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Collage d'affiches électorales pour les Européennes de 2014

La politique, "ça a été un coup de foudre radical !"

4 min
À retrouver dans l'émission

#Hashtag donne cette semaine la parole à ceux qui s'engagent en politique. Alors que la défiance est immense, certains font le choix de la politique et du militantisme. Voici les témoignages que vous avez bien voulu nous confier.

Collage d'affiches électorales pour les Européennes de 2014
Collage d'affiches électorales pour les Européennes de 2014 Crédits : Claude Prigent / Le Télégramme - Maxppp

Davy Rodriguez n'en est pas à son premier engagement

"Ça a été un coup de foudre radical !", lance Davy Rodriguez à notre journaliste spécialiste du Front national, Christine Moncla, au sujet de son engagement politique. Davy a 22 ans. C'est un ex-militant du Parti de Gauche mais ça c'était avant, en 2012. Son engagement au Front national, c'était il y a deux ans environ. Il est aujourd'hui responsable adjoint du Front national Jeunesse, membre du collectif "banlieues patriotes". En quelques années, Davy Rodriguez s'est donc engagé dans deux partis politiques :

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Les changements de la société française ont été le moteur de son engagement politique. Il ajoute aussi : "parce que le système social est en péril à cause de l'Union Européenne". Jean-Luc Mélenchon trop girouette à son goût, Davy Rodriguez a préféré quitter le Parti de Gauche (PG). S'il a rejoint Marine Le Pen au Front National, c'est "parce qu'il aime les gens intellectuellement honnêtes et quelqu'un qui porte le programme souverainiste depuis toujours". On relèvera ici que la déception éprouvée par ce jeune homme, déception que l'on pourrait concevoir comme un frein à l'engagement a été, au contraire pour lui, un moteur vers une nouvelle expérience militante.

L'engagement est-il pérenne ?

Et d'abord, garde-t-on cette "foi" jusqu'au bout ? Jusqu'à l'élection présidentielle des 23 avril et 7 mai 2017. La Fondation Jean-Jaurès avait procédé à une étude lors du précédent scrutin entre les mois de novembre 2011 et mai 2012. L'étude ne portait pas directement sur les nouveaux militants mais bien sur l'électorat en général. L’objectif était de savoir quel est le pourcentage d’électeurs qui changeait d’intentions de vote ou d’intention de voter au cours de la campagne. « On avait fait cette enquête parce qu’on avait l’intuition que la fidélité électorale était beaucoup moins forte qu’elle ne l’était auparavant » précise Gilles Finchelstein. Résultat : 56% des électeurs en l’espace de six mois ont changé au moins une fois d’intention de vote ou d’intention de voter. A l’heure d’un citoyen mobile, à l’intérêt politique intermittent, aux préférences plurielles et parfois peu stabilisées, l’enquête suivait un panel de 4 à 6 000 personnes et s’intitulait « Présidoscopie ».

L'effet "positif" des primaires sur l'engagement militant

L’élection présidentielle 2017 s’annonce difficile pour la gauche. « Le risque qu’elle soit éliminée dès le premier tour est un risque considérable » déclarait Gilles Finchelstein, le directeur de la Fondation Jean-Jaurès le 9 septembre dernier sur l’antenne de France Culture. Ce constat est donc favorable à l'engagement militant à droite, chez ceux qui souhaitent l'alternance. Mais on peut se dire aussi que le malaise à gauche va donner à quelques-uns l'envie de s'engager pour porter haut un candidat qu'il trouverait mieux que le Président sortant (s'il se représentait). En cela, les primaires jouent un rôle de catalyseur militant. Car elles créent de la curiosité et attirent en amont de la présidentielle les "bonnes volontés" prêtes à s'engager. Nous l'avons constaté grâce à vos témoignages sur les réseaux sociaux et le mot-clé #JeMengage

Olivier Bouchery a choisi Bruno Le Maire

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Il a 32 ans. Il est le coordinateur du projet présidentiel du candidat à la primaire de la droite des 20 et 27 novembre prochains. Ça fait bientôt deux ans qu'il est à ses côtés. Auparavant, il était DRH dans une usine du groupe L'Oréal et ne s'était jamais engagé politiquement. D'ailleurs, aujourd'hui encore, il n'a pas de carte dans un parti. Il n'a pas sa carte chez Les Républicains. Et il ne sait pas s'il continuera à faire de la politique dans les années à venir. Stéphane Robert l'a rencontré à Sète le week-end des 17 et 18 septembre à l'occasion du Campus que le candidat Bruno Le Maire organisait.

"Je suis œcuménique dans mon histoire personnelle. Il y a un intérêt général à retrouver dans ce pays. Cette notion de responsabilité et d'autorité de l'Etat pour que chacun puisse trouver sa place et que la société soit harmonieuse, il me semble que c'est aujourd'hui quelque chose que je retrouve beaucoup plus facilement à droite qu'à gauche. Fondamentalement, j'ai envie de me rendre utile et je suis très content de ne pas avoir fait un tour du monde qui aurait été quelque chose de très autocentrée. Là je donne une année avec une logique de faire en sorte que les choses bougent. Mettre mon année au service d'une cause qui me dépasse et qui soit plus grande que moi. Il était indispensable de quitter la critique pour passer à l'action."

Dans la même veine que ce témoignage d'Olivier Bouchery, nous avons reçu ce tweet :

L'urgence de faire et d'agir

Il y a une énergie militante autour de Bruno Le Maire qui est indéniable. Nous l'avons constaté en lançant notre mot-clé #JeMengage sur les réseaux sociaux. La première personne qui nous a répondu est Samantha @Ximena_69 de Lyon :

Ces primaires génèrent des vocations. Exemple à gauche avec les candidatures de Benoît Hamon mais surtout via notre Hashtag #JeMengage des soutiens d'Arnaud Montebourg. Au meeting de Gonesse dans le Val d'Oise lundi 19 septembre 2016, Ludovic Piedtenu a rencontré Benjamin Bizot, 19 ans, des Yvelines, étudiant en 2ème année de droit :

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"Les gens ont besoin de reprendre le contrôle de la politique", dit Benjamin Bizot qui milite au sein des "Jeunes avec Arnaud" @JeunesavecAM

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J'ai écouté, j'ai regardé, je me suis dit voilà c'est çà mes idées, c'est le moment, tu peux te lancer, fais-le, il faut que tu le fasses et donc je l'ai fait !

L'ancien ministre de l'Economie, Arnaud Montebourg, après son passage jeudi 22 septembre sur France 2, suscitait via notre compte Twitter cette réaction :

Cet internaute a choisi lui aussi de s'engager en politique, très fortement, puisqu'il veut se présenter à Paris aux législatives des 11 et 18 juin 2017. Lui et d'autres plaident pour une Assemblée Nationale (577 sièges de députés) ouverte à la société civile d'où le compte @577PourLaFrance. Ces néophytes de la politique appellent au renouvellement. Ils ont été nombreux à nous écrire en utilisant notre mot-clé #JeMengage

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  • directeur général de la Fondation Jean-Jaurès, directeur des études d'Euro RSCG Worlwide.
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