qu’il a passé 3 minutes à litre notre article, plutôt que 10 secondes », selon Pierre Leibovici.

Actuellement, pour accéder à la moitié des articles de L’Imprévu, il faut s’abonner, pour 6.50 euros par mois. Pour financer un article de fonds de 700 euros, il faut à L’Imprévu 108 abonnés.

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

On s’est rendu compte en sondant nos lecteurs l’été dernier, que la plupart d’entre eux s’étaient abonnés non pas pour accéder à des contenus exclusifs, mais pour soutenir l’idée même d’un média indépendant et soutenir le pluralisme de la presse. Ca nous a interpellés et on s’est dit que peut-être, on pouvait proposer autre chose à nos lecteurs que des contenus exclusifs. On va donc passer de l’abonnement à l’adhésion.  

L’adhésion signifie que tous les contenus sont en accès libre, que vous soyez adhérents ou non. Pour les lecteurs qui font le choix de payer, minimum 3 euros par mois, ils auront accès à des formations données par l’équipe de L’Imprévu, sur "comment mieux s’informer sur le web, vérifier l’information, se protéger sur internet, etc". Il y aura aussi des rencontres avec l’équipe pour comprendre leur manière de travailler, dialoguer, et proposer des idées de reportage. "En résumé, conclut Pierre Leibovici, l’adhésion, c’est un modèle qui ne voit pas le lecteur comme un abonné anonyme, mais qui considère que les lecteurs doivent avoir une place particulière dans les médias, c’est comme un nouveau contrat entre les lecteurs et les journalistes". L’adhésion sera lancée la semaine prochaine par le média, qui est l’un des premiers à la faire en France.

Ailleurs, la presse anglo-saxonne par exemple, s’est déjà convertie à ce système d’adhésion. The Guardian l’a fait en 2016. Le quotidien a supprimé son paywall et 300 000 personnes ont adhéré au nouveau principe de contribution libre pour soutenir le média. Pour autant, ce n’est pas la solution financière miracle pour la presse en ligne, Pierre Leibovici en est conscient : "c’est une promesse en terme de modèle économique, mais ce n’est pas la solution unique pour tous les médias". 

Dans vos réponses, l'un d'entre vous est d'ailleurs adhérent au Guardian : 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Renouveau de la presse d'opinion ? 

Sur les réseaux sociaux, vous êtes nombreux à nous indiquer vous informer par la radio, la presse en ligne, où vous cherchez de l’analyse et pas forcément de l’actualité "chaude". La presse d’opinion vous intéresse également.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

La presse d’opinion est une spécificité française et connaît un renouveau ces dernières années. Parmi les petits nouveaux : Le Média, webtélé proche de la France Insoumise, L’Incorrect, magazine mensuel auxquels participent d’anciens collaborateurs de Marion Maréchal-Le Pen, ou encore la France Libre, web télé de droite, lancée par André Bercoff et Gilles-William Goldnadel. 

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Ce renouveau pourrait s’expliquer par la recomposition en ce moment du champ politique, analyse Jean-Yves Charon, sociologue, spécialiste des médias, le phénomène de la République en Marche, les dernières élections, la manière dont l’opposition se redéfinit avec d’un côté les Insoumis, de l’autre côté, la manière dont l’extrême droite se recompose, etc, peut-être que c’est une incitation à ce que chacun de ces courants essaient de développer ou d’animer ou de s’associer à des expressions politiques. 

Il ajoute que cela s’explique aussi par la transformation des médias eux-mêmes, "c’est-à-dire qu’on est dans un paysage qui a été dominé par Internet, dominé par de très grands médias généralistes, on voit apparaître des médias, que l’on pourrait qualifier de médias de niche et qui sont une volonté de fédérer des communautés". Mais de là à dire que c’est une tendance de fonds, et qui va durer, il est trop tôt selon le sociologue pour le dire.

Comment vous-informez vous ? Vos réactions sur Twitter et Facebook : 

Rodo Tibul  : "Je suis sans TV depuis bientôt 3ans et cela ne me manque pas le moins du monde ( payer une redevance l'objet l'électricité le côté chronophage et addictif... STOP !! )
Dès lors, je me suis un peu plus investit dans la radio, Inter et Culture, et comme beaucoup de gens, internet, mais avec modération car là aussi il y a "à boire et à manger" selon l'expression...
C'est en somme mes principaux moyens de m'informer.
PS: Pour répondre à la question, j'attends des médias, quels qu'ils soient, qu'ils Tapent dans LES fourmilières importantes et que le retentissement bouscule les ordres établis quitte à nous faire rager quelques jours mais que cela soit le départ de choses plus saines et transparentes par la suite, voilà en gros ce que j'aimerais.
OUI !!! Suis un grand rêveur, je le sais, mais j'ai pas envie de me soigner."

Julien Fitoussi "En radio télé France Culture et Arte, en papier Courrier International, en internet médiapart.
Et puis zapper de temps en temps sur BFMTV pour comprendre de quoi les gens parlent au bistrot parce que des fois j'ai vraiment pas l'impression de connaître l'info du jour... genre "ah bon ? Il va neiger demain ?" ou "ah non, j'ai pas vu l'accident de car au passage à niveau, toujours bourré ces chauffeurs, et puis les cheminots, si ils faisaient leur boulot, les barrières marcheraient mieux que ça"..."

MJ Rough "Le journalisme n'est pas "utile" , il est "indispensable" . Seulement , les articles ne sont souvent que racoleurs et bourrés d'inexactitudes et sont très souvent des copié-collé d'articles précipités de l'AFP. Le journalisme indépendant à laissé place à un journalisme industriel et low coast. Privatisation ou pas , la donne actuelle fausse un journalisme qui joue sur l'émotionnel. Balzac , Zola et Hugo l'avaient décrié a leur époque et celà n'a pas changé depuis."

Nicolas Roux "Ne pas s'informer sur nos actes, c'est comme bronzer, un mois de Juillet, toute une journée sur une plage sans protection, et se plaindre d'avoir attraper un coup de soleil. Le manque d'information, de réflexion sur un sujet (/surtout aujourd'hui avec tous les médias), peut conduire à des propos, des actes qui vont contre l'aide, le partage et iront vers l'insociabilité, la paranoïa et la division des citoyens.Je pense que si on s'informer plus, sur le passé, le présent et qu'on pensait l'avenir, que nos choix de vote ne sont pas décidés sur une coupe de cheveux, un meilleur costumes, un accent... Que l'on se rend compte qu'il y a toujours eu des réfugiés et quelques uns en plus ne vont pas couler le pays.... On avancerait.........Pour l'humanité et nos enfants, le citoyen à le devoir de s'informer."

Nicolas Roux "Biensûr que le journalisme est important. Ce qui est important, c'est qu'il soit neutre, indépendant, qu'il rapport les événements proche de l'exactitude. Une chose est fondamental, c'est de ne pas sur les propos du journaliste. Il faut, de notre part, ce qui lisent, une recherche d'information, une analyse, et un avit fondé sur notre propre libre arbitre et notre propre réflexion. Le journaliste rapport les événements, les autres juges. Arte, France 5, France culture / inter, France O, et le journal local sont mes sources d'informations."

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Intervenants
  • sociologue, spécialisé dans l'étude des médias et du journalisme, chercheur à l'EHESS
L'équipe
Journaliste
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......