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Dans les semaines suivant les attentats le nombre d'engagements citoyens a été multiplié par trois.

"Jusqu’aux attentats je n’avais pas fait grand-chose"

4 min
À retrouver dans l'émission

Il y a un an, trois attaques terroristes tuaient 130 personnes à Paris. Les semaines suivantes, de nombreux Français décident de s'engager contre la violence des attentats et des réactions qui en découlent. Ce sont les "citoyens engagés". Certains d'entre eux témoignent.

Dans les semaines suivant les attentats le nombre d'engagements citoyens a été multiplié par trois.
Dans les semaines suivant les attentats le nombre d'engagements citoyens a été multiplié par trois. Crédits : Nicolas Kovarik - Maxppp

Dimanche, cela fera un an que 130 personnes ont été tuées après trois attaques terroristes au Bataclan, dans les Xe et XIe arrondissements de Paris, et au Stade de France. Face aux attentats, de nombreux Français, sans qu’il soit vraiment possible de les compter, décident d’agir à leur échelle, en intégrant un service civique, la réserve citoyenne, ou tout simplement en fondant ou en adhérant à des associations de proximité. C’est ce qu’on appelle l’ « engagement citoyen ».

« Faire ouvrir les yeux aux élèves sur le monde »

Un engagement que Lucie Roger, 26 ans et professeure de français au collège Pablo Neruda de Grigny, dans l’Essonne, a décidé d’intégrer à son travail. L’un des terroristes avait étudié dans ce collège, et il était resté très proche des enfants. Ce qui a frappé Lucie c’est surtout la manière dont ses élèves ne parvenaient pas à assimiler l’actualité.

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« À la suite des attentats, j’ai vraiment compris que les élèves ne saisissaient rien à ce qui se passe dans leur monde. Qu’ils étaient incapables de traiter une information. C’est là que j’ai voulu me mobiliser davantage pour leur permettre de comprendre le monde, la société et l’actualité au-delà des disciplines scolaires. »

Dans son enseignement du français également Lucie tente de faire voir à ses élèves de nouvelles choses. En les emmenant au théâtre par exemple, comme mardi dernier pour une représentation du Bourgeois Gentilhomme de Molière. « Cela permet de les faire accéder à autre chose que ce qu’ils voient dans leur quotidien », indique-t-elle.

« Que grâce à mon engagement le monde s'améliore un peu »

À 25 ans, Julie Parobeck achève son Master 2 de Publics Culturels à la l’Université Paris VII. Le 13 novembre, elle a été touchée directement par les fusillades contre les cafés du Xe arrondissement. La colère qui l’habite après les attentats la conduit à souhaiter s’engager, sans toutefois parvenir à se décider pour une cause. C’est en étant confrontée à la vie des migrants installés à Stalingrad, au nord-est de Paris, qu’elle concrétise son engagement.

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« Ce qui m’a décidée c’est de voir après les attentats une grosse vague de bien-pensance, et tout de suite après un déferlement de haine et d’inhumanité. »

Actuellement en train d'achever la rédaction de son mémoire, Julie espère que son futur métier lui permettra de prolonger son engagement en investissant de nouveaux domaines, notamment la danse. Pour elle, "La culture permet à des gens différents de se découvrir", éliminant ainsi la peur de l'autre.

Un an après les attentats, les associations sont toujours à la recherche de bénévoles dans tous les domaines : vivre-ensemble, aide à la personne, secours... Plus institutionnel, le site du service civique diffuse également de nombreuses annonces, et la réserve citoyenne continue de recruter.

Reportage de Marc van Torhoudt

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